Une grande conférence s’est tenue au stade de France la semaine passée pour discuter de la stratégie touristique française. La France est la première destination touristique au monde mais n’a engendré que 77,5 milliards de recettes internationales en 2025 bien loin de l’Espagne qui a dépassé 105 milliards. L’Alliance qui regroupe les principaux acteurs du tourisme en France se donne un objectif : 100 milliards de dépenses d’ici 2030 soit 22,5 milliards de recettes en plus.
Pour atteindre cet objectif l’idée est d’augmenter la durée du séjour pour ajouter 5,8 milliards via une demi nuit de plus par visiteur, créer davantage de valeur par nuitée pour atteindre 12,7 milliards en plus en augmentant le panier moyen et développer l’activité sur une plus longue période soit 4 milliards en plus.
L’alliance a aussi rappelé que le tourisme est d’abord français avec près des deux tiers des dépenses générées par nos compatriotes. Cela risque de poser problème pour la croissance future alors que le décalage du PIB par rapport aux Etats-Unis ou à l’Asie pose un vrai problème. Comment améliorer les chiffres français alors que le pouvoir d’achat des Français a été fortement réduit ces dernières années du fait de la hausse ds prix de l’énergie du fait de mauvaises politiques européennes et françaises, de la hausse du coût de l’automobile pour les mêmes raisons (normes trop élevées) et des coûts sans cesses plus élevés de l’immobilier pour les propriétaires. Parallèlement la dette a explosé augmentant les taux d’intérêt ce qui ralentit l’économie et l’inflation réelle est bien plus élevée que celle mesurée par l’INSEE. Plus de tourisme français passe donc par une meilleure situation économique.
Quant au tourisme étranger il dépend aussi de l’image de la France à l’international. Or les Français étant moins riches et travaillant moins il y a un décalage de la demande vis à vis de nombreux pays.
Les Américains ont bien moins de vacances que les Français tout comme les Asiatiques et dépensent plus moins longtemps. Or l’offre haut de gamme en France est bien plus limitée que dans d’autres pays notamment dans de nombreuses stations balnéaire de l’Atlantique.L’alliance propose par ailleurs de plus s’appuyer sur l’évènementiel et les voyages d’affaires via les congrès, salons, de développer une filière du tourisme gastronomique ne pérennisant un ambassadeur de la gastronomie et en enrichissant le fruit maison avec une demi portion pour les enfants. Les enfants étant souvent les parents pauvres des restaurants ce qui nuit aux familles. L’idée est aussi de structure les filières à fort potentiel comme l’agritourisme à l’image de l’Italie, l’oenotourisme, le tourisme de savoir-faire, des seniors…L’idée est aussi d’instaurer des standards nationaux de sécurité et d’accueil et des équipements modernes sanitaires. En terme d’emploi il faut selon l’association « sanctuariser le soutien à l’apprentissage et à l’alternance, lancer un acte II de la loi Avenir professionnel en développant les formations diplômantes en entreprises. Il faudrait aussi revaloriser les emplois du tourisme alors que l’on manque d’employés mais que l’on forme des fonctionnaires BAC +5 à la pelle.
Au final de bonne propositions même si aujourd’hui pour les entreprises il y a un vrai problème en France : le pays souffre d’un trop plein d’administration, de normes, de réglementations qui freinent la croissance et l’initiative. David Lisnard l’a bien compris tout Javier Milei en Argentine.
L’Alliance propose un choc d’investissement et de simplification peu à la mode chez les énarques et les Sciences Po Paris gavés de rêves d’administration. L’alliance veut créer une grande linge de financement nationale dédiée à la modernisation ,veut garantir un maxcium de deux ans d’instruction pour les projets structurants et demande une stabilité réglementaire, fiscale et sociale pour donner de la visibilité aux investisseurs. On en est très loin notamment dans l’immobilier qui meurt à petit feu de taxes, réglementations, rénovations énergétique souvent sans intérêt, contrôle des loyer et droit de louer divers à la tête du client.
« La France ne gagnera plus la compétition touristique en accueillant toujours plus, mais en accueillant mieux, en faisant séjourner plus longtemps et en créant de la valeur. Pour cela, il faut inscrire notre action dans le temps long grâce à une stratégie nationale à horizon 2045 pilotée par des indicateurs stables. Cela passe par des réformes institutionnelles fortes — comme un guichet unique préfectoral garantissant des projets instruits en deux ans maximum ou la sécurisation pluriannuelle de l’apprentissage — mais aussi par un choc d’investissement. Enfin, cette ambition doit se traduire par des mesures de terrain très concrètes : de la «demi-portion fait maison» pour les enfants au restaurant jusqu’au déploiement de standards nationaux de propreté et de sécurité dans nos grands hubs de transport » note l’Alliance.
De belles paroles qui espérons-le seront prises en compte par nos énarques, notamment pour le choc de simplification qui devient urgentissime…
Illustration : copie d''écran.
Plus d'informations : www.alliance-france-tourisme.fr
