Partagez cet article :

C'est avec stupeur que la presse a appris l'abandon du projet de rachat de Corsair par Air Caraïbes  ce jour.

corsair-air-caraibes

Corsair a diffusé un communiqué laconique indiquant : «malgré les efforts de ces dernières semaines, les parties ont conclu qu'elles ne seront pas en mesure de mener à son terme le projet de cession de la compagnie Corsair.

En conséquence, le Groupe Dubreuil et le Groupe TUI ont mis fin à leurs discussions relatives au projet de transaction».

Il s'agit d'un véritable coup de théâtre alors que les deux sociétés avaient organisé une conférence de presse il y a à peine quelques jours pour indiquer la finalisation de l'opération et la stratégie des deux compagnies.

En s'emparant de Corsair, le groupe Dubreuil aurait plus que doublé son poids dans le transport aérien : Corsair aurait ajouté son chiffre d'affaires de 479 millions d'euros à celui d'Air Caraïbes qui a atteint 354 millions d'euros.

Une belle aventure qui n'aura finalement pas lieu.

L'intersyndicale de Corsair été opposée à ce rachat et avait planifié un mouvement de grève à partir de vendredi pour une durée de 3 jours : une première grève avait eu lieu du 28 février au 2 mars.

«Les salariés sont extrêmement satisfaits. On est arrivé à ce qu'on voulait. Maintenant il reste beaucoup de choses à faire pour évaluer des projets avec TUI» a déclaré un responsable de l'intersyndicale à l'AFP.

Décidemment, il reste difficiel en France de faire bouger les choses : l'échec de ce rachat sera au final défavorable aux deux compagnies trop petites pour peser à terme sur le marché aérien européen. Ce qui est bizarre dans ce mouvement social c'est que le groupe Dubreuil avait promis qu'il n'y aurait pas de plan social ni de suppressions d'emplois.

Après l'échec du développement de Transavia Europe, on se demande si les syndicats des compagnies aériennes françaises travaillent pour le développement de leur société ou pour leur perte.

Air France est devenu un acteur minoritaire sur le marché du transport aérien moyen-courrier en Europe loin derrière les low-costs Ryanair ou Easyjet et n'a pas eu le feu vert des syndicats pour développer Transavia à l'échelle de l'Europe.

Quant à Air Caraïbes et Corsair ce sont des acteurs régionaux qui n'ont pas un poids suffisant pour s'imposer face aux chiffres d'affaires beaucoup plus importants de leurs concurrents.

Il reste une question désormais : que va faire de Corsair le tour-opérateur TUI qui avait assuré lors de la conférence de presse que la compagnie ne faisait pas partie de ses activités de coeur de métier?

Partager cet article sur Facebook, Twitter ou Linkedin en cliquant sur les icônes ci-dessous:

Submit to FacebookSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn
  

NEWSLETTER

Cet article, ce site vous a plu? Recevez chaque semaine les news de Business Traveler France : actualités, reportages, tests, ...

 

Aller en haut