Etes-vous pour ou contre l'interdiction des véhicules thermiques en 2035?

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Le Grand Paris a décidé de reporter l'interdiction de circulation des véhicules CritAir 3, une bonne nouvelle mais pas suffisant alors que ces véhicules représentent 41% du parc...

La métropole du Grand Paris va-t-elle finalement suspendre complètement l'interdiction de circulation des véhicules CritAir 3?

On pourrait l'espérer alors que cette mesure semble être très populaire. En effet, les véhicules classés CritAir 3 sont très nombreux et il semble difficile de limiter de fait le droit de propriété d'une voiture, celle-ci étant sans utilisé si elle ne peut circuler dans la métropole du Grand Paris.

Les véhicules CritAir 3 devaient originellement cesser de circuler dans la métropole du Grand Paris le 1er juillet 2022.

Cette interdiction a été repoussée une première fois au 1er janvier 2023. Désormais on vient d'apprendre que ces véhicules pourraient circuler jusqu'au 1er juillet 2023.

Mais ile ne s'agit de bonté ou d'une prise de conscience de l'impopularité de cette mesure par les politiciens. Ceux-ci n'ont toujours pas compris le rejet de ce politiques par les électeurs lors des dernières élections législatives.

La date a été repoussée pour des problèmes techniques, le système de contrôle et de verbalisation n'étant pas encore prêt.

Il reste que la date du 1er juillet 2023 semble être une décision de politiciens hors sol bien trop idéologique et peu pragmatiques. Le nombre de véhicules CritAir 3 est en effet très important . Il s'agit de tous les véhicules Diesel produits entre 2005 et 2010 ainsi que tous les véhicules essence produits avant 2006. Cela représente 14,3 millions de véhicules soit 41% du parc automobile : les politiciens voudraient donc empêcher d'un coup 41% du parc automobile à ne plus rouler.

Cet arrêt de mort d'un grand de véhicules est incompréhensible d'autant plus pour les possesseurs de véhicules diesel alors que l'état a longtemps encouragé à acheter des véhicules de cette technologie.

Il est incroyable de noter qu'avec le FAP es véhicules Diesel sont devenus bien plus propres quasiment au moment niveau qu'un véhicule essence d'autant que leur rendement est plus élevé et que leur moteur dure plus longtemps ce qui est au final plus écologique.

Nous avons démontré dans un article récent que les véhicules électriques apportent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent. A ce titre la décision de suspendre la commercialisation des véhicules thermiques par l'UE à partir de 2035 est un aberration totale comme la fin des centrales nucléaires en Allemagne qui conduit à une utilisation bien plus grande des centrales à charbon.

Dans un sondage réalisé le mois dernier auprès de 806 lecteurs du magazine, 686 personnes sont contre cette interdiction des véhicules thermiques en 2035 soit 85% des sondés.

Il faut regarder le problème de l'émission de CO2 dans sa globalité : la voiture électrique présente beaucoup d'inconvénients

Dans une interview à Autoplus, Carlos Tavares le président de PSA s'est dit frappé par le manque de recul par la frénésie et le manque de recul avec lesquels le sujet est abordé » alors que « la sagesse serait de traiter le problème dans sa globalité ».

Il poursuit « nous savons que beaucoup d’électricité dans le monde est produite par des centrales à charbon, et que beaucoup de pays ne sont pas favorables à davantage de nucléaire. Il faut aussi prendre en compte la fabrication des batteries, leur recyclage en fin de vie, etc. Aujourd’hui, on focalise 99 % de la communication sur l’objet automobile, mais, je le répète, il faut regarder le problème dans sa globalité ».

Il estime que ce sont les clients et le marché qui devraient choisir la technologie et s'offusque logiquement du plein pouvoir des politiques à ce sujet notamment vis à vis de la liberté de circuler : « j’observe qu’en Europe occidentale il y a un vrai risque de réduction de la liberté de mouvement des citoyens. Il me semble que si l’on met en cause cette liberté, ça mérite un débat de société, vous ne croyez pas ? Or, on y va tout droit. Toute l’histoire de l’automobile, c’est plus de sécurité, plus de confort, plus d’agrément. Et, tout d’un coup, on dit c’est fini, il n’y a plus d’agrément, plus de confort, vous allez vous conformer à tel ou tel mode de transport. Ce n’est pas ma vision de la société en tant que citoyen européen ». Nous sommes tout à fait d'accord avec ce constat : l'Etat doit cesser de restreindre les libertés des citoyens frnaçais.

Nous avons pointé dans cet article le choix totalement inutile écologiquement parlant de la voiture électrique et ses multiples désagréments qui ne devraient la réserver que pour certaines zones des villes hautement polluées : bilan CO2 pas si réduit que cela, faible durée de vie des batteries, pollution énorme due à l'extraction des métaux nécessaires, problème de disponibilité de ces métaux si un faible pourcentage du parc européen devient électrique, problème du recyclage de cette montage de déchet de batteries, faible durée de vie, d'autonomie des batteries et lourdes contraintes d'utilisation (recharge à 30-70%, pas d'exposition aux fortes chaleurs, durée de recharge de 6H, pas d'exposition au grand froid), problème de production de l'électricité, prix de l'électricité maintenu artificiellement bas actuellement avec très peu de taxes contrairement à l'essence...

En fait dans l'automobile comme dans l'aérien, il faudrait surtout encourager l'amélioration des technologies existantes via des incitations plus fortes à la recherche.

Etre pragmatique plutôt que révolutionnaire, le défaut des politiciens actuels

Les progrès technologiques ont été immenses en terme de réduction de la pollution notamment dans le Diesel avec les filtres à particules. Mais par exemple ce progrès dans le diesel ont été totalement annulés par la hausse de la taille moyenne des véhicules. Ainsi si l'on voulait vraiment réduire la pollution ce serait assez simple : il faudrait réduire la taille moyenne du parc automobile français via des incitations fiscales et mettre un terme à la mode des SUV ou même des camping-cars...soit tout le contraire du système actuel.

Les solutions ne sont pas dans une révolution comme celle de la voiture électrique mais dans une optimisation des émissions de CO2 des véhicules. Il reste une question à se poser : quand les politiciens français et européens vont-ils enfin redevenir pragmatiques? C'est une question qui s'est posée dans l'énergie et où les changements ont été immenses dernièrement comme avec le retour en grâce du nucléaire, un choix pragmatique que l'Allemagne n'a pas encore fait...

Crédit photo : creative commons.

  
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