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Du fait de l'accord salarial négocié avec ses pilotes, Ryanair a vu ses profits chuter de 20% au premier trimestre 2018...

Les bénéfices de Ryanair ont atteint 319 millions d'euros au premier trimestre soit une baisse de 20%.

Selon Ryanair cette chute est due à l'accord salarial négocié avec ses pilotes.

En décembre Ryanair a pour la première fois reconnu les syndicats suites à des menaces de grèves. L'accord négocié a également conduit à une hausse générale des salaires de 20%.

Afin d'expliquer cette baisse des revenus, Ryanair a également pointé une forte concurrence en Europe, des vacances de Pâques plus précoces qu'habituellement la coupe du monde et la vague de chaleur qui ont entrainé une baisse de 4% des taris moyens.

Malgré cette baisse des profits, Ryanair n'a pas revu ses prévisions pour l'année avec un objectif de 1,25 à 1,35 milliards d'euros de bénéfices.

Ryanair prévoit cependant une hausse limitée à 1% des tarifs au deuxième trimestre contre 4% auparavant du fait de l'impact des grèves sur les tarifs.

La compagnie s'inquiète par ailleurs des négociations autour du Brexit et la possibilité d'un no deal. Michael O'Leary, le CEo de Ryanair a indiqué que « les évènements récents au niveau politique au Royaume-Uni ajoutent de l'incertitude et que la possibilité d'une Brexit dur sont sous-estimées ».

Les droits de vote des actionnaires britanniques pourraient être restreints en cas de hard Brexit pour s'assurer que la majorité du capital de la compagnie appartienne à des actionnaires de l'Union Européenne.

Ryanair a par ailleurs demandé un certificat d'opérateur aérien au Royaume-Uni pour protéger ses vols au Royaume-Uni : elle prévoit de le recevoir d'ici la fin de 2018.

Michael O'Leary a précisé que les dommages causés par Lufthansa Dans la cadre de sa prise de participation dans Laudamotion pourraient faire perdre à la compagnie150 millions d'euros cette année.

Ryanair et Lufthansa bataillent alors que Michael O'Leary estime que Lufthansa a refusé de payer les vols opérés par Laudamotion pour le compte de Lufthansa et a seulement loué une partie des avions qu'elle avait prévu de revendre dans la cadre du rachat d'Air Berlin à des tarifs substantiellement plus élevés que ceux du marché.

Michael O'Leary estime que Lufthansa tente de rompre son accord avec l'Union Européenne en cherchant à rompre son contrat avec Laudamotion pour donner ses avions à sa filiale Eurowings.

Lufthansa nie ces accusations en estimant que Laudamotion n'a pas respecté ses paiements pour les avions en leasing et qu'elle utilise ses droits contractuels pour mettre fin à l'accord et redonner ses avions à Eurowings.

  
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