Suite à l’attaque d’Israël et des Etats-Unis contre l’Iran, le pays a répliqué avec une salve de missiles qui a touché les Emirates mais aussi Bahrein ou le Qatar. Du fait des nombreux missiles et attaques, les principaux aéroports du Golfe persique ont fermé.
Dubai International a été frappé par un missile et quatre employés ont été blessé. Le hall des départs aurait été endommagé. Les vols ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre ce qui a un impact très important sur le trafic aérien mondial alors qu’il est numéro mondial pour le trafic international devant l’aéroport d’Atlanta. Rappelons que Dubai est l’un des principaux hubs pour le trafic entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
A l’aéroport d’Abu Dhabi tout proche un drone a été intercepté et des débris ont touché l’aéroport avec un tué et 7 personnes blessées. Au Bahreïn l’aéroport a eu des dégâts matériels et au Qatar des missiles ont été interceptés à Doha.
Les principaux aéroports du Golde persique sont fermés
Les aéroports de ces 3 États sont également fermés : Abu Dhabi, Hamad International Bahrain International ainsi que l’aéroport de Kuwait International, Quenne Alian à Amman, Bagdad en Irak, Erbil, Beyrouth au Liban, ainsi que l’aéroport de Ben Gourion en Israël et tous les aéroports iraniens.
Tous les vols d’Emirates, de Flydubai, d’Etihad sont à l’arrêt au départ de Dubai et d’Abu Dhabi alors que la guerre vient à peine de commencer. Qatar Airways a également mis à terre ses vols.
Lufthansa a suspendu toutes ses routes vers le Moyen-Orient et Air France a ses vols vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyadh jusqu’au 3 mars. Turkish Airlines a arrêté tous ses vols vers le Moyen-Orient jusqu’au 2 mars. Wizz Air a également mis un terme à ses vols vers Israël, Dubai, Abu Dhabi et Amman jusqu’au 7 mars.
Au niveau de l'Asie, Indigo a annoncé l’arrêt de tous ses vols jusqu’au 28 mars vers Almaty, Bakou, Tashkent et Tbilisi. Singapore Airlines a annulé ses vols vers Dubai jusqu'au 7 mars et Malaysia Airlines vers Doha, Jeddah et Madinah jusqu'au 4 mars. Garuda Indonesia a suspendu ses vols vers Doha jusqu'à nouvel ordre.
Thai Airways a rerouté de son côté ses vols vers l'Europe.
Le risque d'escalade au niveau mondial est réel et l'impact sur l'économie mondial est déjà très fort
Quel sera l’impact à long-terme sur l’aérien et sur l’économie mondiale si elle poursuit pendant une semaine ? Il est possible que les cours du pétrole explosent et que le monde puisse être entrainé vers une 3ème guerre mondiale si le conflit dégénère avec le jeu des alliances. Alors que les compagnies aériennes ne pouvaient plus survoler la Sibérie suite à la guerre en Ukraine elles utilisaient des corridors au Moyen-Orient. Le coût va s’alourdir chaque jour supplémentaire pour les compagnies aériennes avec la hausse du prix du dollar, le reroutage des vols qui coûte extrêmement cher avec tous les problèmes organisationnels liés et l’ensemble du secteur touristique et des affaires au Moyen-Orient va souffrir.
Les Emirats Arabes Unis viennent d’annoncer la fermeture du NASDAQ à Dubai jusqu’a 3 mars pour éviter un crack financier. Plus cette guerre durera plus l’impact sur l’économie mondiale sera sévère. D'autant qu'une escalade est possible impliquant plus de pays, même si ce risque est relativement limité du fait eu jeu à long-terme de la Chine.
Au niveau économique, la hausse du pétrole pourrait relancer l’inflation aux États-Unis et la stagflation pourrait alors s’installer avec la baisse des échanges internationaux et la perturbations des chaines logistiques…
« La complication vient du pétrole. Si le prix du brut grimpe vers 80 à 90 dollars en raison d'une perturbation à Ormuz, les taux à long terme se retrouvent pris dans un bras de fer entre la demande pour les valeurs refuges et la réévaluation des anticipations d'inflation. On pourrait assister à une forte accentuation de la courbe, le marché commençant à anticiper les baisses de taux de la Fed et les seuils de rentabilité s'élargissant. La Fed est déjà bloquée à 3,5-3,75 % avec une inflation proche de 3 % — un choc énergétique rendrait sa tâche beaucoup plus difficile et pourrait la contraindre à adopter une position plus restrictive » note Maxence Visseau, directeur de recherche de la société d'investissement Arkevium cité par Bloomberg.
L'Europe est particulièrement touchée du fait de la hausse des cours du pétrole et du gaz
Le risque est encore plus grand pour l’Europe très dépendante des importations de pétrole et de gaz, notamment l’Allemagne qui malgré sa transition énergétique consomme bien plus de gaz que la France grâce à ses centrales nucléaires. Les prix du gaz européen ont bondi de 25% du conflit. Il s'agit de la plus forte hausse depuis août 2023. Si le détroit était fermé pour une longue période soit un mois, le prix du gaz pourrait doubler pour les européens selon Goldman Sachs. A la mi-journée, l'annonce de l'arrêt de la fourniture de Gaz naturel liquéfié au Qatar a fait exploser le cours du gaz naturel de +40%. Deux sites de traitement à Ras Laffan et Mesaieedont été touchés par des missiles iraniens au Qatar.
Tout récemment une attaque de drone a conduit à la fermeture de la raffinerie Ras Tanura, l'une des plus grandes d'Arabie Saoudite.
L’impact pour les économies émergentes pourraient également être important alors que la plupart des ces économies importent massivement du pétrole comme l’Inde, la Chine ou les pays d’Asie du Sud. La Chine est le premier importateur mondial de pétrole et l'Inde le troisième.
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