En mars 2026? Nous vous avions annoncé que l’île allait s’ouvrir aux investissements américains suite au blocus pétrolier des Etats-Unis envers l’île.
Et cela va aller bien plus loin. L’île qui avait déjà initié plusieurs réformes économiques depuis la mort de Fidel Castro a décidé d’ouvrir fortement son économie.
Le gouvernement a annoncé 176 réformes qui visent à développer le secteur privé, les importations et les importations. Elles permettront aussi aux entreprises de recruter du personnel librement soi presque plus facilement qu’en France et d’autoriser les investissements par les Cubains habitant à l’étranger. Les banques privées pourront également s’établir dans l’île et des investisseurs privés pourront vendre ou acheter des biens.
Dans le secteur du tourisme, les investisseurs privés pourront détenir en totale propriété des projets touristiques y compris dans les zones réservées auparavant à l’État comme le centre-ville de la Havane, Trinidad et Los Cayos. Les agences de voyage privés seront désormais autorisées de même que les agences de location de voitures. Parallèlement les marques cubaines connues comme Bodeguita del Medio, la Floridita et Gato Puerto pour se développer l’international via des franchises.
Ce projet soutenu par le président Raúl Castro a été annoncé par le Premier ministre Manuel Marrero Cruz. Il a indiqué qu’il ne s’agissait pas uniquement de réformes économiques mais de changements économiques et sociaux en transformant l’économie sans abandonner les principes de la révolution de 1959.
Il s’agit sans doute de la réforme la plus importante menée à Cuba depuis les années 90. Malgré ces réformes, l’île souffre toujours du blocus américain et les négociations n’ont pas avancé entre les deux parties alors que le gouvernement américains semble chercher un changement de régime.
La situation sanitaire sur l’île reste toujours préoccupante, l’essence rare et les poubelles s’empilent dans les rues.
Le ministre des Affaires étrangères cubaines Bruno Rodríguez a assuré que Cuba répondra avec toute sa force contre une attaque militaire et que des milliers de personnes périront. « Cuba n’est pas et ne peut être une menace pour les Etats-Unis » a-t-il assuré. Espérons que les négociations entre les deux pays aboutissent rapidement, le blocus conduisant à une catastrophe humanitaire notamment au niveau des personnes malades dans els hôpitaux.
