L’escalade se poursuit dans la guerre qui oppose les Etats-Unis et Israël à l’Iran. Des installations de gaz et de pétrole ont été bombardées ces derniers jours au Koweit, mais aussi en Arabie Saoudite ainsi qu’au Qatar. Le détroit d’Ormuz reste bloqué. Or ce détroit approvisionne environ 20 % du pétrole mondial. Les négociants ont ainsi averti les compagnies aériennes de pénuries de kérosène dès le mois d’avril. Le conflit qui devait être très court s’éternise et chaque jour rapproche un peu plus le monde d’une crise énergétique et inflationniste d’envergure.
Le Vietnam est l’un des premiers pays à avoir averti de pénuries éventuelles à compter du mois d’avril et de possibles annulations de vols.
De leur côté la Thaïlande et la Chine ont annoncé l’arrêt d’exportations de carburant afin d’alimenter leurs marchés intérieurs.
Les compagnies aériennes pourraient ainsi cesser de desservir certaines destinations où le kérosène ne peut pas être fourni pour les vols retours. La IATA a indiqué que le conflit au Moyen-Orient avait montré de « fortes vulnérabilités en terme d’approvisionnement en kérosène ».
L’Asie et l’Europe seront les deux principales régions à être affectées par cette pénurie. Certains aéroports pourraient ainsi manquer de kérosène très rapidement. Le Royaume-Uni est notamment très vulnérable alors qu’il importe le kérosène principalement d’Arabie Saoudite, du Koweit et des Emirats Arabes Unis. Le pays ne pourrait fournir localement qu’un tiers du kérosène nécessaire. L’Europe dans son ensemble importe environ 25 à 30 % de son kérosène du Golfe.
Alors que le cours du baril de Brent a atteint ce jour 108 dollars, les cours du kérosène grimpent encore plus rapidement alors qu’ils ont presque doublé depuis le début du conflit.
Si la guerre se poursuit, les stocks de kérosène pourraient être épuisés très rapidement et lers compagnies aériennes seraient alors obligées de réduire leurs vols, particulièrement les routes long-courriers. Les compagnies aériennes vont réfléchir avant d’opérer des vols vers les destinations où il y a un manque de carburant
Le risque d'une crise systémique est de plus en plus présent pour un guerre très critiquée aux États-Unis. DOnald Trump avait été élu sur la promesse d'arrêter les guerres. Il avait d'ailleurs critiqué Joe Biden durant sa campagne pour ses guerres et déçoit une partie du mouvement MAGA.
Cette semaine Joe Kent, directeur du centre national du contre-terrorisme a démissionné pour démontrer son opposition à cette opération. La cheffe du renseignement américain, Tulsi Gabbard, a par ailleurs affirmé, dans une déclaration écrite, que l’Iran n’a pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire depuis l’attaque américano-israélienne de juin 2025 note l'Institut des Libertés, ce qui pose des questions sur l'intérêt de la guerre pour le peuple américain.
Actuellement l'économie mondiale risque d'être entraînée dans une crise économique sévère avec pour l'Europe une possible période de stagflation comme dans les années 70 suite aux chocs pétroliers. L'Europe sera la zone qui pâtira le plus de cette guerre comme le Moyen-Orient et l'Asie.
VOUS AIMEZ AIME CET ARTICLE ? SOUTENEZ-NOUS : CLIQUEZ ICI POUR FAIRE UN DON
VOS AVIS SONT PRÉCIEUX : CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE ET PUBLIER UN SUJET DANS LE FORUM
