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La SNCF, la RATP et les Réseaux Ferrés de France ont indiqué conjointement qu’une approche européenne» méritait «toute l’attention des pouvoirs publics et du groupe, sans se prononcer sur la pertinence de telle ou telle solution concernant l’avenir de l’entreprise».

Selon l’agence de presse Reuters, Siemens proposerait désormais de céder la totalité de ses actifs ferroviaires en échange du rachat de la branche énergie d’Alstom et la constitution d’une co-entreprise dans le domaine de la signalisation.

L’éolien et l’activité nucléaire seraient revendus à Areva.

L’état pourrait par ailleurs monter à hauteur de 10% au capital d’Alstom contre 0,9% aujourd’hui.

Une solution qui permettrait de conserver des activités industrielles stratégiques en Europe.

L'histoire du dépeçage des fleurons industriels français est à mettre en exergue par rapport au cas Alstom.

Patrick Kron, l'actuel président d'Alstom a été membre du Comité exécutif de Pechiney en 1993 puis a dirigé les activités d'emballage alimentaire, hygiène et beauté de Pechiney de 1995 à 1997 tout en assurant les fonctions de Chief Operating Officer d'American National Can Company à Chicago peut-on lire sur Wikipedia.

Pechiney, s'est fait reprendre en 2003 suite à une OPA hostile par Alcan et n'est plus une entreprise française.

En 2011, 51% d'Alcan EP ont été cédés à un fonds d'investissement américain et 10% seulement au fonds souverain français.

Les actionnaires français sont ainsi passés chez Pechiney de la majorité du capital d'une entreprise très rentable et leader mondial à 10% en 10 ans alors que le groupe existait depuis 1855...Une perte nette très importante pour l'économie française.

Mais on pourrait parler d'Arcelor racheté par Mittal, d'Alcatel qui a fusionné avec Lucent, de Peugeot récemment, de Lafarge (une autre entreprise très rentable du CAC 40) rachetée par le Suisse Holcim, de Gemplus (leader des cartes à puce) devenue Gemalto avec une participation française descendue à 8,5% pour le Fonds Stratégique...

La part de l'industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée, en France, est passée de 18% en 2000 à un peu plus de 12,5% en 2011 : voir http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20121105trib000729045/les-5-plaies-de-l-industrie-francaise-selon-louis-gallois.html.

Un chiffre est encore plus éloquent : en 1980, les emplois industriels représentaient 26% de l'emploi salarié en France contre 12,6% en 2011.

Entre 2000 et 2010, la part de marché de la France a diminué de 3,5 points, a précisé l'institut de recherche économique en estimant que c'était «le plus fort recul des pays de la zone euro». L'écart entre la France et l'Allemagne s'est ainsi «creusé d'environ 250 milliards d'euros en dix ans, soit 13 % de notre PIB» : voir http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/22/20002-20120322ARTFIG00766-la-france-marque-par-la-desindustrialisation.php

«Un pays qui ne consent pas l’effort intellectiel et financier nécessaire pour être dans le train est condamné irrémédiablement à la médiocrité et la dépendance» Georgoes Pompidou, discours à Toulouse en mai 1971 (Georges Pompidou était convaincu que le monde est dominé par le progrès scientifique et technique).

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