Dans son dernier rapport Economist Intelligence Unit la France n’est plus qu’en 26ème position dans le classement des démocraties loin derrière le Costa Rica ou l’Uruguay…
Beaucoup disent que l’on a de la chance d’habiter dans un pays démocratique. C’est sûr mais ils oublient de dire que le sort de la France n’est pas le plus enviable parmi les démocraties du monde.
Ainsi The Economist ne classe pas la France comme un pays en Démocratie complète comme 25 autre pays. Les leaders dans ce domaine son bien évidemment la Norbège qui arrive en 1ère position, la Nouvelle Zélande, la Suède, l’Islande, la Suisse, la Finlande et le Danemark.
Beaucoup de pays dans le monde sont classés devant la France dont Taïwan, l’Uruguay, le Costa Rica, l’île Maurice, l’Estonie, le Portugal et la Grèce.
La France elle n’arrive qu’en 26ème position leader du classement des démocraties imparfaites devant Malte et les Etats-Unis. Ce qui corrobore un autre classement de Freedom House qui classe la France à la 40ème place.
La France : pas vraiment une Démocratie exemplaire
« L’impasse, le dysfonctionnement, la corruption, le manque de transparence et le manque de responsabilité ont miné la confiance du public dans les gouvernements, les partis politiques et les politiciens » note The Economist ce qui reflète exactement l’opinion de la majorité des Français qui s’éloignent de la politique. Un autre problème se pose celui de la concentration des médias en France et plus récemment celui de la censure des réseaux sociaux qui a été reconnue aux Etats-Unis par les dirigeants de Facebook notamment. L’entrée en vigueur du Digital Service Act devrait en outre octroyer des pouvoirs plus étendus aux Etats pour surveiller les réseaux sociaux.
Si l’on compare à un pays comme la Suède les faiblesses françaises sont criantes dans maints domaines : liberté de la presse, pouvoir et indépendance et rapidité des traitement des affaires pour la justice, interdiction de toute corruption ou de toute dépense publique non justifiée par les politiciens, libéralisation bien plus grande des services publics et mise en concurrence public/privé, des hôpitaux/ maisons de retraite, pas de statut de fonctionnaire et contrat aligné sur le privé, retraite en fonction des cotisations réellement payée, proportionnelle forte qui permet de prendre des décisions plus conformes aux souhaits des électeurs, suppression de l’immigration de masse bien trop couteuse pour l’État providence, travail des plus de 50 ans et des minorités favorisés dans les entreprises et le secteur public suédois, syndicats moins politisés et œuvrant pour la compétitivité des entreprises...
En France, l’utilisation des ordonnances, la marginalisation du Parlement pour certaines décisions et la personnalisation du pouvoir ont mis à mal la Démocratie ainsi que les décisions du Conseil Constitutionnel qui visent souvent à discréditer les décisions du Parlement.
Sa composition très politique interroge sur son but réel. Le Conseil d’État est une autre institution dont les décisions sont ambiguës comme vis à vis de CNEWS. Le modèle français des autorités administratives indépendantes (AAI), avec notamment l’ARCOM est un autre problème qui affaiblit la Démocratie. Ces autorités créées pour ne pas dépendre du pouvoir politique le sont dans les faits quant aux nominations et à leurs financements.
On voit également que dans de nombreuses affaires économiques comme la revente de nombreux fleurons français, les dirigeants de notre pays semblent plus soucieux des intérêts de pays étrangers que des nôtres. On pourrait dire de même pour la politique économique général avec le focus pour l’éolien et le solaire sans intérêt pour la France, la fin des voitures thermiques en 2035 qui désavantage nos industries ou les DPE qui visent à transférer le patrimoine immobilier des français vers de grands acteurs financiers internationaux.
Les prix Nobel d'économie 2024 ont démontré que des institutions dépendent la bonne vigueur de l'économie
Or si le système politique français est biaisé c’est tout le pays qui s’enfonce. Les prix Nobel d’économie 2024 ont mis en avant l’influence des institutions sur la prospérité d’un pays. La Suède est ainsi l’un des 3 pays les plus compétitifs au monde et a un système politique très démocratique au contraire de la France.
Dans un article paru dans l’« American Economic Review » en 2001, les économistes Daron Acemoglu, Simon Johnson et James Robinson mettent en évidence le rôle des institutions dans le développement économique.
Cela a été bien illustré entre le Sud et le Nord des Etats-Unis avant la guerre de sécession. Les institutions inclusives du nord ont favorisé l’innovation et l’industrialisation. Le bien être du peuple est également prépondérant : là où la mortalité a été forte les économies des anciennes colonies se sont écroulées. On pourrait faire le parallèle avec le système de santé français qui était parmi les meilleurs systèmes au monde dans les années 60 et qui dépérit aujourd’hui alors qu’il devient très dur de trouver un simple dentiste un médecin traitant ou que l’on attend parfois 24 heures aux urgences : impensable dans un pays bien géré. C’est donc bien le choix des institutions dans un pays qui résulte dans l’utilisation efficace ou non des ressources et qui conduit à son développement.
On voit bien qu’aujourd’hui en France le système politique ne favorise pas le développement économique et la bonne gestion. La représentativité des opinions est faible et les politiciens sont souvent financés par des intérêts contraires à ceux des français à droite mais aussi à gauche.
On voit ainsi qu’en France la plupart des médias et des politiques ont critiqué ensemble l’arrivée du libéral Milei en Argentine ou du républicain Donald Trump aux Etats-Unis. C’est tout le contraire d’un pays démocratique où le pluralisme d’opinion devrait être mis en avant. Milei a d’ailleurs prouvé depuis en Argentine que l’économie se portait mieux quand elle était débarrassé de la corruption et d’un poids étatique trop important, qui va souvent avec une gestion trop autoritaire d’un pays. Il est à noter qu'en France, l'électorat est d'autant plus perdu que des politiques qualifiées de droite sont en fait de gauche. L'augmentation exponentielle de la dette ces dernières années ou la multiplication des quotas de logements sociaux dans toute les villes de France sont une politique de gauche. D'ailleurs Emmanuel Macron lui-même vient qui se dit du centre vient du parti socialiste comme le président du Conseil Constitutionnel, le président de la Cour des Comptes, le président du Conseil d'Etat. Il n'y a aucun pluralisme de direction dans ces grandes institutions. Est-ce normal dans un pays démocratique?
Pour être clair la plupart de nos problèmes viennent des années Mitterrand avec une explosion de la dette de 20 à 55% du PIB à la fin de ses mandats. La course au populisme ne s'est jamais démentie depuis et chaque président a augmenté la dette contrairement à des pays bien gérés comme la Suède, la Suisse ou l'Allemagne dans une moindre mesure. La paupérisation des Français a donc été menée systématiquement par des gouvernements de gauche ou se disant de droite depuis les années 80.
Le président Milei serait ainsi considéré d'extrême droite en France alors qu'il n'est qu'un simple libéral de droite. On peut dire que depuis les années 80 et l'arrivée de Mitterrand au pouvoir le pays mène une politique de gauche qui paupérise l'ensemble des Français via l'explosion de la dette. Quand on se trompe on change de politique. Or c'est peu ou prou la même qui est menée depuis les années 80 sans remise en question.
Au final c'est toute l'économie qui souffre de cette Démocratie imparfaite dont le secteur du BusinessTravel très sensible à l'activité économique.
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