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 Plus de 200 membres d'ACI Europe, l'association professionnelle des aéroports européens, se sont engagés à avoir des émissions zéro nettes de carbone d'ici 2050.

L'organisme a également appelé le secteur de l'aviation à développer une «ambition et une vision communes» à long terme pour la réduction des émissions, en complément des efforts existants.

Il existe déjà trois aéroports à zéro émission en Europe; Luleå, Ronneby et Visby, toutes exploitées par l’exploitant d’aéroports suédois Swedavia.

Swedavia fixe le même objectif pour son hub de Stockholm Arlanda d'ici 2020. L'aéroport de Hambourg vise à atteindre des émissions zéro carbone d'ici 2022, tandis qu'Amsterdam Schiphol, Eindhoven, Copenhague et l'exploitant aéroportuaire norvégien Avinor visent 2030.

La liste des aéroports comprend également Gatwick, Heathrow, Stansted, Londres, East Midlands, Dublin, Bristol, Manchester, Édimbourg, Bruxelles, Cork, Düsseldorf, Francfort, ANA Aeroportos de Portugal, Paris CDG, Paris Orly et Lyon-Saint Exupéry.

ACI Europe estime que cet engagement éliminera environ 3,5 millions de tonnes de CO2 par an.

La résolution a été adoptée par 203 aéroports cette semaine alors que des délégations du monde entier se sont réunies à New York pour le Sommet mondial sur l'action pour le climat de l'ONU.

Plus de 100 villes, 66 pays et 93 entreprises se sont engagés à réduire leurs émissions de carbone à zéro d'ici 2050, mais pas certains des plus gros pollueurs au monde, tels que les États-Unis, la Chine et l'Inde.

L’Assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations Unies pour l’aviation civile (OACI), qui s’est tenue à Montréal, a également eu lieu cette semaine, au cours de laquelle la réduction des émissions était une priorité.

Le groupe a convenu de s'associer au Forum économique mondial «sur des questions relatives à la durabilité et à tous les aspects du développement de l'aviation».

Il a annulé sa session du vendredi, car elle coïncidait avec des «grèves du climat» dans le monde entier, y compris à Montréal, au cours desquelles des milliers de personnes se sont rassemblées pour demander une action urgente pour lutter contre le changement climatique.

Certains ont reproché à l’OACI son fonctionnement trop opaque.
Comment l'aviation peut-elle réduire ses émissions?

Les vols internationaux représentent actuellement environ 1,3% des émissions annuelles de gaz à effet de serre produites par les activités humaines, tandis que l’aviation, dans son ensemble, en représente plus de 2%. Aux taux actuels de croissance la pollution pourrait augmenter énormément au cours des prochaines décennies : jusqu’à 300% d’ici 2050, selon une estimation de l’OACI.

L’Association du transport aérien international (IATA), un groupe de près de 300 compagnies aériennes, s’est déjà engagée à limiter les émissions nettes de CO2 l’an prochain et à réduire les émissions nettes de CO2 de 50% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005.

Parmi les solutions envisageables, citons les investissements dans les biocarburants et les avions électriques pour les vols court-courriers, ainsi que le renouvellement des flottes avec des appareils plus économes en carburant tels que l’Airbus A350.

La résolution adoptée cette semaine par les aéroports européens ne s’applique qu’aux émissions de carbone «sous leur contrôle»; elle n’inclut donc pas les émissions des avions.

La plupart d'entre eux se rapprocheront du zéro CO2 grâce à une combinaison de compensation des émissions de carbone, d'utilisation de véhicules électriques, de réduction de la consommation d'énergie sur les sites et d'approvisionnement en énergie provenant de sources plus vertes.

Swedavia, par exemple, affirme utiliser des biocarburants pour chauffer ses bâtiments et de l’électricité «verte» dans d’autres opérations.

Liam McKay, directeur des affaires générales à l'aéroport de London City, a déclaré à Business Traveler que ses mesures incluraient un investissement de 500 millions de livres sterling dans l'installation d'un nouveau micro-réseau énergétique et de 900 m² de panneaux solaires, ainsi que la remise à zéro de tous les véhicules côté piste d’ici 2030. L’aéroport vise aussi à réduire la demande énergétique dans la mesure du possible sur l’ensemble de l’aéroport.

Les aéroports peuvent également aider les compagnies aériennes dans leurs opérations. Le plan en quatre étapes d’Heathrow pour la neutralité carbone comprend des offres de redevances d’atterrissage moins chères pour des avions plus propres; la réduction des émissions des aéronefs au sol grâce à l'accès aux sources d'alimentation disponibles et à la réduction des temps de roulage; et le soutien de projets de biocarburants basés au Royaume-Uni (comme la collaboration de British Airways avec Velocys et celle de Virgin Atlantic avec Lanzatech).

Il propose également des redevances d'atterrissage gratuites pendant un an pour le premier vol électrique commercialement viable, d'une valeur d'environ 1 million de livres sterling.

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