Selon le Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes, la TSBA fragilise le pavillon aérien national…
A vouloir toujours taxer plus, le pays s’enfonce désormais dans le déclassement. Cela est particulièrement visible dans le domaine de l’aérien comme l’a dénoncé la FNAM tout au long de ces derniers mois. La SCARA qui regroupe des compagnies aériennes indépendantes émet les mêmes critiques. Tout d’abord la hausse des taxes a entraîné un renchérissement des billets d’avion de l’ordre de 2 %. « Ces 2 points d’inflation supplémentaires sont à comparer au glissement annuel de l’inflation compris entre +0,7% et +1,0% pendant la période Mars-juillet 2025.La hausse du prix des billets d’avion affecte directement la demande et l’accessibilité des territoires « estime la SCARA.
Mais surtout l’offre aérienne se réduit les compagnies étrangères préférant opérer des vols depuis des pays à la fiscalité plus douce. « Dans un contexte de pénurie de flotte pour répondre à la demande croissante, les compagnies court/moyen-courrier européennes procèdent à des arbitrages dans l’organisation de leurs dessertes aériennes en privilégiant celles qui maximisent leurs profits au détriment de celles qui sont le plus taxées.
La perte d’attractivité de la France a des effets sur emploi et la connectivité » note la SCARA.
Enfin la compétitivité du pays à l’échelle européenne se dégrade alors que des pays comme la Suède ou la Hongrie ont supprimé leurs taxes sur les billets d’avion ce qui dégrade automatiquement la compétitivité des compagnies françaises par rapport à leurs concurrents étrangers.
« La fiscalité aérienne est loin d’être harmonisée en Europe, et son augmentation en France ne fait que diminuer la compétitivité des transporteurs aériens français qui réalisent l’essentiel de leurs opérations, et leurs profits, au départ de la France, contrairement à leurs concurrents étrangers.
Au final, on constate une politique néfaste pour les compagnies aériennes le secteur aérien mais aussi l’économie dans son ensemble, les bénéfices de la taxe étant quasiment en totalité annulés par les pertes de revenus engendrés par la moindre croissance du trafic.
La FNAM a calculé que du fait de toutes les conséquences évoquées plus haut concernant la taxe TSBA, la France perdra 3,5 millions de visiteurs soit une contribution totale estimée à 2,3 milliards.
« En appliquant un taux de captation fiscale de 35 % (TVA, cotisations sociales liées à l’emploi, impôts sur les bénéfices), la perte fiscale atteint 800 millions et l’impact total dépasse 1 milliard » explique Pascal de Izaguirre.
Soit peu ou prou le rendement théorique de la taxe qui ne sert donc à rien sauf à tuer à petit feu la compétitivité du secteur aérien français.
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