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Alors que la première partie de l'année 2021 a été l'une des pires jamais connues selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, la généralisation du pass sanitaire en France risque d'aggraver la situation de beaucoup d'entreprises du secteur du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration et des transports. La crise se poursuit alors que beaucoup de ces entreprises ont déjà accumulé d'importantes pertes...

A Paris on estime désormais que 70% des hôtels indépendants pourraient fermer en août faute de réservations selon le Groupement National des établissements de l'hôtellerie et de la restauration alors que 40% des hôtels parisiens étaient fermés en juillet.

« A Paris c'est catastrophique. Tous les centre-villes sont très touchés, ce sont les épicentres des problèmes économique... » a déclaré Pascal Mousset président du GNI Ile-de-France.

La clientèle étrangère est peu revenue à Paris hormis les européens et quelques américains. Les chinois ne sont pas déplacés cette année.

Globalement on estime que 25% des hôtels sont restés fermés en France suite au déconfinement.

Le pass sanitaire devrait aggraver la situation alors qu'il pourrait engendrer une perte de chiffre d'affaires pour les hôtels de -30% selon Franck Delvau de l'UMIH Paris Ile-de-France. Il est à noter que le pass sanitaire s'appliquera uniquement pour les hôtels avec restaurants/Bars.

« Nous continuons de penser que le contrôle du pass sanitaire des clients est impossible de manière systématique pour nos professionnels », a déclaré à l'AFP Franck Trouet, porte-parole du syndicat des indépendants de l'hôtellerie-restauration, le GNI.

Les hôtels ne veulent pas supporter le coût des licenciements dus au pass sanitaire

Par ailleurs, quatre syndicats, l’Umih (syndicat principal), le GNI, le SNRCT et le GNC se sont dit opposés à supporter les coûts de licenciements des salariés réfractaires à se faire vacciner. Le nouveau projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire prévoit d’imposer aux professionnels qu’ils s’assurent que leurs salariés sont en possession d’un pass sanitaire valide.

A défaut de présenter un tel justificatif, le texte stipule que ces salariés ne sont pas autorisés à travailler et qu’ils peuvent, si la situation se prolonge plus de 2 mois, faire l’objet d’un licenciement pour un motif que le texte qualifie de « spécifique

Les 4 organisations professionnelles représentatives du secteur des hôtels, cafés, restaurants, ont qualifié ce texte « d’inacceptable » dans un communiqué .« Il n’est pas acceptable que les professionnels de l’hôtellerie-restauration se retrouvent contraints de verser des indemnités de licenciement à l’occasion de telles ruptures. D’autant plus que notre secteur est confronté à une très une forte pénurie de main d’œuvre. »

Les campings aussi s'inquiètent d'une perte de revenus

Les campings font également grise mine alors que le pass est désormais demandé à l'entrée pour ceux qui sont équipés d'une piscine ou d'une salle de spectacle relate la Voix du Nord. Le pass sera exigible début août pour les campings possédant un restaurant/bar.

Les campings estiment eux aussi qu'ils vont perdre des clients avec la mise en place du pass sanitaire rapporte Var Matin.

Baisse du CA prévu à la SNCF et dans l'aérien, les compagnies s'organisent

Dans le domaine des transports la situation n'est pas meilleure.

La SNCF envisage des contrôles aléatoires selon les syndicats indique FranceInfo en attendant le vote de la loi et la publication des décrets d'application. Le pass sanitaire sera en effet obligatoire pour les trains longue distance comme les TGV, Intercités et les trains de nuit à partir du début du mois d'août.

Cela devrait engendrer une perte de chiffre d'affaires pour la SNCF qui n'avait pas besoin de cela alors que l'année 2020 a été très difficile. La SNCF a communiqué une perte nette de 3 milliards d'euros en 2020.

Enfin dans le monde de l'aérien, le pass sanitaire devrait aussi signifier une perte de chiffre d'affaires importante alors qu'Air France a déjà affiché une perte nette de 7,1 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires en baisse de -59% en 2020.

La compagnie tente cependant de faciliter la vie de ses clients en lançant le service Ready to Fly. Grâce à ce service les clients de la compagnie reçoivent désormais une confirmation avant de se rendre à l'aéroport qu'ils détiennent l'ensemble des documents et justificatifs sanitaires indispensables pour leur voyage. Ready to Fly est disponible pour les vols vers la Corse et l'Outre-mer et devrait être disponible vers d'autres destinations cet été.

La situation est plus que tendue pour les compagnies aériennes au niveau mondial du fait de l'effondrement du trafic.

« L'industrie aérienne serait en voie d'effondrement » titre cette semaine le Jerusalem Post qui indique que les compagnies « ont terriblement souffert pendant l'épidémie de Sars-Cov-2.

« Une solution doit être trouvée pour autoriser rapidement le trafic aérien malgré la crainte des nouveaux variants » a déclaré le général Roni Numa suite à un entretien avec les dirigeants d'El Al, d'Israir et d'Arkia. Ces dirigeants ont envoyé une lettre au Premier Ministre Israélien pour qu'il reconnaisse le sérieux de la situation selon le Jerusalem Post.

En Italie un rapport de l'ENAC indique que le nombre de passagers aériens a chuté de 72,9% en 2020 par rapport à 2019.

Selon ces dirigeants, le changement constant des règles de voyage freine le tourisme.

Un constat partagé par l'Organisation Mondiale du Tourisme qui affirme que les voyages internationaux ont marqué le pas cette année et que « la pire crise de l’histoire du tourisme se prolonge, entrant dans sa deuxième année ». « De janvier à mai, les arrivées de touristes internationaux ont été de 85 % inférieures à leurs niveaux de 2019 (et en baisse de 65 % par rapport à 2020), ainsi que le montrent les données de l’OMT. Malgré un léger sursaut en mai, l’apparition de variants de la COVID-19 et le maintien des restrictions font que le tourisme interne se relève plus rapidement que les voyages internationaux ».

L'OMT s'inquiète des « préoccupations croissantes concernant le variant Delta du virus qui ont poussé plusieurs pays à réintroduire des restrictions. De plus, le caractère changeant et le manque d’informations claires sur les conditions d’entrée pourraient continuer de brider la reprise des voyages internationaux pendant la saison estivale dans l’hémisphère Nord » ajoute l'OMT...

  
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