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Nous nous sommes plongés dans l'histoire de la plus célèbre des marques horlogères du Japon : Seiko. L'entreprise a récemment révolutionné l'horlogerie en lançant une montre quartz dont les aiguilles se déplacent en douceur à l'image d'une montre mécanique. Une montre qui ravira les voyageurs d'affaires et les esthètes. 

  

 

 



Quand on pense à "l'horlogerie de luxe", on se réfère immédiatement aux marques suisses bien connues telles que Patek Philippe, Rolex, Breguet ou encore Chopard.

Un déséquilibre que la marque japonaise Seiko s'évertue à changer depuis quelques années ; pour cela elle s'est lancée dans des produits haut de gamme combinant le meilleur du quartz et de la mécanique.

 

Depuis ses modestes débuts à la fin du XIXème siècle, lorsque son fondateur Kintaro Hattori (dit "le Roi de l'Horloge") a installé à Ginza (Tokyo) son premier atelier de revente et de réparation, on peut dire que l'entreprise a fait du chemin. La dynamique zone commerçante reste encore aujourd'hui le coeur symbolique de la société. On y trouve notamment l'élégant bâtiment Wako et son horloge (reconstruits après le séisme de 1923, ils appartiennent toujours à la Seiko Corporation) se dressant fièrement au-dessus des gratte-ciel et des néons de la capitale.

 

La marque Seiko (qui peut se traduire par "exquis", "minute" ou encore "succès") apparaît pour la première fois sur une montre-bracelet, en 1924. Mais c'est le jour de Noël 1969, avec sa montre à quartz (Astron), qu'elle devance les fabricants suisses de plusieurs mois et devient première du marché, atteignant ainsi une renommée mondiale. Seules 100 pièces sont alors mises sur le marché, à un prix d'environ 450 000 JPY (l'équivalent, à l'époque, d'une Toyota Corolla).

 

Spring Drive : une montre qui combine précision du quartz et mouvement quasi mécanique 

Sans oublier les progrès de la technologie du quartz en terme de précision (on passe d'une marge d'erreur de quelques secondes par jour à quelques secondes par an), qui font brusquement chuter le marché des montres mécaniques. Un marché qui, bien sûr, s'est refait depuis : les fabricants suisses restent le nec plus ultra aux yeux de bien des collectionneurs.

 

Une suprématie contestée par Seiko qui lance en 2007 sa Spring Drive Chronograph, une montre de luxe qui, selon les propres mots de la société, "ne garde que le meilleur de la mécanique et du quartz". La Spring Drive n'a pas besoin d'échappement (mécanisme utilisé dans l'horlogerie traditionnelle) ; pour le remplacer, il fait appel à un moteur qui, en actionnant un rotor, déclenche une décharge électrique stimulant le cristal de quartz qui, à son tour, émet un signal.

 

Le résultat. une montre qui fonctionne avec la précision du quartz mais dont les aiguilles se déplacent en douceur autour du cadran, ce qui n'est habituellement possible que pour une montre mécanique.

 

Seiko a mis sur le marché 300 exemplaires du modèle, pour un prix de 4 200 livres (environ 5 300 euros). Plus tard dans l'année, la Spring Drive ira même là où aucune montre n'est allée avant : dans l'espace. Le concepteur de jeux vidéo Richard Garriott, premier particulier à effectuer une sortie dans l'espace, portera en effet à cette occasion un modèle tout spécialement conçu. Seiko a annoncé qu'en décembre, 100 de ces montres "Spacewalk" (auxquelles il faut retirer les trois exemplaires de Garriott) seraient mises en vente, à un prix encore inconnu mais, on l'imagine, inférieur à celui d'un aller-retour dans l'espace.

 

La montre Spring Drive :

 

Mouvements : 416

Pierres précieuses : 50

Ecrin : titane

Cadran : cristal de saphir

Arrière de l'écrin : cristal de saphir transparent

Etanchéité : 10 bars

Energie : 72 heures

Prix : 4 200 livres (5 276 euros)

 

En savoir plus :

 

Ceux que l'histoire de la marque Seiko intéresse peuvent visiter l'Institut d'Horlogerie de Seiko, en périphérie de Tokyo. Inauguré en 1981 en l'honneur du 100ème anniversaire de l'entreprise, le musée propose des expositions comme "Les origines du temps" ou "Histoire de Seiko". Le professeur Satoru Nagai, qui a passé plus de 40 ans dans la compagnie, connaît son histoire dans les moindres détails. Entrée gratuite, mais uniquement sur rendez-vous. Visitez seiko.co.jp/en.

 

EN BREF

 

La Spring Drive Spacewalk de Seiko

 

Conçue pour être léger, solide et facile à consulter, la Spacewalk se caractérise par un cadran ultra-brillant, des boutons surdimensionnés et un écran en titane - 40% plus léger que l'acier inoxidable. La montre est dotée d'un régulateur Tri-synchro, qui génère et utilise de l'énergie mécanique, électrique et électromagnétique tout en étant peu affecté par les variations de températures. 

 

seiko_astron_1969.jpgL'Astron

La Seiko 35 SQ Astron a été mise sur le marché le jour de Noël 1969 ; d'une fréquence de 8 192 cycles par seconde, c'est la première montre dotée d'un oscillateur à quartz.

 

 

 

seiko_1973.jpgRévolution digitale

C'est en 1973 que Seiko a lancé la première montre à quartz digitale, avec affichage à cristaux liquides (LCD) avec mode Field Effect, un matériau aujourd'hui utilisé dans toutes les montres LCD.

 

 

 

seiko_sportura_chronograph.jpgLa Sportura

En tant que sponsor de l'écurie Honda Racing F1 Team, Seiko a également conçu la Sportura Chronograph, dotée d'un revêtement en aluminium et acier inoxidable et d'un cadran en fibres de carbone.

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