L’autorité de l’aviation civile des Emirats a annoncé la reprise des vols dans les Emirats afin d’évacuer les passages bloqués. Des corridors de sécurité aériens ont été mis en place avec des capacités limitées à 48 vols par heure. Depuis le 1er mars, 17 498 passagers ont été transportés et 8à vols par jour sont prévus pour transporter 27000 passagers dans les prochains jours.
Emirates a prolongé la suspension de ses vols réguliers jusqu’a 4 mars à minuit et a opéré quelques vols de rapatriement. Hier plusieurs de ces vols d’Emirates et de Flydubai ont du faire demi-tour face aux échanges de missiles notamment en provenance de Chennai, Bakou, Hyderabad ou New Delhi. On estime le coût de la fermeture de l’aéroport de Dubai à 1 million de dollars par minute soit 1 milliard par jour pour les compagnies aériennes, les hôtels, les flux cargo, le tourisme.
De son côté Etihad a suspendu ses vols jusqu’au 5 mars et Qatar Airways a indiqué que les vols restaient suspendus alors que l’espace aérien de l’Émirat est fermé.
La compagnie prévoit de donner de nouvelles informations à partir du 6 mars à 9H. Plus de 8000 passagers sont bloqués à Doha depuis samedi. Air France a envoyé un B777-300 à Mascate en Oman pour rapatrier des équipages et des passagers bloqués depuis 4 jours à Dubai.
Oman reste l'un des rares aéroports pleinement opérationnel
Le vol a décollé ce jour via Oman puis l’espace aérien saoudien. Oman reste l’un des rares aéroports opérationnels proche des Émirats et les vols sont quasiment tous réservés à 100 %. De nombreux jets privés ont par ailleurs été loués par les plus riches voyageurs souhaitant quitter la zone de conflit.
Israël a annoncé la réouverture de son espace aérien dans la nuit de mercredi à jeudi pour mettre en place des vols de rapatriements de ses citoyens en attente à l’étranger.
Les hôtels aux Emirats restent ouverts ainsi que toutes le attractions. Les Emirats ont par logés gratuitement et fournis la nourriture aux passagers bloqués suite à la guerre : une mesure très généreuse. La guerre coûte des sommes folles aux pays du Golfe et aux compagnies aériennes alors que des touristes ont annulé massivement des séjours pour le mois de mars, ce qu’a confirmé Michael O’Leary le CEO de Ryanair. On estime que le manque à gagner pourrait atteindre entre 34 et 56 milliards de dollars alors que les pays pourraient enregistrer des visites inférieures de 23 à 38 millions de personnes selon Tourisme Economics cité par Reuters.
Il s’agit de la plus grave crise dans la région depuis le Covid.
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