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La réglementation s’est considérablement endurcie pour les deux roues à moteur. Pourtant les scooters électriques pourraient permettre de réduire considérablement la pollution en région parisienne…

Un de nos journaliste avait réservé un scooter électrique Cityscoot à Neuilly pour se rendre à un évènement à Paris. Quelle ne fut pas surprise de voir des policier municipaux enlever son scooter en arrivant.

« Que faites-vous ? » dit-il à la police. « Nous enlevons les 5 scooters électriques de la société Citysscoot car ils sont garés sur les trottoirs. La réglementation a changé et on ne peut plus se garer sur les trottoirs ». « Mais pourquoi faites-vous cela?  Ils sont garés ici près du pont de la Seine car c’est la limite de couverture de la société Cityscoot qui ne veut pas louer les scooters au delà car ils ont ont peur des dégradations en dehors de la zone proche de Paris. Pourquoi ne renforce-t-on pas le nombre de policiers en banlieue pour éviter les zones de non droit ?». « Je ne peux rien y faire répond le policier ».

Nous tenons à préciser que ces scooters étaient garés sur un trottoir mais dans une zone qui ne gêne pas les piétons.

Pourtant les sociétés de location de scooters électriques font plus pour la pollution que de nombreuses municipalités de la région parisienne. Alors pourquoi cet acharnement envers les sociétés de location de scooter électriques qui contribuent fortement à améliorer la qualité de l'air à Paris.

Pour la législation parisienne est-elle de plus en plus répressive vis à vis des motos et scooters alors que ces engins contribuent à désengorger les rues et créent moins d'embouteillages?

« Un deux-trois-roues motorisé c’est quatre fois plus léger qu’une voiture moyenne, ça prend quatre fois moins de place et ça met deux à trois fois moins de temps qu’une voiture pour faire le même trajet en zone urbaine. Un usager à deux-trois-roues motorisé, c’est un usager de moins dans les transports en commun déjà saturés en ville aux heures de pointe. Un usager de deux-trois-roues motorisé n’est pas responsable des 15 à 20 milliards d’euros perdus dans les bouchons chaque année ! C’est maintenant scientifiquement démontré par l’ANSES : une plus grande proportion de deux-trois-roues motorisés favoriserait l’amélioration de la qualité de l’air en zone urbaine ! » indique la Fédération des motards en colère sur son site web.

La généralisation du stationnement payant peut se comprendre pour limiter les voitures à émissions de CO2 qui polluent, prennent beaucoup de place et créent des embouteillages mais moins pour les scooters comme le démontre la citation ci-dessus et d'autant moins pour les scooters ou motos électriques.

Pourquoi n’y aurait-il pas une réglementation spécifique pour les scooters qui leur permettent de continuer à se garer sur les trottoirs ou d’avoir des voies privilégiées sur les routes? Les sociétés de location de scooters électriques comme COUP et Cityscoot ont vraiment révolutionné la vie des parisiens alors pourquoi rendre la législation plus sévère envers les scooters ?

Beaucoup a été fait pour le vélo à Paris (et très peu en banlieue), mais pour les scooters, et en particulier les scooters électriques, les municipalités ne jouent vraiment pas le jeu.

Le scandale de la hausse des verbalisations pour les scooters et motos de 170%

Ainsi le nombre de verbalisations pour les scooters et motos a explosé à Paris passant de 233000 du 1er janvier au 21 août 2019 contre 86000 l’an passé à a même période selon le Journal du Dimanche.

En effet, les scooters ne peuvent plus se garer sur les trottoirs, une tolérance qui n'avait jamais été remise en question. Ils doivent désormais se garer sur les emplacements motos (trop peu nombreux à Paris) et sur les emplacements voiture où ils risquent de se faire renverser.

Comme à Paris, la ville de Neuilly a décidé de mettre un terme à la réglementation qui permettait aux scooters de se garer sur les trottoir à condition que cela ne gêne pas les piétons.

Cette mesure est pourtant impopulaire auprès de la plupart des électeurs hormis les retraités : alors pourquoi un tel acharnement sur les deux roues?

Acharnement sur les deux roues et zones de non droit en banlieue

Messieurs et mesdames les maires, soyez un peu visionnaire. Au lieu de lutter contre les scooters favorisez le développement des scooters électriques, modifiez vos réglementations, favorisez la construction de scooters électriques français et laissez les Français aller travailler en deux roues.

Occupez-vous plutôt de toutes les zones de non droit en banlieue parisienne qui sont de plus en plus nombreuses : plutôt que de recruter de plus en plus de policiers pour mettre des amendes, envoyez des policiers dans les zones où la loi n'est pas appliquée et où cela cause des risques au quotidien pour les mères de familles, les salariés…

 

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