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 Le futur de l’aviation était l’un des thèmes de la conférence de la GBTA, l’association américaine des voyages d’affaires, qui a eu lieu à Berlin cette semaine…

La GBTA (Global Business Travel Association) est l'une des principales associations dans le domaine des voyages d'affaires.

Elle a organisé cette semaine sa grande conférence à Berlin. Un journaliste de Business Traveller France était présent à cette manifestation très courue qui a rassemblée plusieurs centaines de personnes.

Le secteur aérien a été au coeur des débats  avec une conférence plénière sur le futur de l'aviation.

Le modérateur Steve Dunne, CEO de Digital Drums, estime que l’aviation est l’un des marchés les plus difficiles à prévoir du fait que sa bonne santé économique dépend de nombreux facteurs : cours du pétrole, conflit géopolitiques, pression environnementale…

En Europe le Brexit s’ajoute à la donne. S

hai Weiss qui est actuellement le vice-président de Virgin Atlantic et qui va devenir son CEO au 1er janvier 2019 a félicité Theresa May lors d’une entrevue avec elle la semaine passée. Il a simplement indiqué qu’il aurait souhaité que la date du 29/03/2019 ne soit pas une date butoir pour trouver un accord. Virgin Atlantic souhaiterait la transition la douce possible.

« Nous devons voir ce qui se passe à la House of Commons mais un Brexit sans deal nous serait très préjudiciable, ainsi que pour les clients et les compagnies aériennes. Il y a une possibilité pour que le parlement anglais rejette l’accord sur le Brexit de Theresa May. Dans ce cas Vigin Atlantic a un plan B. Le Brexit sera malgré tout plus simple pour nous alors que nous transportons uniquement des passagers sur les routes transatlantiques et que nous n’avons pas d’opérations en Europe » a-t-il indiqué.

Lufthansa a aussi étudié les risques autour du Brexit.

Et selon Heike Birlenbach, directrice des ventes du groupe Lufthansa pour la région EMEA, le plus grand risque est celui d’un déclin de l’économie du Royaume-Uni.

Les Nouveaux Canaux de Distribution transforment le Business de l'industrie aérienne

Le plus grand défi après la Brexit sera celui les nouveaux canaux de distribution pour les compagnies aériennes. Certaines comme Lufthansa ont débuté à facturer une surcharge pour les réservations via GDS comme Lufthansa. Les agences qui réservent par contre en direct via le système informatique NDC de Lufthansa ne paient rien.

Le groupe anglais IAG a fait de même ainsi qu’Air France depuis le 1er avril 2018.

Selon Juha Jarvinen le directeur commercial de Finnair, « les nouveaux canaux de distribution changent les technologies au bénéfice des clients. Nous devons proposer à nos clients l’ensemble de nos produits. En 2013, j’avais lu un article précisant que d’ici 2016 tous les systèmes seraient NDC: qu’est ce qui empêche cela en 2018? » .

Les nouveaux canaux de distribution permettent en effet d’affiner les services offerts à la réservation aux agences de voyage comme les frais ancialliaires (repas, siège avec plsu d’espace…).

Heike Birlenbach a assuré que le groupe Lufthansa « mettait fortement en avant les NDC. « Ces nouveaux canaux permettent d’individualiser les services en fonction des intérêts des clients. Nous travaillons avec des partenaires pour être sûr que ces nouveaux canaux soient implémentés à grande échelle ».

Certaines compagnies comme Lufthansa plaident pour une consolidation du marché européen

Alors que selon la IATA le nombre de passagers aériens pourrait doubler d’ici 2036, le secteur aérien va devoir faire face à à de nombreux défis pour répondre à cette croissance et pas uniquement au niveau des canaux de distribution. « Nous avons déjà un problème et pas uniquement d’infrastructure si une telle croissance est prévue. Nous travaillons avec les politiques, d’autres sociétés et les aéroports. Et nous faisons du lobbying à Bruxelles et à Berlin y compris avec nos concurrents pour que la croissance du secteur aérien soit rentable, pour améliorer la sécurité des frontières (qui coûte trop cher aujourd’hui) et pour faire face à un espace aérien surchargé. Lufthansa pense par ailleurs qu’il y a trop de compagnies aériennes en Europe en comparaison aux Etats-Unis. C’est un marché trop fragmenté pour avoir une réponse unie face à des défis comme l’écologie…» estime Heike Birlenbach.

De son côté Finnair a indiqué que son focus était désormais plus l’Asie que l’Europe : «la Chine construit 8 nouveaux aéroports chaque année et l’Europe va profiter d’une part de cette croissance » pense Juha Jarbinen de Finnair.

Pour Lufthansa la solution aux défis est la consolidation du marché en Europe alors « 25% des compagnies aériennes font la majorité des revenus. Cela sera positif d’avoir moins de compagnies car cela permettra d’harmoniser les produits et les services tout en rendant les offres plus transparentes » conclut Heike Birlenbach

  

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