Dans les années 60, le Liban était surnommé la Suisse du Moyen-Orient. Grâce à sa forte communauté chrétienne à majorité maronite très commerçante et dynamique, le pays était un immense hub financer et commercial. Le pays était doté d’une législation financière très libérale et avait mis en place le secret bancaire. Il était un refuge pour les grandes fortunes du Golfe persique et d’ailleurs. La ville était aussi surnommée le Paris du Moyen-Orient avec sa vie culturelle, ses cafés et ses nombreuses écoles renommées comme l’Université américaine. Le pays était aussi un hub touristique majeur avec ses paysages de mer et de montagnes et ses vestiges des croisades.
On estime qu’à cette époque le PIB par habitant du Liban dépassait celui de l’Allemagne.
Le Liban était alors plus développé que la plupart des pays arabes avec un niveau d’éducation très supérieur en terme d’alphabétisation, d’universités...
Grâce à cette excellente gestion, le pays connaissait un taux de croissance exceptionnel de l'ordre de 6,6 % entre 1965 et 1973.
A cette époque, les chrétiens étaient encore majoritaires en représentant peu ou prou 53 % de la population selon le dernier sondage officiel qui datait de 1932.
Et puis le pays s'est engagé dans un lent déclin alors que les chrétiens sont devenus minoritaires.
Ils faut dire qu'ils avaient déjà été largement décimé eu début du siècle par les musulmans, là encore un fait peu connu.
Durant la première guerre mondiale, les chrétiens ont subi un génocide par la famine du fait des Ottomans.
Puis les exodes palestiniens de 1948 et de 1967 ont renforcé la communauté musulmane. Mais c'est la guerre civile de 1975 qui opposa les milices chrétiennes libanaises et les insurgés palestiniens issus de l’OLP qui marqua un point de rupture entre les communautés.
Suite à la guerre civile qui a opposé les communautés notamment musulmanes et chrétiennes, on estime que 1,5 million de Libanais se sont exilés entre 1975 et 2011 avec un exode massif des chrétiens entre 1975 et 1985. Ensuite, les affrontements en Israël, en Palestine et en Syrie ont contribué à attirer un grand nombre de réfugiés musulmans, un mouvement identique à celui observé en Europe depuis quelques années.
Parallèlement le taux de natalité s’est effondré chez les chrétiens alors qu’il a continué à être important chez les musulmans.
Cette arrivée massive d’immigrés musulmans et leur taux de natalité plus élevé a conduit progressivement à ce que les chrétiens deviennent très minoritaires dans leur propre pays.
Aujourd'hui beaucoup de Libanais chrétiens ne reconnaissent plus leur pays.
Le chrétiens libanais sont aujourd'hui minoritaires et ont l'impression que leur pays leur a été volé
Mais ils résistent « avec un immense courage » témoigne Carine Maret.
Le pays est devenu un terrain de jeu pour les organisation terroristes musulmanes.
« Cette fois, c’est la dernière. J’ai cinquante ans. Je n’ai connu que la guerre. Si la situation continue à s’enliser, reste dans l’entre-deux, si la menace iranienne n’est pas définitivement éradiquée, s’il n’y a pas la paix une bonne fois pour toutes, je quitte le pays avec ma famille. Cela me déchirera le cœur, mais ce n’est plus tenable » relate un chrétien libanais à Carine Maret dans le magazine le Point.
Aujourd’hui les chrétiens ne représentent plus que 30 % de la population totale voire moins si l’on prend en compte les moins de 21 ans. Le Liban a disparu comme pays à majorité chrétienne et a été totalement transformé comme état avec une économie devenue exsangue et un niveau d’activité d’un pays du tiers monde.
Mais cette tendance est générale au Proche Orient note le JDD : en 1914, les chrétiens représentaient 20 % de la population du Proche Orient contre moins de 4 % aujourd’hui. Ils ont été décimé en Irak suite la guerre américaine (1 million avant, 250 000 aujourd’hui) ainsi qu'en Syrie.
Bizarrement l’Europe qui s’intéresse beaucoup à l’Ukraine ne fait rien face à cette disparition des chrétiens au Liban et au Proche Orient, une situation que l’on pourrait pourtant qualifier de génocide tant la guerre et les exactions y sont présentes.
Le pays est aujourd’hui entraîné dans une guerre menée par le mouvement terroriste Hezbollah que beaucoup de Libanais ne veulent pas. Le président Jospeh Aoun et le Premier ministre ont récemment accusé le Hezbollah pour cette guerre et demandent le désarmement du parti chiite.
Les chrétiens sont ainsi pris en otage entre le Hezbollah et Israël.
Et leur population continue de diminuer. Si l’on prend en compte les moins de 21 ans, du fait du fort taux de natalité de la population musulmane, les chrétiens ne représenteraient plus que 25 % de la population libanaise. Une division par plus de deux en quelques décennies et la disparition de l'essence même du pays.
La France va-t-elle subir un sort à la libanaise ?
L’histoire du Liban montre qu’un pays peut se transformer très rapidement sous les guerres, l'immigration et qu’une partie de la population, même majoritaire, peut relativement rapidement devenir minoritaire.
La région parisienne deviendra-t-elle la nouvelle Beyrouth ? Cela semble effectivement possible d’ici 20 ou 30 ans si le niveau d’immigration et le taux de natalité des populations immigrées se maintient.
En effet, le Val d’Oise la Seine-Saint-Denis et l’Essonne ont les indices de fécondité les plus élevés de France compris entre 180 et 194.
👶 Quel est le nombre moyen d'enfants par femme dans votre département ?
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) February 26, 2026
📈 Le Val d'Oise, la Seine-Saint-Denis et l'Essonne ont les indices de fécondité les plus élevés.
📉 La Corse, Paris et la Meurthe-et-Moselle connaissent les indices les plus faibles. pic.twitter.com/EWJnRngQdx
En Seine-Saint-Denis, les chrétiens sont déjà minoritaires avec 63 % de la population d’origine immigrée sur deux générations. Et ce taux dépasse 40 % également pour le Val d’Oise avec des taux entre 30 et 40 % également pour la Seine et Marne, l’Essonne et les Yvelines. Toute la région parisienne est concernée par cette immigration massive.
🇫🇷 Géographie de l'immigration en France :
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) May 14, 2025
63% de la population de la Seine-Saint-Denis est d’origine immigrée sur deux générations.
➡️ Contre seulement 2,6% de la population du Cantal.
La moyenne nationale était de 21,3% en 2021 (22,3% en 2023). pic.twitter.com/YpAZ2MJNuf
En 35 ans la part d'immigrés en France a augmenté d'environ 60% note Contrepoints : une cadence exponentielle qui a totalement transformé notre pays avec 49,2 % des immigrés nés en Afrique alors que depuis des siècles l'immigration avait été limitée en France et que le peuple était restée peu ou prou similaire. Ce n'est que depuis deux siècle avec la révolution industrielle que l'immigration s'est développé mais elle était majoritairement européenne et bien intégrée.
L'IFOP a récemment confirmé l'ensauvagement de la France note ce même magazine libéral. Les récentes émeutes à Paris lors de la finale de la Coupe des champions ont montré que les scènes de violence dans les rues étaient désormais la norme lors des grands évènements sportifs.
On peut donc parier que d’ici 20 ans plusieurs départements de la petite couronne parisienne ne seront plus à majorité chrétienne. On a vu en une génération, la mienne, l’Ile-de-France être totalement transformée : on le note dans les trains, le métro, les piscines. La piscine de ma petite ville de naissance en Seine et Marne l'été est devenue méconnaissable avec une population à forte majorité africaine.
Nous n’en sommes pas encore au niveau du Liban mais la trajectoire est similaire pour l’ensemble de la région parisienne et l’Est parisien. On peut parier que les conséquences seront similaires à celles enregistrées au Liban : déclin économique, conflits entre les communautés, violence et appauvrissement généralisé. On en voit d'ailleurs les prémices depuis déjà plusieurs années dans toute la France. Le livre Soumission de Michel Houellebecq imaginait d'ailleurs une évolution à la libanaise de la France, un livre peut-être "prophétique".
Saluons le courage des chrétiens du Liban alors que leur pays est devenu en quelques décennies un enfer, sans qu'aucune nation européenne d'origine chrétienne ne leur vienne en aide.
