Le Portugal a décidé de suivre l’exemple de la Suisse pour améliorer la compétitivité de son économie en réduisant sa dette et en ayant un excédent de ses comptes publics. Tout le contraire de la politique suivie en France...
Il y a pourtant d’excellents exemples à suivre en Europe pour la France : la Suède, la Suisse et désormais le Portugal. Mais le gouvernement a décidé de suivre le chemin de l’ex-URSS en imposant toujours plus d’État, de taxes, de dettes…
Au contraire le Portugal suit un tout autre chemin à base d’amélioration drastique de l’économie.
Pas de déficit public au Portugal contrairement à la France et une dette en forte baisse
Le pays devrait dégager un excédent public de 0,3 % du PIB cette année et sa dette devrait atteindre 90,2 % du PIB en 2025 contre 93,6 % en 2024. Le pays prévoit même une baisse de la dette à 87,8 % en 2026, voire même 84 % en 2028, ce qui permettra au pays de se libérer des créanciers. L’excédent public devrait se maintenir autour de 0,2 % en 2026-2027 : une sacré performance au regard des comptes français ! En France le nouveau budget 2026 prévoit un déficit autour de 5 % du PIB.
En terme de croissance de l’économie, elle devrait atteindre de 2 % en 2025 soit le double de la France et devrait se maintenir à 2 % entre 2025 et 2028. Grâce à cette saine gestion, le Portugal paie désormais ses emprunts à 10 ans moins cher que la France. Le Portugal a même retrouvé sa note A de Standard & Poors perdue depuis 2011 en début d’année.
Après une longue cure d’austérité, le Portugal prévoit maintenant des mesures pour dynamiser le secteur privé.
Cette bonne gestion va permettre au pays d’augmenter les pensions de retraite et de baisser les impôts, tout le contraire de la France enfermée dans une spirale de la dette où les intérêts grignotent une part toujours plus importante du budget tandis que comme le démontre la courbe de Laffer, les impôts rapportent moins, ’économie étant en berne du fait d’un trop plein de taxes.
Il faut dire que el Portugal revient de loin comme ce pourrait être le cas pour la France prochainement.
Le Portugal a fait face dans les années 2010 à une crise financière avec un déficit de 9,1 % du PIB en 2010. Un plan de sauvetage de l’économie a alors été mis en place avec des privatisations (EDF portugais, aéroports, banques), des hausses d’impôts et de la TVA (+2 points) et une diminution forte du nombre de fonctionnaires (ainsi que lasuppression des 13 et 14ème mois pour les fonctionnaires).
Le Portugal a par ailleurs mis l’acccent sur l’accueil des riches étrangers avec des intéressements sur l’imposition notamment des retraités.
Le statut de résident non habituel permettait une exonération d’impôts sur les revenus de source étrangère (pensions, dividendes, intérêts) pendant 10 ans. Il a permis d’attirer en masse les retraités européens ce qui a provoqué un boom de l’immobilier.
Le Portugal s’est attaqué parallèlement à l’immigration massive à faible revenu/qualification. En septembre, le parlement a limité l’accès au regroupement familial après deux années de résidence légale. « Le temps d’une immigration irresponsable est terminé » a déclaré le porte-parole du gouvernement.
Après avoir attiré les riches retraités, le Portugal veut désormais attirer les start-ups et les actifs
Aujourd’hui l’objectif du pays est désormais de limiter les départs et d’attirer les actifs alors qu’un Portugais sur 3 entre 15 et 39 ans quitte le pays pour s’installer à l’étranger.
La crise économique avait conduit à un départ des jeunes actifs avec une baisse de la population des 15-49 ans de 11 % depuis 2011
Pour cela le gouvernement de centre-droit veut baisser les impôts, investir dans le logement et augmenter les retraites.
Un nouveau statut, le TISRI qui remplace le RNH, vise à attirer un population plus dynamique (start-ups, ingénieurs) via une imposition de 20 % des revenus d’activité et une exonération totale des revenus passifs de source étrangère (dividendes, intérêts, plus-values).
Notons que l’exode des jeunes et des actifs est peut-être en train de se produire en France. Les ingénieurs sont nombreux à quitter le pays poru s’expatrier et particulièrement les meilleurs notamment ceux issus de Polytechnique ou de ses écoles d’application.
Les entrepreneurs notamment des PME commencent également à comprendre que la France privilégie les inactifs ou les employés du secteur public au détriment de ceux du privé ou des entrepreneurs. Notons que nousen avons déjà parlé le nombre de faillites a connu un record en septembre jamais vu pour une rentrée depuis 2009.
Pendant que les entreprises sont en défaillances le nouveau gouvernement français compte 35 ministres contre 17 ministres au Portugal ou 7 en Suisse : un abime sépare la gestion des trois pays.
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