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FNAM: pour une meilleure compétitivité de l'aérien

FNAM: pour une meilleure compétitivité de l'aérien

Les compagnies aériennes françaises souffrent de problèmes de compétitivité dues aux taxes très importantes en France. cela ne les empêche pas d'investir pour la décarbonation du secteur...

« 2023 sera une année de défi pour nous l'année de la transition écologique » a déclaré Pascal de Izaguirre, président de la FNAM en introduction de la conférence de presse tenue ce jour.

Il ajoute : « la FNAM est engagée pour décarboner le transport aérien et est associée aux travaux engagés par l'Etat. La transition est possible si elle est durable c'est pourquoi la priorité est la constitution d'une filière de carburants aéronautiques durables. Les moyens sont encore insuffisants. C'est le meilleur moyen de décarboner rapidement car le renouvellement des avions prend du temps. il faudrait aussi mettre en place des sur-amortissements fiscaux qui seraient comme des primes à la casse dans l'automobile pour moderniser les flottes ».

Mais il faut aussi que la France et l'Europe ne soient pas dupes dans cette affaire de la transition énergétique alors que les engagements pris par l'Europe sont sévères et pourraient rendre les compagnies aériennes moins compétitives par rapport à leurs concurrentes étrangères, américaines, asiatiques ou du Moyen-Orient qui profitent de réglementations bien plus laxistes.

Excès de règles, taxes pour les compagnies françaises

« Nous souffrons en France d'un excès de règles, de réglementations. Avant la pandémie la situation des compagnies n'était pas exceptionnelle, elle est encore plus mauvaise après le Covid. Et pourtant les compagnies aériennes doivent financer la taxe de sureté qui est une mission régalienne de l'Etat. Nous souhaiterions la prise en charge par l'Etat des 700 millions avancés afin de couvrir les pertes de recettes pour le financement des activités de sureté et qui doivent être remboursés à compter du 1er janvier 2024. » pointe Pascal de Izaguirre.

La FNAM appelle ainsi à « une stabilité réglementaire et fiscale alors que les compagnies aériennes se doivent déjà de financer une transition énergétique extrêmement coûteuse (paquet de mesures européen « FItfor55 »).

« D'autant que les mesures européennes s'ajoutent aux mesures françaises. A ce titre on sera très vigilant concernant la manière dont a été signé l'accord entre le Qatar et l'Union Européenne et de quelle manière le processus a été conduit en 2021 alors que des soupçons de corruption pèsent sur l'UE et que l'on sait que l'Etat du Qatar finance massivement sa compagnie. On sera extrêmement vigilant à ce sujet » prévient-il.

Quelle position adopter face à certains extrémistes qui veulent limiter les voyager en avion?

Notre magazine a noté ces derniers temps de nombreux propos extrémistes d'une petite partie de la population ou d'association qui sont influentes auprès des politiques et qui voudraient limiter l'usage de l'avion.

A la question de savoir quelle réponse apporter à ces arguments, Pascal de Izaguirre explique : « cela n'a pas eu d'impact sur les vols. En 2022 nous avons atteint 80% des niveaux de 2019 et même 94% en décembre avec une accélération vers l'Amérique du Nord. On espère un retour à un environnement normal avec la reprise de la Chine en 2023. L'opinion publique est sensible à la préservation de la planète mais on ne constate pas d'impact négatif sur le trafic. Il y a toujours cette envie de voler. Et même s'il y aura peut-être à terme une baisse du trafic domestique, l'avion restera incontournable pour le long-courrier. On veut mettre en garde contre une pénalisation de l'aérien ».

Dans le secteur de l'énergie les écologistes ont forcé l'Allemagne à abandonner les centrales nucléaires et à investir massivement dans les énergies renouvelables.

Et le bilan est qu'aujourd'hui l'Allemagne est l'un des plus grands pollueurs de l'UE. Il ne faudrait que la même situation se passe dans l'aérien en voulant éliminer par exemple les moteurs thermiques.

Le secteur aérien a constamment fait d'importants efforts pour baisser son impact carbone et les nouvelles génération d'avions ou de moteurs sont bien moins émettrices de CO2.

La France va devoir faire bien plus attention à la compétitivité de ses entreprises à l'avenir en bousculant les règles européennes. Car comment être en bonne position sur un marché mondial si les compagnies françaises ou européennes doivent se plier à des règles bien plus strictes que leurs concurrentes?

www.fnam.fr/


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