
Easyjet a invité environ 40 journalistes à Catane en Sicile afin d’observer les derniers tests de son système AVOID. Notre reporter a été découvrir comment fonctionne cette technologie qui permet d'éviter les nuages de cendres volcaniques.
Ce voyage est le point culminant de deux semaines de test du système AVOID en Sicile: un avion léger a survolé pendant environ 30 heures l’Etna, le volcan le plus actif dEurope, à quelques centaines de kilomètres d'un autre volcan bien connu sur l’île de Stromboli.
Le système AVOID vise à fournir aux pilotes une image en temps réel d’un éventuel nuage de cendres volcaniques.
Les informations sont fournies au cockpit via deux caméras infrarouge qui sont capables de détecter les particules volcaniques jusqu’à 100 kms de jour comme de nuit. La trajectoire de vol peut ainsi être modifiée, à l’image de ce que les pilotes font grâce aux radars météo. Les informations sont également envoyées aux contrôleurs aériens sur terre.
L'inventeur du système AVOID, le Dr Fred Prata, est le directeur technique de Nicarnica Aviation.
Un B747 avait perdu l'usage de ses quatre moteurs en survolant un nuage de cendres
L’histoire du vol KLM 867 lui a donné l’idée d’inventer cette technologie: durant ce vol un B747 avait perdu momentanément l’usage de ses quatre moteurs en traversant un nuage de cendres volcaniques au dessus de l’Alaska.
Les cendres volcaniques sont une menace pour les moteurs à réaction car une fois entrées dans les réacteurs, les particules se solidifient sous forme de dépôts vitreux : elles peuvent alors empêcher le réacteur de fonctionner.
Les dégâts économiques de ce vol KLM ont été estimées à environ 80 millions de dollars: « c’est ce genre de chose que nous voulons essayons d'éviter avec cette nouvelle technologie» a déclaré le Dr Prata.

Selon Ian Davies, plus il y aura d’avions équipés de cette technologie, et plus les contrôleurs aériens pourront cartographier les nuages de cendres à l'avenir.
AVOID: une technologie en attente de tests additionnels..
Malgré le succès de ces premiers tests et le sentiment général d'optimisme de la part de Nicarnica et d’Easyjet, la technologie doit encore être testée sur des avions commerciaux plus rapides et elle dot être approuvée par les organismes de certification.
«Nous souhaitons la tester à des vitesses plus élevées, à plus haute altitude et avec une plus faible visibilité» afin que «le système fasse ses preuves» assure le Dr Prata.
Il a déclaré qu'il est important de tester cette technologie dans «les zones où il n'y a pas de cendres», afin de maintenir le risque de fausse détection aussi bas que possible: pour le moment aucun test n’a abouti à une fausse détection.
Les deux parties espèrent mener d'autres tests avec Airbus à bord d'un A340 à 30000 pieds afin que l’on voie s’il peut détecter des cendres jusqu’à une distance100kms.
...et d'une certification
La technologie devra ensuite suivre un processus de certification avec l'European Aviation Safety Agency (EASA) pour pouvoir être installée sur des aviosn commerciaux d'ici la fin de 2012.
Une chose est sure: la menace de désorganisation généralisée de l'industrie aéronautique et des passagers aériens du fait d'une autre éruption volcanique est peut-être imminente.
On attend une éruption du volcan Katla. Il est situé à côté du volcan Eyjafjallajokull qui a causé des perturbations importantes en 2010 (et a coûté environ 50 millions de livres à Easyjet en 2010).
Il est sous étroite surveillance des vulcanologues islandais car son activité sismiques a augmenté récemment.
Une technologie comme l'AVOID aurait pu réduire les pertubrations du trafic aérien
Les analyses réalisées par le Dr Prata et de l'Institut Norvégien de la recherche atmosphérique (NILU) au sujet de l'éruption volcanique de 2010 suggèrent que l’on aurait pu éviter d’aussi importantes perturbations pour le trafic aérien.
En combinant les données infrarouges téléchargées à partir du satellite géostationnaire européen SEVIRI avec les modèles actuels de dispersion atmosphérique, on a pu déduire que durant toute la période de l'éruption du volcan Eyjafjallajokull, les cendres à des niveaux de concentration ne permettant pas de voler, occupaient seulement 2% de l’espace aérien.
Selon Ian Davies, 98%de l'espace aérien aurait pu être maintenu ouvert à la circulation aérienne.
D'autres compagnies aériennes sont censées faire des recherches afinde développer leurs propres systèmes de détection des nuages de cendres volcaniques.
Plus d'informations: www.easyjet.com
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