La compagnie low-cost irlandaise a fortement augmenté ses bénéfices durant le 1er semestre de son exercice fiscal 2026…
Ryanair continue de surfer sur la vague low-cost tout en étant intransigeante avec les Etats-Unis qui ne jouent pas le jeu de la croissance. Ainsi la compagnie a réduit récemment ses vols en France ou en Allemagne du fait de la hausse des taxes sur l’aérien dans ces deux pays. Mais cela n’entrave pas sa croissance et sa rentabilité au contraire : cela affecte par contre la santé économique de ces deux pays, le trafic étant en berne.
Ryanair va de publier des bénéfices de 2,9 milliards d’euros pour le premier semestre 2026 soit une hausse de 40 % par rapport à la même période de l’an passé.
Alors que la compagnie était inquiète des retards de livraison au nivvveau de Boeing cela semble s’être amélioré.
« Boeing a amélioré ses livraisons tout au long du mois de septembre et jusqu'en octobre, ce qui a permis à notre groupe de transporter davantage de passagers au premier semestre et d'augmenter de manière sélective sa capacité pendant les vacances scolaires d'octobre et pendant la période de pointe des voyages de Noël/Nouvel An. Ryanair comptait 204 B737-8200 « Game changers » dans sa flotte de 641 appareils à la fin octobre et nous sommes convaincus que les 6 derniers Game changers restants (210 commandes) seront livrés bien avant la saison 26, ce qui permettra une croissance du trafic de 4 % pour atteindre 215 millions l'an prochain (exercice 27). Boeing prévoit la certification du MAX-10 mi-2026 et espère respecter les dates de livraison prévues dans notre contrat pour nos 15 premiers MAX-10 au printemps 2027, 300 de ces avions à faible consommation de carburant devant être livrés d'ici mars 2034 ». La compagnie a aussi augmenté ses tarifs moyens à 58 euros soit 13 % ce qui a contribué à la hausse des bénéfices. La compagnie aura transporté 118 millions de passagers au premier semestre 2026 contre 115,3 l’an passé soit une hausse de 3 %.
Critique de la Commission Européenne sur la compétitivité
La compagnie a critiqué à juste raison la Commission Européenne.
« Nous restons préoccupés par le fait qu'Ursula von der Leyen (et sa nouvelle Commission) n'aient rien fait, au cours des 14 derniers mois, pour améliorer la compétitivité européenne en mettant en œuvre les recommandations du rapport Draghi de septembre 2024. Les compagnies aériennes européennes ont demandé l'égalité de traitement en matière de taxes environnementales, en alignant les taux du système d'échange de quotas d'émission (ETS) sur ceux du CORSIA, et à une réforme urgente du contrôle aérien (ATC) en protégeant les vols pendant les grèves nationales et en veillant à ce que les principaux fournisseurs européens de services ATC en France, en Allemagne et en Espagne disposent d'un personnel suffisant pour la première vague départs de vols quotidiens. Ces réformes sont urgentes et il est grand temps que la présidente von der Leyen cesse de parler de réforme et commence à agir » estime la compagnie.
Ryanair a également critiqué une nouvelle réglementation européenne qui impose d’inclure gratuitement un bagage cabine avec tout billet. Ryanair comme Wizz Air facture tout bagage plus grand qu’un bagage à main. Pour son exercice 2026, Ryanair prévoit de transporter 207 millions de passagers (+3%), sans donner d’estimations précises sur sa rentabilité. La compagnie espère cependant présenter une croissance globale de ses bénéfices par rapport à 2025 en récupérant « la baisse de 7 % des prix de l’an passé ». Les résultats « dépendent d'vènements extérieurs comme l’escalade en Ukraine, le Moyen-Orient ou des chocs macro-économiques ».
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