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Taxe de solidarité : le ministre des Transports critique Ryanair

Ryanair délaisse la France, le ministre critique

Dans une interview au Parisien, le ministre des Transports a critiqué les attaques de Ryanair contre la forte hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion. Il a oublié de dire que toutes les compagnies aériennes françaises, les aéroports, les pilotes ont critiqué sa hausse et son impact sur la compétitivité…

La hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion a été critiquée par quasiment tous les acteurs du secteur aérien en France.

Ces acteurs ont prévenu qu’elle allait conduire à une baisse de compétitivité des compagnies aériennes françaises et une baisse des vols des compagnies étrangères en France face à ces taxes.

L’Union des Aéroports français a ainsi déclaré : « Les augmentations massives de la fiscalité du transport aérien décidées en 2025 vont pousser les compagnies low-cost à fuir les aéroports français. La surtaxation du transport aérien en France mène clairement à la décroissance et nous conduit à un net décrochage par rapport à l’Espagne, l'Italie ou le Portugal qui ont fait le choix inverse de ne pas surtaxer leur transport aérien et en retirent déjà les bénéfices économiques et touristiques ».

La FNAM qui regroupe les principales compagnie françaises a également vertement critiqué cette hausse des taxes en montrant dans une étude le poids démesuré des taxes dans le prix des billets d’avion en France par rapport à presque tous les pays d’Europe.

Pourtant le gouvernement a choisi de ne pas écouter tous ces acteurs et de taxer encore plus le secteur. C'est la logique de la politique menée depuis de nombreuses années. Développer toujours plus les taxes, les impôts et le secteur public.

La France s’enfonce ainsi dans une gestion quasi communiste avec un gouvernement qui se dit de centre-droit.

Comme l’explique Charles Gave : Quand on atteint plus de 50 % de prélèvement dans une économie on passe au communisme.

Le problème et c’est ce qu’a démontré Laffer, quand on applique trop de taxes l’économie décroit et c’est ce qui arrive au secteur aérien et à toute l’économie française.

Dans une interview au Parisien, le ministre des Transports a préféré critiquer Ryanair qui désinvestit le pays sans en comprendre les raisons.

« C’est du marketing. Leur communication est en permanence violente envers les États, les gouvernements et leurs représentants. C’est leur stratégie pour essayer de s’exonérer de leurs obligations sociales et fiscales, tance le ministre. Qu’ils balaient devant leur porte ! » a-t-il déclaré.

Pourtant Ryanair est logique : si la France est moins compétitive, elle investit ailleurs. Et les opportunités sont nombreuses en Europe et dans le monde.

Le chef d’entreprise a soumis un plan à la France pour doubler le trafic annuel de Ryanair d’ici à 2030, passant de 15 à 30 millions de passagers. Mais à condition que «le gouvernement supprime les taxes sur l’aviation », car sinon, « nous avons des alternatives moins coûteuses ailleurs, où d’autres pays réalisent la stupidité des augmentations d’impôts tricolores et essaient de l’exploiter », a expliqué le CEO de Ryanair. « La France préfère les taxes à la croissance ».

Après son départ de Bordeaux l’an passé là aussi à cause de taxes bien trop élevées, Ryanair a décidé en toute logique de réduire de 13 % son activité en France et va quitter les aéroports de Strasbourg, Bergerac et Brives. Mais elle va aussi baisser de 9% son offre à Marseille, de 8% à Beauvais et de 4% à Toulouse : il s’agit d’un désengagement massif alors que le marché aérien est en croissance. A Bordeaux le désengagement de Ryanair a créé un choc à l'économie avec des dizaines de liaisons disparues et les flux touristiques afférents. Ce qui a également fortement restreint les destinations possibles pour les Bordelais alors que l'offre de vols en province est déjà très mince.

Ryanair privilégie l'Espagne à la France

Et ce sont d’autres pays qui vont en profiter comme l'Espagne. Au premier semestre 2025, Ryanair a réalisé 258267 vols soit 19 % des vols du pays. Elle est ainsi la première en terme de nombre de passagers transportés. Avec Vueling elle domine la plupart des aéroports espagnols. Pendant que Ryanair désinvestit en France, on note en Espagne une accélération de l’offre low-cost note le quotidien Preferente, tout le contraire de la France.

Et pour cet hiver l'Italie et Malte vont être les grandes bénéficiaires d'une hausse de l'offre de la part de Ryanair ainsi que les aéroports de Bruxelles Charleroi, Londres Stansted, Alicante, Cracovie et Malte. 

La France seul pays européen en décroissance cet hiver chez Ryanair : la France se distingue encore par son niveau d'imposition et sa gestion lamentable des comptes publics

La France qui n'est plus que numéro 2 mondial en terme de tourisme derrière l'Espagne en revenus va encore perdre de la compétitivité avec cette désaffection méritée de la part de Ryanair. La France est le seul pays européen où Ryanair est en décroissance!

Les Français n’ont malheureusement pas encore compris que la gabegie du secteur public en France grève toute l’économie et que pour soutenir ce secteur public et ces salaires pléthoriques, il faut lever toujours plus d’impôts ce qui conduit à la récession qui vient… Selon l’INSEE le PIB a progressé de 0,1 % au premier trimestre et de 0,3 % au second trimestre après une croissance très maussade en 2024.

L’OFCE prévoit une croissance de 0,5 % en 2025 : autant dire rien. Et aucune réforme d’envergure pour réduire la taille du secteur public et les privilèges des élus et politiciens n’a été menée, ni pour réduire la retraite du secteur public cause principale du déficit des retraites françaises (qu'on arrête d'ailleurs d'emmerder les salariés du secteur privé alors que leur système de retraite est peu déficitaire).

Alors on taxe les secteurs les plus productifs au risque d’accélérer la chute de toute l’économie...On a déjà assisté par le passé à une telle gestion en URSS, à Cuba ou en Chine sous Mao avec es conséquences que l'on connait. Un secteur administratif pléthorique dirigeait ces pays. Récemment un chef d'entreprise m'a fait une confidence : en France il n'y a que le secteur public qui ne soit pas en crise : tout est dit.

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