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Le Ministère de l'Economie et des Finances vient de mettre en place des mesures spéciales pour que le secteur du tourisme puisse faire face à la crise due au coronavirus...

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances a rencontré lundi les deux principaux syndicats d'agences de voyage en France : le SETO et les Entreprises du voyage. Une cinquantaine d'autres organisations représentants différents secteurs impactés par la crise ont également été reçus.

Le Ministère a donc décidé de mettre en place des mesures spéciales pour les entreprises du secteur des voyages comme :

- le report des charges sociales et fiscales par simple envoi d'un mail ; sont donc concernées sans que cette liste ne soit exhaustive le paiement des cotisations URSSAF (dont la taxation des CDDU), le paiement de l’acompte IS, la TVA,

- l’allégements des charges, et dégrèvements d’impôts au cas par cas s’il s’agit d’une question de survie pour l’entreprise,

- l’élargissement de la garantie de la Banque Publique d'Investissement pour les prêts de trésorerie, avec un accès facilité par un numéro vert,

- le recours facilité à l’activité partielle facilité avec un délai de traitement très raccourci. Celui-ci devrait être de 48h avec une acceptation tacite s’il n’y a pas de réponse dans les 4 jours.

Bruno Lemaire et Muriel Pénicaud ont également garanti la rétroactivité des prises en charge.

«A la demande des professionnels, il sera étudié très rapidement le relèvement
du taux de prise en charge par l’état du coût horaire du « chômage partiel » qui est actuellement de 7,74 euros/ heure pour les entreprises TPE/PME pour s’aligner sur le taux horaire du SMIC soit 10,15 euros/ heure» précise par ailleurs un communiqué des Entreprises du Voyage.

Les membres des Entreprises du voyage ont par ailleurs demandé au plus vite la création d’un fond de solidarité qui permettra au moment de la reprise d’accompagner les entreprises qui auront besoin de trésorerie.

«Le ministre n’a pour le moment pas envisagé un tel dispositif» indique les Entreprises du voyage dans un communiqué qui ajoute qu'il souhaite « la création du tout récent comité de filière puisse permettre une réelle coordination en cellule de crise des acteurs du tourisme et du voyage».

Les agences de voyage ont égénralement une rentabilité assez faible. 

Certaines grandes agences ont ainsi fait faillite ces derniers temps à l'image de Thomas Cook. La plus ancienne société de voyage fondée en 1845 au Royaume-Uni a mis la clé sous la porte en novembre 2019. Lors de l'annonce de sa faillite la compagnie avait pointé plusieurs facteurs comme sa dette, mais aussi les étés plus chauds qui incitent moins les voyageurs du nord à partir au sud, les réservations de plus en plus tardives, la concurrence féroce sur Internet…

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