
Les pays du nord sont en avance dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les compagnies aériennes, concernées de près par cette problématique, jouent leur rôle. C’est le cas de Finnair. « Nous nous sommes impliqués dans ce combat dans les années 80 », précise Jarkko Ala-Heikkila, son sales manager France.
La publication, il y a quelques mois, du Carbon Disclosure Projet (CDP), mesurant l’empreinte carbone des plus grandes entreprises mondiales, révèle ainsi que Finnair a réduit de moitié ses émissions de polluants au cours des dernières années.
Pour maintenir son action, la compagnie poursuit le renouvellement de sa flotte long courrier.
En mars prochain, Finnair intègrera ainsi dans sa flotte un nouvel A 330-300. Lequel remplacera le dernier MD11 encore en exploitation, et quelque peu vieillissant.
Et d’ici à 2012, elle mettra en ligne les premiers A350 de sa commande portant sur cinq exemplaires assortis d’options supplémentaires.
« Le rajeunissement de notre flotte nous permet de réduire de l’ordre de 20% consommations et émissions. Ce n’est pas négligeable, et cela nous place en conformité avec les ambitions d’IATA, dont l’objectif est de réduire de 50% les émissions mondiales d’ici à 2020 », reprend Jarkko Ala-Heikkila.
Au-delà de la modernisation de sa flotte, le transporteur s’attache à alléger au maximum ses appareils, pour une partie déjà équipés de winglets afin de limiter la consommation, en diminuant par exemple le poids des sièges.
Finnair avait déjà franchit un cap significatif en 2001 en mettant en place, en collaboration avec
Finavia, l’approche continue en descente (CDA). A l’inverse d’une approche traditionnelle et discontinue, cette méthode engendre une économie d’émissions de 3 à 5%.
Parallèlement, la compagnie poursuit son développement international. Plusieurs routes sont à l’étude, notamment vers l’Asie.
Parmi lesquelles Singapour ou Kuala-Lumpour. Comme les lignes déjà opérées entre l’Europe et l’Asie par Finnair, « ces nouvelles destinations bénéficieront, en tout état de cause, d’une connexion rapide à Helsinki.
Et d’autant plus rapides et confortables avec l’ouverture du nouveau T2 à Helsinki-Vantaa (lien vers papier 1) l’été dernier », confie le manager des ventes pour la France.
L’état d’avancement de ces projets dépend toutefois de la reprise de l’économie. Après une année 2009 qui se termine sur une baisse de près de 10% du trafic, Finnair table sur un début de reprise courant 2010.
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