La guerre en Iran renchérit fortement les coûts du carburant pour les compagnies aériennes. Par ailleurs, elle doivent faire des détours couteux pour opérer des vols vers l’Asie. Selon le président de l’association des hôtels thaïlandais, Thienprasit Chaiyapatranun, « ces détours obligent les compagnies aériennes à augmenter le prix des billets » ce qui aura pour cause « d’empêcher les touristes de venir en Thaïlande ».
On estime que les flux touristiques de visiteurs devraient baisser de 10 à 15 % cette année. L’an passé la Thaïlande avait déjà dû faire face à une baisse de 7 % des arrivées du fait d’une moindre présence des touristes chinois. Dès la première semaine de mars, l’impact de la guerre en Iran a été très significatif avec une baisse de 8,9 % du nombre de visiteurs particulièrement d’Europe et du Moyen-Orient. La Chambre de Commerce et d’Industrie estime que l’industrie touristique pourrait perdre 29 milliards de baht.
Mais tous les pays asiatiques risquent d’être touchés. Cette guerre est particulièrement néfaste pour les échanges entre l’Asie et l’Europe.
Les vols par exemple entre l’Asie et l’Europe étaient déjà bien moins nombreux depuis le Covid et la fermeture de l’espace aérien sibérien suite à la guerre en Ukraine n’a pas arrangé les choses. Désormais avec des prix de kérosène qui explosent et un contournement des zones en guerre, les compagnies ont des coûts opérationnels élevés ce qui ne va pas aider à développer le trafic et donc l’économie entre les deux zones. British Airways a annoncé qu’elle allait suspendre tous ses vols vers Amman, Bahreïn, Doha, Dubaï et Tel Aviv jusqu’à nouvel ordre.
Les compagnies du Golfe de leur côté ont repris très timidement leurs vols. Mais le baril de pétrole était ce jour côté toujours à plus de 100 dollars, un niveau qui commence à avoir un impact très fort sur l’économie.
Alors que la guerre est loin d’être terminée et que les réserves stratégiques sont vidées pour limiter la hausse. Goldman Sachs prévoit un baril de Brent à plus de 100 dollars tout le mois de mars si le détroit d’Ormuz reste bloqué. Pour le moment ni les réserves de pétrole stratégique, ni l’autorisation d’achat de pétrole russe par des pays comme l’Inde n’ont réussi à réduire le cours.
VOUS AIMEZ AIME CET ARTICLE ? SOUTENEZ-NOUS : CLIQUEZ ICI POUR FAIRE UN DON
VOS AVIS SONT PRÉCIEUX : CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE ET PUBLIER UN SUJET DANS LE FORUM
