Le premier exemplaire du guide Michelin à vu le jour en 1900 à l’occasion de l’exposition universelle de Paris quand Édouard et André Michelin ont eu l’idée des publier un guide pour les automobilistes. Le guide comprenait des cartes et des articles pratiques pour les cyclistes et les automobilistes comme comment changer ses pneus. Il a été publié à 35 000 exemplaires pour sa première édition et est offert à chaque acheteur de pneus.
Les frères Michelin ont parié très tôt sur l'automobile avec le guide Rouge
Il visait à l’origine surtout les cyclistes, mais les frères Michelin ont eu l’idée très tôt d’aborder des thèmes propres aux voitures voyant le potentiel de ce nouveau moyen de locomotion. En 1900 la France ne compte alors que 2 400 automobilistes. En 1904 pour sa 5ème édition le guide intègre des hôtels avec leur prix affiché sous la forme d’une bougie. En 1909 le guide prend son essor et est désormais édité à 76 000 exemplaires.
Le guide devient payant en 1920 avec des références de restaurants où s’arrêter.
Les étoiles apparaissent en 1926 : date du début du guide sous sa forme actuelle
C’est en 1926 que le guide naît sous sa forme actuelle en distribuant des étoiles aux meilleurs restaurants dans le guide rouge: le guide référence dans sa première édition 46 tables. Le guide régional aujourd’hui guide Vert apparaît et se distingue cette année là.
En 1931, le guide présente alors un classement de une à trois étoiles particulièrement sur l’axe Paris-Lyon-Marseille et sa route des vacances, la fameuse RN 7.
Une étoile est alors une très bonne table, un restaurant deux étoiles offre une excellente cuisine qui mérite un détour et un restaurant trois étoiles offre une cuisine exceptionnelle qui mérite le voyage à elle seule. Cette classification a été conservée pour les guides Verts pour classer les attractions.
Guide Michelin : des critères de classement rigoureux
Aujourd’hui le Guide Michelin édite 28 titres dans 25 pays. Il est devenu une référence mondiale pour la qualité des restaurants et la fréquentation ainsi que la réputation des restaurants sont suspendus aux décisions des critiques du guide. Le guide choisit les restaurants en fonction de 5 critères : la qualité des produits, la maîtrise des techniques de cuisine, la personnalité du chef via sa cuisine, la maîtrise du goût et des saveurs et la régularité de l’offre dans le temps.
La mère Brazier à Lyon a été l’une des premières tables étoilée à Lyon. C’est là où Paul Bocuse a appris le métier. Le restaurant de George Blanc appelé la Mère Blanc est également l’un des plus anciens à avoir conservé son étoile depuis 1929.
Le Japon, le Royaume-Uni et la Chine et les pays de culture chinoise trustent les classements
Depuis quelques années, le guide rouge multiplie les éditions dans de nombreux pays et la France n’est plus la référence de la gastronomie. Tokyo est ainsi devenue la ville la plus étoilée au monde suivie par Paris, Kyoto, Osaka, Londres et Hong Kong. Le Japon s’est imposé comme l’autre pays de la grande gastronomie de même que le Royaume-Uni avec Londres et la Chine avec Hong Kong, une ville où les hôtels et les restaurants présentent de plus des vues incroyables. New York et Singapour arrivent respectivement en 7 et 8ème position devant Shanghai et Taipei qui clôturent le top 10.
Le guide suit désormais aussi les tendances comme la cuisine végétarienne avec le premier restaurant étoilé de ce type en 2020 : le Seven Swans à Francfort. En 2020, le guide a également lancé les étoiles vertes pour récompenser les restaurants à l’avant-garde de la restauration durable ou les Bib gourmand pour récompenser les petites tables au bon rapport qualité-prix.
Le guide Rouge va classer les domaines vinicoles
Le guide Rouge va également s'immiscer dans le domaine du vin avec des classements par grappes (1/2/3) pour les domaines avec 5 critères : qualité de l'agronomie, maîtrise technique, identité, équilibre et constance. La Grappe MICHELIN fera ses premiers pas dans deux des régions emblématiques du paysage viticole mondial : le Bordelais et la Bourgogne.
Quand au guide vert (anciennement rouge), il s’en vend environ 1 million d’exemplaires chaque année. Une collection Off permet désormais de visiter une ville en évitant les endroits touristiques. Comme le guide Rouge, le guide Vert s’adapte au tendance en contournant le sur-tourisme.
Il s’adapte aussi aux modes. Depuis un an les ventes des guides vers les États-Unis sont en baisse de 40 % tandis que les ventes vers la Corée du Sud, la Thaïlande, le Vietnam et le Japon s’envolent. Une chose relie les deux guides : la folie des Français pour la gastronomie nippone et la culture japonaise ou asiatique !
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