L’économie français est liquidée avec une dette jamais vue et un déficit totalement hors norme sans parler des faillites qui s’accélère.
Et parmi tous ces secteurs, l’automobile est l’un de ceux qui souffre le plus des décisions politiques : normes Euro 7 bien trop strictes qui renchérissent les coûts de fabrication, malus CO2 qui tue les marchés de l’occasion et du neuf, interdiction des voitures thermiques en 2035. Tout a été fait sciemment pour tuer le secteur.
Sans compter la norme GSR2 qui met en place des capteurs de surveillance (somnolence, impact, dépassement de vitesse) qui renchérissent considérablement le prix des voitures d'entrée de gamme.
Hormis les normes et législation, les taxes sont le dernier coup de marteau qui tue les automobilistes à petit feu.
Contrairement à l’Espagne, les radars sont désormais cachés dans des véhicules, placés dans des endroits sans indication : en bref on a détourné leur usage d’un but de prévention à un objectif de taxation.
Le stationnement qui est un bien public normalement (l’accès à une ville devant être garanti), a été privatisé par les mairies qui utilisent cet argent pour les quelques employés public et leurs salaires, avantages divers ou pour augmenter l’emprise du secteur public local.
Le coût des assurances (l’État prélève entre 15 et 33%), le malus CO2 a connu une hausse sidérante et le niveau des taxes sur les carburants sont devenues totalement hors sol par rapport à l’Espagne ou la plupart des pays européens.
On constate une différence de prix allant jusqu’à un euro par litre entre la France et l’Espagne. Carte grise, TVA sur les carburants, contrôle technique, stationnements hors de prix, radars automatiques, l’automobiliste fait face à une véritable avalanche fiscale.
On estime que l’État prélève environ 90 milliards d’euros par an sur le secteur soit 2900 euros par foyer.
Le tarif de l’essence montre à quel point cette politique tue le marché. Ainsi du fait de la hausse démesurée des prix de l’essence, les revenus ont baissé pour l’État ces dernières semaines. C’est le même constat qui est fait sur l’ensemble de l’économie : le trop plein de taxes français a engendré une stagnation économique jamais vu. Alors que beaucoup se réclament du Général de Gaulle on est très loin de cette France aujourd’hui alors que le secteur public et para-public a atteint un niveau insupportable pour l’économie.
La France a la palme du niveau de taxes sur l'essence en Europe
Ainsi sur un litre d’essence vendu à deux euros, chaque Français paie 1,17 euros de taxes soit 58 %. Ces taxes sont données sans visibilité sur leur utilisation réelle pour accroitre l'emprise du secteur public sur l'économie et enrichir des politiciens dont les salaires et les retraites sont sans rapport avec la moyenne des Français.
La France est ainsi le pays qui taxe le plus l’essence dans toute l’Europe. Le malus CO2 est aussi l’un des pires d’Europe.
La France est ainsi devenue l’un des seuls pays qui n’a pas retrouvé son niveau de ventes d’automobiles d’avant le Covid. Les Français n’achètent plus de véhicules neufs du fait de coûts devenus prohibitifs via notamment les normes européennes et les malus français.
Et l’effet Laffer se retrouve encore là : du fait de cette crise dans l’industrie automobile, l’État a perdu 4 milliards d’euros de recettes de TVA ces 4 dernières années. Et les politiciens ont fait le contraire de ce qu’il aurait fallu faire : ils ont décidé d'augmenté les taxes via la hausse du malus pour compenser cette crise de l'industrie ce qui encore plus freiné le marché.
Il faut 14 mois de salaires pour acheter une voiture contre 10 en 2013 : une inflation des prix jamais vue
On arrive ainsi à un situation jamais vue où l’industrie automobile accuse des pertes gigantesques.
Quant aux Français ils n’ont jamais été autant paupérisés, la voiture est devenue un bien de luxe alors qu’elle est un outil indispensable pour se aller travailler notamment en province.
Le prix moyen d’une voiture neuve atteint 36 700 euros en 2025 contre 26200 euros en 2017 et environ 22 000 euros en 2013.
Cela représente une hausse de 70 % en 12 ans soit trois fois la hausse de l’inflation. Pendant la même période le salaire médian n’a progressé que de 20 %.
Il faut aujourd’hui 14 mois de revenus nets pour acheter une voiture contre 10 mois en 2013. La voiture neuve étant devenue trop chère les Français sont forcés à faire leasing qui consiste à donner une grande part de la valeur au secteur financier.60% des voitures neuves sont désormais achetées en LDD, LOA ou en leasing alors que ce chiffre était quasi inexistant dans les années 70. Vous ne posséderez rien mais vous serez heureux, voilà le dogme des politiciens français et européens. Sachant que le LDD coûte bien plus cher qu'un crédit automobile classique alors qu'une voiture perd 20 à 25% de son prix la première année d'exploitation et se rentabilise sur une longue durée. Le leasing fait porter ce coût énorme de la première années à plusieurs reprises puisque le contrat se renouvelle tous les 5 ans ou moins : une véritable arnaque.
Ils ne sont ainsi plus vraiment propriétaires de leurs véhicules. En 2025, seulement 1 632 154 voitures neuves ont été immatriculées en 2025. cela représente une baisse de 5% par rapport à 2024 et de 26% par rapport à 2019. C'est la 4ème pire année pour le secteur depuis 1972!
Dans l’automobile le marché a été tué par des politiciens idéologiques. Ils ont eu pour seule politique d’ajouter toujours plus de taxes et de réglementations à un secteur désormais en crise.
Pourtant le secteur automobile a toujours été un fleuron de l’économie française depuis le XXème siècle avec ses marques emblématique. On assiste à un tiers-mondisation du pays avec l’aval de presque toute la classe politique, le pays ressemblant de plus en plus à une république bananière...
Il à noter que le problème est identique au niveau de l'UE qui gère la zone à la française c'est à dire avec des taxes et normes qui s'empilent. L'Allemagne connait également la plus grande crise automobile jamais vue depuis 1929...
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A voir cette vidéo :
Cela s’appelle l’esclavagisme ! pic.twitter.com/orGOoBzPUK
— Alain Houpert (@alainhoupert) May 17, 2026
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