Partagez cet article :

Le secteur aérien, les syndicats et les départements ont rejeté les propositions visant à augmenter les taxes sur le secteur aérien...

Désormais en France, il n'y a plus de pragmatisme mais de l'idéologie. On l'a vu pour le développement des pistes cyclables avec le modèle du tout ou rien.

Durant le confinement des centaines de pistes cyclables ont été créées sans concertation (comme entre Boulogne et St Cloud sur les quais rive droite) créant à ce jour d'immenses bouchons très néfastes pour la planète : or personne ne critique le fait ces embouteillages génèrent des kilos de CO2!.

La convention citoyenne dont le choix des membres a fait débat car finalement choisis de manière peu démocratique (panel de membres faisant partie de structures militantes) a accouché d'une énième taxe. Contrepoints critiquait d'ailleurs le fait que ses membres ne connaissaient rien en économie.

Car en France la solution passe par des taxes toujours plus élevées soit un modèle qui nous rapproche de feu l'Union Soviétique et qui devrait bientôt nous conduire à une issue similaire alors que l'endettement de l'Etat explose paradoxalement.

Voici que nos joyeux lurons de la convention citoyenne ont décidé après leur mesure phare de baisse à 110 km/h des autoroutes (rejetée d’ailleurs heureusement), de mettre en place de une écotaxe de 4,2 milliards d'euros supportée par l'aérien, l'interdiction de construire ou d'étendre des aéroports et l'interdiction des lignes intérieures de moins de 4 heures. Rien que cela!

Aux Etats-Unis, de telles propositions auraient fait rire, mais en France elles sont prises au sérieux alors que nos exportations très réduites désormais du fait de la désindustrialisation du pays, comptent beaucoup sur Airbus.

Les français sont-ils devenus fous?

La FNAM a tenu à rappeler que « la France est, avec les États-Unis et la Russie, l’un des rares pays à posséder l’ensemble de sa filière aéronautique, secteur d’excellence de la construction d’avions et d’équipements au transport aérien » et que le secteur ne représente que 2% des émissions mondiale de CO2.

La FNAM rappelle qu'une telle mesure pourrait conduire à la suppression de 150000 emplois et que le PIB du pays pourrait perdre 6 milliards d'euros.

« Il n'y a pas vraiment eu de débat », estime Alain Battisti, le président de la FNAM, qui représente les compagnies aériennes françaises dans les Echos. « Trois représentants de la convention citoyenne ont expliqué dans quel esprit ils avaient travaillé. Il en ressort qu'ils ont uniquement réfléchi aux moyens de réduire les émissions de CO2, comme on leur avait demandé, mais sans se soucier de l'aspect économique et sociétal. A aucun moment la convention n'a procédé à une étude d'impact ».

Une telle taxe parait totalement stupide alors que le transport aérien traverse la pire crise du fait de l'épidémie de Covid-19.

Comme le montre l'aérien ou les pistes cyclables créées sans concertation et qui créent du CO2, les propositions politiques en France ne sont désormais plus prises de manière pragmatiques mais idéologiques. Il faut que les chefs d'entreprise, les citoyens et les syndicats s'organisent pour créer de nouveaux partis politiques patriotes. Il y a urgence car l'économie français est aux abois...

Partager cet article sur Facebook, Twitter ou Linkedin en cliquant sur les icônes ci-dessous:

Submit to FacebookSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

VOUS AIMEZ AIME CET ARTICLE ? SOUTENEZ NOS JOURNALISTES : CLIQUEZ ICI POUR FAIRE UN DON

DISCUTEZ DE CET ARTICLE : VOS AVIS SONT PRÉCIEUX : CLIQUEZ ICI POUR PUBLIER UN COMMENTAIRE ET CRÉER UN SUJET DANS LE FORUM

(En donnant votre avis vous apportez une valeur ajoutée à notre contenu. Nous tenons à signaler que les messages sont modérés et que les messages comprenant de fausses adresses email seront rejetés ainsi que ceux non respectueux.)

  

La presse a besoin de ses lecteurs...

… Alors que l'épidémie de Coronavirus frappe le secteur de la presse comme jamais, les lecteurs doivent prendre conscience que la liberté de l'information ne peut se faire sans eux. D'autant qu'il est de plus en plus crucial d'avoir des journaux indépendants présentant des informations de qualité. Vous êtes des centaines de milliers à lire chaque mois BusinessTravel.fr et nous vous en remercions. Business Traveller l'un des rares groupes de presse indépendants dans le monde dont le capital est détenu par ses salariés. 

En ce moment la crise économique entraîne une baisse drastique des revenus publicitaires parallèlement à une hausse très forte de la fréquentation de notre site.

Nous avons besoin de vous pour continuer à vous proposer une information de qualité. Nous pensons que chacun d'entre nous mérite un accès égal au journalisme qui est vital dans une démocratie. Contrairement à beaucoup d'autres magazines, nous avons fait le choix pour le moment de proposer gratuitement nos contenus sans abonnement afin de continuer à offrir les informations de BusinessTravel.fr au plus grand nombre, peu importe où ils vivent ou ce qu'ils peuvent se permettre de payer.

Cela ne serait pas possible sans les contributions financières de ceux qui ont les moyens de payer, qui soutiennent maintenant notre travail dans 14 pays à travers le monde.

Grâce au soutien financier des lecteurs, nous pourrons faire plus d'enquêtes, d'interviews et donner encore plus la parole aux lecteurs. Cela protège par ailleurs notre indépendance. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer vous offrir un journalisme de qualité ouvert et indépendant et ceci pour de longues années. Chaque contribution des lecteurs, grande ou petite, est précieuse. Nous vous demandons de contribuer à le mesure de vos moyens 1 ou plusieurs fois par an.

SOUTENEZ BUSINESSTRAVEL.FR AVEC DES DONS A LA MESURE DE VOS MOYENS A PARTIR DE 8 EUROS EN CLIQUANT SUR CE LIEN : CELA NE PREND QU'UNE MINUTE.

D'avance, merci !

NEWSLETTER

Recevez chaque semaine les news de Business Traveler France : actualités, reportages, tests, ...

SONDAGE

Pour presse plus libre préférez-vous?
Aller en haut

S'inscrire à notre Newsletter: