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On n’arrête pas de nous dire que sans l’Europe la France ne serait rien. Or Taïwan a prouvé pendant l'épidémie de Coronavirus qu’un petit pays était bien plus agile et efficace que les grands…

La Suisse, l'Islande, la Norvège ne sont pas membres de l’Union Européenne et présentent pourtant des PIB/habitant bien supérieurs à la France avec une économie bien plus dynamique.

On nous dit que sans l’Europe l'économie de la France ne serait rien, alors que dans les 30 glorieuses, notre croissance a été l'une des meilleures du continent. On nous dit que sans l'Europe il y aurait des guerres, alors que la France détient l'arme nucléaire...

Dans les grands pays la bureaucratie et l’avalanche de lois et normes contraignent l’innovation : le fait d'être dans l'Union Européenne n'a pas aidé les pays membres.

Chacun a du se débrouiller seul. L'Union Européenne a même été un facteur de propagation de l'épidémie alors que sous couvert d'idéologie elle a tardé à demander la fermeture des frontières à ses membres et a peu critiqué les décisions bien tardives de l'OMS quant à la pandémie. Par ailleurs l'Union Européenne dernièrement a tendance à privilégier l'intérêt des grands groupes privés au détriment de ses citoyens comme le montre le classement de l'Artemisia Annua en novel food alors que ce produit est utilisé depuis des dizaines d'années en Europe.

Taïwan montre qu'un petit pays est plus efficace pour son peuple

On pourrait prendre Taïwan comme l’exemple parfait du petit pays qui est bien plus compétitif que son voisin, la Chine.

Ainsi dans tous les domaines Taïwan bat son grand voisin la Chine : espérance de vie de 80 ans contre 76 en Chine, taux d’alphabétisation de 100% contre 96% en Chine, PIB par habitant de 49827 dollars contre 16624 et 43ème au classement de la liberté de la presse contre 177ème position pour la Chine. Taïwan présente par ailleurs un taux de chômage de 3,8%.

Contrairement à la France qui ne cesse d’abaisser le niveau des études supérieures notamment avec une baisse de niveau du Bac, Taïwan a tout misé sur l’enseignement supérieur d'excellence, notamment avec un fort focus sur les sciences et les mathématiques.

Taïwan a aussi beaucoup misé sur les entreprises d’Etat qui se sont développées dans des secteurs stratégiques, ce que justement la France a du abandonner du fait de son entrée dans l’Europe et de sa posture libérale, ce qui a signifié l’arrêt des aides publiques.

Grâce à cette excellence académique le pays est devenu le leader des machines à charbon de notre siècle : les microprocesseurs.

Dans le domaine de la presse aussi, Taïwan semble plus libre que la France : « à Taïwan la presse est plus libre car elle ne souffre pas d’une aussi forte contrainte économique; la lutte contre la corruption est plus implacable et efficace. On peut tout dire, la liberté d’expression est totale » explique François Godement spécialiste de l’Asie Orientale à Sciences Po dans Capital.

Taïwan proche de la Chine a parfaitement su maitriser l’épidémie contrairement à la France

L’épidémie de coronavirus a montré comment certains petits pays bien organisés et démocratiques s’en sont très bien sortis. On peut citer en Europe la Norvège, la Finlande, la Suisse, l’ensemble des ex pays de l’est et en Asie, la Corée du Sud, Taïwan, le Japon ainsi que quasiment tous les pays d’Asie du sud-est. Singapour est également un exemple à mettre en avant.

Pour en revenir à Taïwan, le pays aurait du être fortement frappé par l’épidémie alors qu’il se situe à 130 kilomètres des côtes de la Chine et que 1,2 millions de ses citoyens habitent en Chine. De plus les entreprises de semi-conducteurs du pays ont délocalisé de nombreux centres de production en Chine et les échanges économiques ou touristiques sont très importants entre les deux pays.

Taïwan a averti l’OMS en décembre : elle n’a pas réagi

Taïwan ne fait pas partie de l’OMS du fait de l’opposition de la Chine. Elle n’a donc pas eu à suivre les recommandations de l’OMS et a pu prendre des mesures bien plus rapides alors que l’OMS du fait du poids de la Chine dans l’organisation a tardé à déclarer la pandémie.

Dès fin décembre des responsables taïwanais de l’émigration ont repéré des passagers présentant des symptômes de fièvre en provenance de Wuhan
(on est loin du cas français où les frontières sont restées ouvertes et sans contrôles jusqu’au début du confinement).

Dès le 31 décembre des contrôles ont été effectués dans les avions relate le Monde : il a fallu attendre quelle date en France si cela a jamais été fait : pourquoi?

Taïwan a tenté dès cette date d’avertir l’OMS qu’un virus à transmission interhumaine était apparu à Wuhan : sans succès. L’OMS a tardé à reconnaitre ce fait sous le poids de la Chine, ce qui a permis à l’épidémie de se propager d’où le mécontentement récent de Donald Trump. « Les informations pourtant transmises par Taiwan ont, et c’est pour le moins ironique, été officiellement ignorées du fait du statut de l’île, considérée comme une province de Chine » souligne l'Institut Montaigne.

Bizarrement aucun autre pays ne s’insurge de ce retard de l’OMS qui a facilité la propagation de l’épidémie.Il a fallu attendre le 11 mars pour que l'OMS déclare le Covid-19 comme une pandémie. Comme le souligne l'Institut Montaigne «à ce stade, on peut déjà conclure que les performances de l'OMS ont été fortement entravées par une insuffisante communication d’informations par la Chine et par sa posture officielle de déni, à l'œuvre jusqu'au 20 janvier ».

Le 12 mars dernier le Sénat américain a voté à l’unanimité en faveur de la restauration du statut d’observateur de Taïwan à l’OMS et Mike Pompeo a déclaré en mai : « je vous appelle à inviter Taïwan comme vous en avez le pouvoir et comme l’ont fait vos prédécesseurs à maintes reprises » comme le rappelle Slate.

De ce fait les Etats-Unis ont décidé d’annuler leur participation au budget de l’OMS ce qui est logique, l’institution ayant fait une faute professionnelle grave en retardant le moment de déclarer la pandémie.

Taïwan a contrôlé ses frontières, a tracé et isolé les malades

A Taïwan, dès janvier les résidents de la ville de Wuhan ont été interdits d’entrée et les touristes chinois ont du faire des tests. En France en janvier, toutes les frontières étaient encore ouvertes ! Taïwan a contrôlé les voyageurs en provenance de pays classés au niveau 3 de vigilance via des contrôles dans les avions, la prise de température, la mise en place de formulaires de santé à remplir et une quarantaine de quatorze jours à domicile. Pourquoi tout cela n'a-t-il pas été mis en place en France ?

A Taïwan, la mise en quarantaine des malades et des visiteurs a été instituée et le traçage des malades mis en place. L'analyse de pléthore de données a été au cœur du modèle taïwanais comme le relate ZME Science : les données de l'assurance maladie ont été intégrées à celles des douanes. L'analyse de l'historique des voyages et des symptômes a été utilisée pour classer le degré de danger de chaque personne. Les personnes à haut risque ont ainsi été mis en quarantaine.

Car comme l’on bien martelé les épidémiologistes comme le Professeur Raoult de Marseille : il faut détecter les cas suspects, isoler les malades pour les traiter. Ce dernier s’est notamment opposé au confinement général qu’il a qualifié de méthode du Moyen-Age.

Taïwan n’a pas mis en place de confinement général contrairement à la France et ne compte que 7 morts et 451 cas positifs ! On est très très loin du bilan français qui parait tout simplement hallucinant. Le modèle taïwanais prouve que l'on peut très bien limiter totalement l'impact du coronavirus si l'on gère un pays correctement.

Taïwan n’a pas débattu sur l’utilité des masque et en a fourni à sa population

A Taïwan la question de utilité des masques (débat stupide) ne s’est même pas posé : les masques ayant révélé leur utilité lors des précédents épisodes d’épidémies de coronavirus.

Cependant comme en France Taïwan a rationné la vente de masques pour éviter des effets de spéculation mais en faisant en sorte que les habitants puissent en acheter, ce qui n'a pas été le cas en France.

Elle a interdit leur exportation comme le relate Libération pour se concentrer sur une forte hausse de la production dans le pays. Le pays est passé de 500000 masques produits par jour à 20 millions trois mois plus tard. Les habitants n’ont ainsi pas manqué de masques et ont pu se protéger.

De notre côté nous avons élu des politiciens qui revendent nos plus belles sociétés industrielles depuis des années (Alstom, Arcelor, Pechiney, Alcatel, Lafarge, Norbert Dentressangle, Legrand) pour plaire aux fonds d'investissements et aux règlements européens de Bruxelles, ce qui ne va pas dans le sens de l’intérêt du pays.

Et nous ne sommes plus désormais capables de produire en quantité suffisante de simples masques chirurgicaux ! Nous sommes un pays en voie de sous-développement.

En France la gestion des masques a été catastrophique. Comment justifier les propos d’Agnès Buzyn dans l’émission du Grand Jury du 16 mars dernier relatés par Mediapart ? « Et, par ailleurs, nous avons des dizaines de millions de masques en stock, en cas d'urgence de santé publique pour l'émergence d'un virus ou d'une bactérie. Donc tout cela est parfaitement géré par les autorités, et si un jour il fallait porter un masque, nous distribuerions les masques ».

Comment justifier les propos de Sibeth Ndiaye ? « les Français ne pourront pas acheter de masque dans les pharmacies car ce n’est pas nécessaire si l’on n’est pas malade » comme le rappellent les quotidiens Il Foglio et Courrier International.

Comme on ne peut pas savoir qui est malade sans test, les masques sont nécessaires pour justement éviter la dissémination du virus au cas où.

En France, durant tout le confinement des scientifiques se sont relayés à la télévision pour débattre de l’utilité des masques alors qu’en Asie depuis longtemps le masque prévaut lors des épidémies. Des études asiatiques avaient par ailleurs montré dès le début de l’épidémie la diffusion du virus dans l’air via des simulations de diffusions filmées.

Encore aujourd’hui, la réglementation est floue alors que tous les français devraient porter des masques dans les lieux fermés afin de limiter la diffusion du virus : à ce titre les masques FFP2 sont les plus protecteurs et sont encore difficiles à trouver.

Taïwan n'a pas interdit de médicaments pouvant être utiles pour le Covid-19

On ne parlera pas ici du scandale de l'interdiction de l'hydrochloroquine, des entorses à la liberté de prescrire des médecins, de la gestion épidémique scandaleuse dans les EHPAD comme l'ont indiqué des médecins dans Le Monde, de la gestion des places libres dans les hôpitaux privés, ou du classement scandaleux comme Novel Food de l'Artemisia Annua par l'Union Européenne afin de limiter son usage.

Taïwan a montré de manière claire que la France a très mal géré la crise.

Elle a révélé nos problèmes fondamentaux : liberté et pluralité de la presse en péril, citoyens très mal informés par les médias généralistes, niveau d'éducation en baisse, désindustrialisation critique, corruption du secteur public (23ème position mondiale ), gestion idéologique et non pragmatique de nos dirigeants (pas de fermeture et de contrôle des frontières, peu de critiques de l'OMS...), pesanteur administrative et décisions bien trop centralisées, faible cohésion sociale...

Dans cette épidémie on constate par ailleurs que la vitesse de réaction a été prépondérante pour limiter l'étendue des foyers Taïwan a réagi très rapidement la France, n'a pas agi et a confiné.

Le bilan est là : 451 morts à Taïwan, 29979 en France, 0,3 morts par million d'habitants à Taïwan et 459 mort par million d'habitants en France. Small is beautiful et bravo Taïwan !

N.B: la présidente de Taïwan évoque notamment dans Time comment le pays a géré l'épidémie.

Voir aussi le site https://www.anti-covid-19.tw/ qui explique comment Taïwan a lutté avec succès contre l'épidémie.

Lire : nos reportages sur Taïwan.

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