Plusieurs dirigeants de compagnies aériennes européenne avertissent que sans un changement drastique des règles européennes, la compétitivité se dégradera…
Pendant que le reste du monde se développe à marché forcée, l’Union Européenne est entrée dans une spirale du déclin due à des réglementations totalement idéologiques et inadaptées à l’économie mondiale.
La semaine passée, les dirigeants d’Air France et de Lufthansa ont indiqué que les compagnies européennes étaient désavantagées par rapport à leurs concurrents du Golfe notamment en terme d’obligation de baisse des émissions de CO2.
Les deux sociétés auraient tort de pointer uniquement du doigt les compagnies du Golfe alors que le problème est avant tout dû aux réglementations idéologiques de l’UE par rapport aux émissions de CO2, très extrémistes par rapport à celles mises en place en Chine ou aux Etats-Unis.
Les 2 compagnies dans une interview aux Echos et à un journal allemand ont constaté une quasi stagnation de l’offre des 3 grandes compagnies européennes face à leurs concurrents du Golfe.
« Nous demandons simplement qu'on ne nous désavantage pas, comme c'est le cas actuellement. Par exemple, nous avons l'obligation d'emporter un pourcentage de carburant d'aviation durable sur tous nos vols long-courriers au départ de Paris, Amsterdam, Munich ou Zurich, ce qui n'est pas le cas de nos concurrents, quand leurs avions long-courriers décollent d'Istanbul ou de Doha. Il y a aussi la question des droits de trafic. L'Union européenne a accordé à Qatar Airways un accès sans restriction à tous les marchés européens. Ce qui, à ma connaissance, est sans précédent dans l'aviation mondiale et aggrave considérablement notre situation » note Carsten Spohr dans les Echos.
Le problème est identique dans l’automobile où l’industrie européenne est en crise totale du fait de réglementations trop contraignantes.
Le président de Ryanair a estimé récemment que la compensation des émissions créé des distorsions de concurrence pour les destinations européennes qui peuvent engendrer une différence de coûts supplémentaire « de 120 euros entre un vol Bruxelles-Canaries ou Bruxelles-Maroc ».
Le président de Wizz Air est le dernier à s’insurger contre les règles érigées à Bruxelles. Selon lui l’Europe risque d’avoir une « économie en déclin » alors que le secteur aérien n’est pas vu comme un moteur économique de croissance sur le long terme ». « Dans 50 ans nous seront les seuls à parler de principe alors que le reste du monde sera ailleurs. Nous devons réfléchir à comment maintenir la compétitivité face à la Chine les Etats-Unis ou le Moyent-Orient » a-t-il déclaré au Financial Times.
Il semble que la compétitivité de l’industrie européenne ne soit pas une priorité chez les fonctionnaires de l’UE au contraire des fonctionnaires américains ou chinois.
En France aussi il y a un énorme problème de compétitivité du secteur aérien
La tendance est similaire en France, où la plupart des compagnies aériennes se sont insurgées contre la très forte hausse de la taxe sur les billets d’avion qui tue la compétitivité du secteur et va engendrer une baisse de trafic en France. a a calculé que du fait de toutes les conséquences évoquées plus haut concernant la taxe TSBA, la France perdra 3,5 millions de visiteurs soit une contribution totale estimée à 2,3 milliards.
En Union Européenne comme en France le problème de la compétitivité est écarté alors que l’UE et la France se focalisent sur les réglementations et les taxes. Or un pays riche est avant tout un pays compétitif. Les Usa et la Chine l’ont bien compris, l’UE semble l’avoir oublié.
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