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27/02/2019: forfait antipollution

Alors que les relevés d’Airparif signalent un pic de pollution aux particules fines PM10 sur l’Île-de-France qui persiste sur plusieurs jours, Île-de-France Mobilités a déclenché la mise en place du forfait « antipollution » toutes zones au tarif de 3,80€ pour la journée du mercredi 27 février.

 

L’objectif de ce titre de transport est d’inciter les Franciliens à laisser leur véhicule au garage et de privilégier les transports collectifs durant cet épisode de pollution.

Afin de proposer une solution de transports alternative supplémentaire aux automobilistes, Île-de-France Mobilités renouvelle également son dispositif de gratuité du covoiturage pour les trajets de tous les Franciliens durant cette journée, en partenariat avec 8 plateformes de covoiturage : Blablalines, Clem’, Covoit’ici, IDVROOM, Karos, Klaxit, Ouihop, Roulez Malin.

Par ailleurs une mesure de circulation différenciée a été prise par la Préfecture de Police de Paris.

La maire de Paris Anne Hidalgo a réclamé mardi la restriction de la circulation des véhicules polluants « dès qu'un pic de pollution survient », et l'adjoint chargé des Transports Christophe Najdovski a accusé l'État de jouer la montre pour éviter d'avoir à prendre des mesures restrictives.

Anne Hidalgo avait critiqué à juste titre la non-application de la circulation différenciée à Paris et en proche-banlieue la semaine précédente, alors que le seuil d'information avait été dépassé 3 jours d'affilée. « Notre demande a enfin été entendue ! L’Etat accepte de mettre en place mercredi des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants. Une bonne nouvelle pour tous les Parisiens et Franciliens qui sont victimes depuis une semaine des pics de pollution » a déclaré Anne Hidalgo sur son compte Twitter.

Il est vraiment étonnant que l'Etat prenne en compte si tardivement la santé de ces citoyens en ne mettant en place la circulation différenciée que mercredi.

Dès 5h30 et jusqu'à minuit, les véhicules munis d'une vignette Crit'Air verte, 1, 2 ou 3 pourront uniquement circuler. Les véhicules dotés des vignettes 4 et 5 n'auront pas le droit de circuler.

La zone concernée est tout le périmètre inclus dans l'A86. Les véhicules en transit dont le PTAC dépasse 3,5 tonnes ont l'obligation de contourner la capitale par la Francilienne. Il reste que les mesures de vérification sont très faibles aujourd'hui et que les pollueurs peuvent facilement circuler : à quand une vraie vérification des vignettes Crit'air?

La vitesse maximale restera par ailleurs abaissée de 20 km/h sur les portions d'ordinaire limitées à 90, 110 et 130 km/h.

Il faudrait cependant aller plus loin : la pollution étant un problème de santé publique très important alors que les vieuxvéhicules Diesel sont ceux qui polluent le plus en terme de particules fines.

Les émissions cancérigènes HAP dues au gazole ont augmenté de 140 % entre 1990 et 2009 alors qu’elles ont diminué dans tous les autres secteurs.

Les moteurs diesel émettent des fumées noirâtres, composées d’oxydes d’azote mais aussi de benzopyrènes : des particules fines cancérigènes suspectées d’être responsables d’allergies, et de maladies cardio-pulmonaires.

Paris devrait montrer l'exemple au monde en terme de pollution. Il est à noter que les nouveaux moteurs Diesel sont désormais aussi propres sinon plus que les moteurs essence selon des études. Le problème est donc avant tout celui de l'age des véhicules.

Au niveau des transports actuellement le Diesel représente cependant la très grande majorité des pollutions aux particules fines soit plus de 89%.

Selon Airparif, les échappements des moteurs diesel sont classés cancérogènes certains pour l’homme par l’OMS depuis juin 2012, sur la base d’indications suffisantes prouvant qu’une telle exposition est associée à un risque accru de cancers du poumon. Les échappements des moteurs essence sont quant à eux classés cancérogènes possibles pour l’homme.

A Paris le trafic routier n'est pas le seul responsable de la pollution aux particules fines: on peut citer à niveau quasi égal le chauffage au bois, les réactions chimiques et dans une moindre mesure l'industrie. Il est à noter que les épandages d'engrais, émetteurs de nitrates, contribuent eux aussi fortement à la pollution en Ile-de-France. 

Voir le bilan 2017 de la qualité de l'air d'Airparif.