Certains qualifient le président argentin Javier Milei d’extrême droite ou populiste, ce qui est totalement faux et contraire à ce qu’il est.
Rappelons tout d’abord que Javier Milei est un libéral libertaire. C’est une idéologie économique qui n’a rien à voir avec l’extrême droite qui correspond notamment à une conception autoritaire de l’ordre tout le contraire d’un libertaire.
Son programme central est la réduction radicale de l’État, la déréglementation, la baisse des impôts, la fin du financement monétaire du déficit et, à terme, la dollarisation.
Quant au fait d’être populiste c’est également tout le contraire. Javier Milei n’a pas cherché à suivre l’expression du peuple argentin mais a au contraire cherché à lui montrer comment résoudre les problèmes créés par les politiciens précédents qui étaient eux populistes en achetant des voix via des emplois de complaisance, en faisant croître la dette ou l’inflation ce qui appauvrissait l’ensemble des Argentins. Milei s'est basé sur ses connaissances économiques pour entrainer le peuple.
En effet l’inflation est un impôt indirect sur les travailleurs qui voient leur pouvoir d’achat fondre de même que leurs économies avec la chute associée de la monnaie du pays.
Alors que certains médias publics en France ont critiqué sa présidence de manière peu partielle, rappelons les faits.
Avant son arrivée au pouvoir la situation était catastrophique en Argentine. Rappelons les faits.
En 2023, avant l’arrivée de Milei au pouvoir, l’inflation était de 211,4 %. Imaginez ce que c’est de vivre dans un pays avec ce niveau d’inflation. Dans les cafés à Buenos Aires les prix n’étaient pas affichés car ils augmentaient tous les jours sans rapport avec la hausse du salaire. Beaucoup de salariés devaient occuper 2 voire 3 emplois pour survivre : j’en ai rencontré plusieurs. Le PIB était en baisse de 1,6 %, le déficit primaire atteignait 2,7 à 2,9 % et le déficit financer 4,4 à 6,1 % selon la méthodologie employée. La dette atteignait 155 % du PIB et le taux de chômage avoisinait 5,7 % au 4ème trimestre avec un taux de pauvreté de 41,7 %.
Une situation quasi identique à la France d’aujourd’hui dirigé depuis les années 80 par des populistes de droite et de gauche qui creusent la dette qui atteint désormais 116 % du PIB avec 5 voire 6 % de déficit. La France est devenue l’Argentine de l’Europe mais passons.
Ce qu’a fait Milei en si peu de temps est incroyable. L’inflation en 2025 a atteint seulement 31,5 % soit le plus bas niveau depuis 2017. Le PIB a été en croissance de 4,4 %. Le solde primaire du budget a été de 1,4 % du PIB, le solde financier de 0,2 à 0,3% et la dette publique a été ramenée à seulement 80,3 % du PIB. Après une mini récession à son arrivée l’économie a été en croissance en 2024 et en 2025 et la forte réduction de l’inflation a changé la vie quotidienne des Argentins. Du fait de la libéralisation les secteurs liés à l’export ont connue une forte croissance comme les sociétés pétrolières et gazières, les mines, l’agriculture et aussi les entreprises d’infrastructures.
Les progrès sont formidables et Milei doit maintenant s’atteler à d’autres défis celui de créer plus d’emplois alors que les secteurs auparavant protégés comme le textile ou dépendant du secteur public ont connu une certaine crise. Il faut donc réorienter l’économie vers le secteur privé en encourageant l’initiative privée et les investissements. Le problème principal de Milei est de créer plus d’emplois en Argentine. Pour cela il pourra sans doute compter sur les États-Unis qui viennent d’annoncer un plan de financement de 7 milliards de dollars par la banque d’import-export pour développer les projets énergétiques, miniers et d’infrastructure.
C’est urgent alors que le taux de pauvreté est en hausse cette année à 31,4 % au premier trimestre contre 28,2 % fin 2025. On est encore loin cependant du taux d’avant l’ère Milei de 41,7 %.
Le problème de l’économie argentine est le nombre d’emplois informels (ce qui arrivera bientôt en France) du fait du coup trop élevés des charges associées : charges patronales, indemnité de licenciement, risque de procès, conventions collectives sectorielles qui fixent des planchers au-dessus de la productivité des travailleurs marginaux. Milei a voulu réduire le coût du travail via la loi de modernisation, mais recruter/licencier quelqu’un reste encore trop complexe en Argentine. Milei devra donc s’atteler à baisser le coût des bas salaires, à faciliter les licenciements et à réduire leurs coûts ainsi qu’à laisser le salaire minimum au plus bas pour éviter le travail informel/au noir.
En bref Milei a fait tout le contraire des politiciens français de droite et de gauche c’est pour cela qu’il est si critiqué. Il n’a pas été un populiste en achetant des voix et des promesses avec de la dette mais en suivant les règles économiques simples et basiques comme celles de l’école autrichienne.
L’Argentine est désormais sur la bonne voie et il faut encore perséverer en facilitant les licenciements et en réduisant le coût formel du travail mais le plus gros est fait. Nous disons donc ce que la presse française n’a pas dit : chapeau Milei!
