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 Le plastique n’est plus fantastique. L’Europe vise à bannir les objets en plastique à usage unique alors que les océans et des îles paradisiaques étouffent sous la pollution…

Les Maldives sont des îles paradisiaques situées dans l’Océan Indien : elles sont connues pour leurs plages paradisiaques au sable blanc et à l’eau tranparente. Pourtant ces îles croulent sous les déchets plastiques.

Une île artificielle appelée « Trash Island » a été créée spécialement pour accueillir les poubelles des îles. Et Trash Island est ensevelie littéralement sous les déchets plastiques : chaque jour 400 tonnes de déchets sont envoyés sur cette île.

D’énormes panaches de fumée noire issus de l’incinération de ces déchets s’échappent dans le ciel et se dirigent régulièrement vers la capitale des Maldives pour irriter les poumons de ses habitants.

Le problème des déchets plastiques devient brulant dans le monde d’autant qu’avec l’accroissement du niveau de vie, la production de plastique s’accroit fortement.

Il n’est pas un jour sans que l’on apprenne que des mammifères marins ou des poissons meurent en avalant ces déchets. L’ensemble de l’écosystème marin risque à terme d’être pollué par ces déchets qui avec les vagues se miniaturisent pour être avalés par de nombreux animaux et au final par les grands prédateurs et les hommes.

L’Europe prend le problème de la pollution plastique à bras le corps

L’Union Européenne a proposé d’interdire à la vente les objets en plastique à usage unique comme les pailles, les verres, les fourchettes/couteaux, cotons-tiges ou les assiettes qui étaient bien pratiques pour les pique-niques mais mauvais pour l’environnement.

Ces produits représenteraient à eux seuls 70% de la pollution des océans.

Par ailleurs, l’Union Européenne souhaiterait que 90% des bouteilles en plastique à usage unique soit ramassée d’ici 2025 en proposant pourquoi pas de mettre des consignes sur ces bouteilles comme dans certains états membres.

Une prise de conscience qui reste faible dans le monde

Dans le reste du monde et notamment aux Etats-Unis la prise de conscience est encore molle alors que nous sommes tous concernés.

Greenpeace a notamment publié un rapport dans lequel elle estime que quelques multinationales sont parmi les plus grands pollueurs du monde en terme de plastique dont Coca-Cola, Unilever, Nestlé ou Procter & Gamble.

Ces derniers mois plusieurs sociétés dont McDonalds, Starbucks, Procter & Gamble, Nestlé Coca-Cola, PepsiCo et Unilever ont publié des déclarations à ce sujet sans qu’elles soient appliquées estime Greenpeace.

Alors que l’Union Européenne a pris le problème à bras le corps, d’autres pays devraient traiter ce problème et notamment les plus touristiques sous peine de voir leurs plages à terme crouler sous les déchets.

Déjà de nombreux plaisanciers se plaignent de trouver des déchets en plastique dans des endroits éloignés et auparavant vierges.

Un espoir: l'ONU a appelé à un ban des plastqiues à usage unique ce jour

L'ONU a cependant demandé ce jour à l'ensemble de ses pays membres de bannir les plastiques à usage unique. « Notre monde est envahi par les déchets plastiques nocifs. Si la tendance actuelle continue, il y aura en 2050 plus de plastiques que de poissons dans les océans. Le message est simple : bannissez les produits en plastique à usage unique » a déclaré le Secrétaire général António Guterres.

Au moins 8 millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans, l'équivalent d'un camion à ordures complet chaque minute, causant la mort d'un million d'oiseaux de mer et de 100.000 mammifères marins. Le monde utilise 500 milliards de sacs en plastique chaque année et 50% du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable.

90% des déchats plastqiues ne sont pas recyclés et finissent dans les océans ou les décharges

On estime aujourd'hui que 90% des déchets plastiques ne sont pas recyclés. Sur les neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a produit, seulement 9% de ces déchets ont été recyclés et 12% ont été incinérés. Le reste termine sa vie dans des décharges comme aux Maldives dans Trash Island ou dans les océans...Le problème est que les pays riches vont se donner le moyen de recycler ces déchets mais que le plastique des pays pauvres va continuer à se déverser dans les océans qui deviendront de vastes poubelles car la pollution n'a pas de frontières.

Comme de nombreux défis que doit faire face l'humanité, celui-ci doit être résolu au niveau mondial : l'arrêt de la production globable des plastiques à usage unique pourrait être une option tant il y urgence. A suivre...

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