Alors que certaines compagnies low-costs ont suspendu leurs activités en Asie comme JetStar Asia, les low-costs asiatiques ne se sont pas vraiment remises de la période du Covid. Elles font face à des hausses coûts et un trafic qui sur de nombreuses liaisons n'a pas récupéré les niveaux d'avant le Covid...
Depuis ces 5 dernières années suite au Covid, le trafic n’a pas vraiment retrouvé son record d’avant la pandémie. On a noté une baisse des voyages d’affaires et la reprise en Chine plus modeste qu’attendue a pesé sur la demande des vols.
Malgré ce trafic en berne, les compagnies aériennes low-costs ont du faire face à une hausse des coûts notamment au niveau des aéroports notamment à Hong Kong, Kuala Lumpur mais aussi à Singapour. JetStar Asia qui a suspendu ses activités récemment a notamment critiqué la hausse des frais d’aéroport à Singapour pour moderniser l’aéroport. Mais depuis le Covid d’autres coûts ont grimpé au niveau de la main d’oeuvre et des frais de traitement au sol.
JetStar n’est pas la seule à avoir des difficultés : HK Express a affiché des pertes de 524 millions avant impôts pour le premier semestre de l’année contre une perte totale de 204 millions en 2024. Air Asia a également affiché une perte de 475 millions de RM l’an passé.
Les low-costs asiatiques augmentent les tarifs des billets d'avion pour compenser les coûts
Pour faire face à ces coûts, les low-cost ont augmenté les tarifs, pour certaines d’environ 20 % depuis la pandémie ce qui a pesé sur la demande. Pour certains comme « Tony Fernandes, la hausse des coûts sont un signe que certaines villes ne veulent pas être associées avec les compagnies low-costs et que l’aéroport de Senai à Johor pourrait devenir une alternative à Singapour».
En France le constat est similaire alors que Ryanair a quitté la ville de Bordeaux suite à la hausse importante des frais demandés par l’aéroport pour sa modernisation. La solution viendra peut-être comme pour Ryanair de déporter des vols de certaines grandes villes comme Bordeaux vers des aéroports moins couteux de villes secondaires comme la Rochelle, Limoges, Brive ou Bergérac d’autant que d’autes contraintes pèsent sur les grandes villes comme les ZFE ou le coût du stationnement.
Malgré une certaine morosité l'Asie est bien placée pour ses aéroports low-costs
La stratégie de Jetstar en Asie vise à être similaire en développant des vols au départ de villes secondaires pour réduire les coûts.
Dans la région, l’aéroport de Kuala Lumpur a été classé comme le premier hub mondial pour les low-costs selon le rapport OAG Megahub 2025. AirAsia la compagnie de Tony Fernandes y opère 36 % de tous les vols.
Malgré cette relative faiblesse ces dernières années des low-costs, ces compagnies restent très fortes en Asie. La région compte ainsi 16 des 25 plus grands aéroports pour les low-costs. L’aéroport de Séoul Incheon arrive ainsi en seconde position devant Manille et Hong Kong en 4ème position.
Les compagnies low-costs asiatiques sont reconnues parmi les meilleures au monde comme Scoot, la filiale de Singapore Airlines basée à Singapour qui vient d'être nommée meilleure low-cost long-courrier au monde par Skytrax devant Jetstar Airways une autre compagnie asiatique ou AirAsia nommée meilleur low-cost devant Scoot.
AirAsia va ouvrir n nouveau hub à Cebu pour relier l'Asie du Sud et l'Australie
AirAsia justemet investit pour l'avenir. Elle va inaugurer sa 16ème base à Cebu aux Philippines en basant deux avions avec un objectif de 5 d’ici 2026 même si comme dans le reste de la région la tendance est plutôt morose. Les arrivées de touristes aux Philippines sont toujours en dessous des chiffres d’avant la pandémie.
AirAsia veut ainsi ouvrir 10 nouvelles routes internationales et domestiques au départ de Cebu d’ici l’an prochain avec l’objectif de faire de Cebu un hub entre l’Asie du Sud et l’Australie. Malgré la morosité les compagnies low-costs continuent à se développer et attendent la reprise forte du marché chinois ou le décollage imminent du marché indien. En Chine, l'activité industrielle a connu son sixième mois de baisse, chose jamais vue depuis 6 ans.
Malgré les challenges en terme de coûts suite au Covid, les low-costs asiatiques ont de bonnes raisons d’espérer : la région sera celle qui connaîtra la plus forte demande en terme d’avions dans les prochaines années et la Chine est bien positionnée pour devenir un moteur régional fort avec ses mégasociétés technologiques qui sont les seules à concurrencer les GAFAM américains au contraire de l’Europe totalement absente et marginalisée de fait...
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