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Emirates: perte historique de 4,5 milliards d'euros

Emirates: perte historique de 4,5 milliards d'euros

 Emirates a perdu 4,5 milliards d'euros au cours de son dernier exercice, du fait de la pandémie et des restrictions de voyages mis en place dans le monde. Son chiffre d'affaires a baissé de 66%...

Il s'agit de la première perte d'Emirates en 32 ans, une première alors que la compagnie n'avait affiché des pertes que lors de ses années de lancement en 1985-1986 et 1987-1988.

Sa perte a atteint 20,3 milliards d'AED pour son exercice 2020-2021 soit 4,5 milliards d'euros.

Cette perte montre comment une pandémie a pu réduire à néant les voyages internationaux ces derniers mois. lors de son exercice précédent Emirates avait réalisé un bénéfice de 1,1 milliard d'AED (247 millions d'euros).

Lors de cet exercice fiscal qui s'est terminée en mars 2021, la compagnie aérienne n'a transporté que 6,6 millions de passagers, un chiffre en baisse de 88% par rapport à l'exercice précédent.

« Personne ne sait quand la pandémie sera terminée, mais nous savons que la reprise sera inégale. Malheureusement notre industrie ne reprend pas aussi vite qu'espéré. A l'heure de de l'écriture de ces pages, de nombreux pays se battent contre des nouveaux variants et une 3ème ou 4ème vague et les voyages internationaux sont sévèrement restreints dans presque tous les marchés » a déclaré le Cheikh Ahmend ben Saïd AL-Maktoum, PDG d'Emirates.

Comme ses concurrentes des pays du Golfe comme Qatar Airways ou Etihad, Emirates avait basé son business sur les vols internationaux en reliant l'Asie et l'Europe via son hub de Dubaï. Or c'est ce marché des liaisons aériennes longues distances qui a été le plus touché durant la pandémie.

Afin de survivre, la compagnie aérienne a reçu des aides totalisant 3,1 milliards de dollars (11,3 milliards d'AED) du gouvernement de Dubaï. Elles « permetront à la compagnie aérienne de préserver la majeure partie de sa main-d'œuvre et de maintenir ses opérations alors que nous traçons la voie de la reprise ».

Afin de réduire ses coûts, le Groupe a « gelé les recrutements et les promotions. Les employés basés aux Émirats arabes unis ont subi une baisse de salaire de six mois, tandis que d'autres employés ont soutenu l'entreprise par le biais d'une combinaison de réductions de salaire, de congés ou de programmes d'aide à l'emploi, le cas échéant. »

L'effet combiné de ces initiatives de réduction des coûts à travers le Groupe a été une économie estimée à 7,7 milliards d'AED au cours de l'année. Les effectifs ont été réduits de 31% ce qui représente environ 34000 suppressions de postes et le groupe emploie désormais 75145 employés.

« Comme il est devenu évident que la reprise prendrait plus de temps que prévu initialement, nous avons pris la décision difficile de baisser nos effectifs de 31 % correspondant à la baisse de nos opérations. C'est la première fois dans l'histoire de notre Groupe que nous devions mettre en œuvre des licenciements dans tous les secteurs de l'entreprise. »

Sur les réseaux sociaux, il y a eu de nombreux témoignages d'hôtesses, de stewards de pilotes qui ont du changer de vie et abandonner le secteur des voyages suite à leur perte d'emploi, une catastrophe pour le secteur du tourisme.

Du côté positif, Emirates a déclaré qu'elle  allait supprimer les frais de changement de vols afin que les clients puissent effectuer de nouvelles réservations sans pénalités. La compagnie a aussi étendu la validité des miles et des statuts de son programme de fidélité Emirates Skyward et a « accéléré le traitement de 3 millions de demandes de remboursement qui ont rapporté 8,5 milliards d'AED aux clients ».

Emirates espère atteindre un chiffre d'affaires de 90% de ses revenus d'avant la pandémie en 2023-2024. Mais la route sera longue alors que le coefficient d'occupation a atteint seulement 44% l'an passé contre 78% auparavant.

Il y a cependant une bonne nouvelle pour les voyageurs français : la compagnie a repris ses vols vers Lyon et Nice depuis peu en B777-300ER.

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