Après plus de deux décennies sous la direction du parti MAS, la Bolivie vient de voter pour un changement massif avec un nouveau président...
Après l’Argentine, la Bolivie veut elle aussi libéraliser son économie alors que cela réussit au Pérou.
Après deux décennies de pouvoir, le parti Movimiento al Socialismo au parti de centre-droit centre droit qui a remporté l’élection présidentielle avec 55 % des voix.
Le mouvement vers le Socialisme d’Evo Morales n’avait remporté que 3 % des voix au premier tour et avait donc été éliminé.
Il est vrai que la situation économique, du fait d’un dirigisme important, a causé de gros soucis, les mêmes que nous rencontrons en France actuellement et que certains voudraient amplifier via une hausse des impôts.
Les fléaux boliviens : déficit budgétaire, dette en hausse et manque de devise
Le déficit budgétaire a atteint 6,65 % du PIB en 2023 et par manque de devises, le pays connaît une pénurie d’essence et de diesel avec une inflation record qui a atteint 25 % en août 2025. Comme en France, la dette a bondi à 86,7 % du PIB en 2024 avec une dégradation de sa notation par Fitch et Moody’s.
À son arrivée au pouvoir, Evo Morales a nationalisé le secteur énergétique qui a subventionné en partie sa politique sociale via des bons économiques, des subventions, le financement d’infrastructures...
Mais cela aux dépens des investissements dans les infrastructures de production et d’exploration d’énergie.
Cela a entraîné une baisse des exportations de gaz et des entrées de devises.
Du fait de ces politiques soit disant bonnes pour le peuple, la Bolivie est ainsi devenue le dernier pays d’Amérique du Sud quant au PIB par habitant, avec 3 600 USD (lower-middle income country) en 2022, derrière le Suriname (avant-dernier, 5 859 USD).
Rodrigo Paz, un économiste, veut changer cela en réduisant les dépenses publiques, en réduisant les subventions comme celle sur le carburant (4 % du PIB en 2023!) et en développant le secteur privé. Il a promis également de rétablir les relations diplomatiques avec Washington suspendues depuis 2008. Une nouvelle ère s’ouvre donc pour la Bolivie qui ne sera pas simple à gérer la situation économique étant très difficile...
Crédit Photo: Pexels.
VOUS AIMEZ AIME CET ARTICLE ? SOUTENEZ-NOUS : CLIQUEZ ICI POUR FAIRE UN DON
VOS AVIS SONT PRÉCIEUX : CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE ET PUBLIER UN SUJET DANS LE FORUM
