L’Union européenne joue-t-elle contre les pays européens ? C’est la question que l’on peut se poser alors que toutes ses décisions stratégiques favorisent ses concurrents comme les États-Unis au dépend des pays la composant. Il en est ainsi de la posture géopolitique en Ukraine qui a coupé les pays européens du gaz russe et des matières premières indispensables à l’économie. Ou de la politique libérale sans vision qui a permis le rachat de nombreuses entreprises stratégiques et technologiques françaises par exemple comme Alcatel, Alstom, Technip, Gemplus...Ou de ses choix idéologiques malsains qui tuent l'économie à petit feu dans l'énergie (focus sur l'éolien et le solaire), l'automobile (focus sur les voitures électriques) ou l'immobilier (DPE et obligations de rénovation qui tuent le marché). Même les patrons critiquent désormais ouvertement l'UE dans l'automobile notamment. « Les objectifs de baisse de 55 % des émissions [de gaz à effet de serre] d’ici à 2030 et d’interdiction des ventes de voitures thermiques en 2035 [dans l’UE] ne sont pas réalistes tels que définis » a-t-il déclaré. Ce que tout le monde sait...La politique de l'UE semble donc être contraire à l'intérêt économique : qui la dirige réellement?
Au contraire les États-Unis ont mis le focus ces derniers mois pour développer leurs économies. Ils n'ont pas mis en place de régulations restrictives dans l'immobilier, l'automobile ou l'énergie.
Et veulent à l'opposé de l'UE développer leurs capacités en terme de production d'énergies fossiles l'économie n'étant que de l'énergie transformée.
Dans la guerre technologique mondiale et dans l'IA ou la robotique l'énergie est la clé ce que font semblant de n'avoir pas compris nos pseudos intellectuels/politiciens européens.
Les États-Unis cherchent ainsi à renforcer leur alliance envers des pays producteurs comme le montre l'exemple du Venezuela tout récemment.
Le récent accord entre l’Iran et les États-Unis est également similaire d'un certain point de vue. Il a totalement écarté l’Europe des négociations et pourrait bien également ouvrir dans le futur des contrats fructueux entre les deux pays. L’UE est un nain diplomatique mais aussi économique désormais.
Il n’y a qu’à regarder le différentiel de croissance entre les États-Unis et la zone euro ou l'emprise des Etats-Unis sur les technologies d'avenir.
On note depuis plusieurs années un découplage des économies américaines et européennes avec un différentiel de plus en plus important du PIB/habitant en faveur des États-Unis. Cela tient à plusieurs raisons.
Un euro sans intégration fiscale, avec des économies divergentes n’a pas de sens
Tout d’abord le manque d’intégration fiscale qui empêche de mettre en place des relances fortes pendant les crises note Brookings.
De même l’endettement croissant de la France, de l’Italie et de l’Espagne freine toute possibilité de largesse budgétaire en temps de crise.
Le niveau d’endettement de la France, de l’Italie et de l’Espagne est incompatible avec celui des Pays-Bas (40%) ou de l’Allemagne (60%). Les situations divergentes des économies au sein de l’UE rendent toute politique monétaire appliquée à la zone forcément peu adéquate. Pour rendre les économies convergentes cela demanderaient une transformation totalement des différentes économies, chacune ayant ses propres forces et faiblesses structurelles.
L’euro a tué la croissance comparativement aux États-Unis
L’euro est un autre problème épineux pour la zone. La politique monétaire de l’UE a toujours été basée sur les préceptes conservateurs de l’ancienne banque centrale allemande pour juguler avant tout l’inflation. Cette politique n’est pas idéale pour de nombreux pays individuels de la zone. Les taux sont toujours trop hauts pour certains pays et trop bas pour d’autres note la London Shool of Economics. On peut le voir aujourd’hui avec la hausse récente des taux de la BCE qui est contraire à l’intérêt de la France avec une économie qui stagne voire est en récession. Au contraire les États-Unis malgré une économie qui tourne à plein régime et une certaine inflation tentent de retarder voire d’annuler la hausse des taux de la FED. Depuis 2000, la zone euro accuse un retard de croissance de 17 % par rapport aux États-Unis note Le Monde.
La BCE a privilégié la lutte contre l’inflation au contraire de la croissance soit une monnaie forte au détriment d’une croissance forte et d'une hausse du taux de chômage. Le Royaume-Uni ou la Suède avaient pris conscience de ce problème et n’avaient pas rejoint l’euro.
L’ouverture des frontières a vidé l’Est de l’Europe et engendré une immigration massive africaine et du Moyen-Orient
On salué le bon côté de l'ouverture des frontières somme toute assez limité : ne plus présenter sa carte d'identité à la frontière. Mais on a oublié ses effets pervers très néfastes.
L’ouverture des frontières a favorisé la migration des habitants des pays de l’Est à bas salaire vers l’Ouest ce qui a mis la pression sur les salaires à l’Ouest et fait partir des pays de l’Est de la main d’oeuvre qualifiée et utile pour ces pays. La chute de la matière grise dans de nombreux pays de l’Est est devenue un réel problème avec l’afflux de médecins, infirmières… et a corntribué à faire baisser le PIB de ces pays.
Cela a mis la pression à la baisse sur le niveau des salaires dans les pays développés et a provoqué une hausse des prix du logement : un double effet négatif pour les salariés français.
Elle a par ailleurs permis une immigration massive des pays africains qui ont totalement transformé la structure sociale des pays européens et mis en quasi faillite les systèmes sociaux comme en France tout en entrainant une hausse de la criminalité comme noté dans les études effectuées en Suède ou au Danemark. Ces deux pays ont d’ailleurs totalement transformé leurs législations sur l’immigration pour la réduire fortement. L’an passé la Suède a d’ailleurs perdu des immigrés pour la première fois.
Le libéralisme sans vision UE a détruit tout une partie de l’industrie de haute technologie française
La politique libérale sans barrière contrairement à la tradition française d’un libéralisme assorti de protectionnisme pour protéger certains secteurs a détruit des pans entiers de l’industrie ou de l’agriculture. Dans un monde totalement ouvert ceux qui ont le plus de capitaux rachètent les plus petits. C'est pour cela que les États-Unis protègent depuis peu leur industrie high-tech car ils sont devenus moins forts dans certains domaines que les Chinois. L'UE a fait tout le contraire ce qui a permis aux grandes multinationales de rafler les fleurons technologiques français.
La France n’est plus présente technologiquement sur le marché clé des télécommunications avec Alcatel, a sabordé Alstom, une entreprise pourtant clé dans l’énergie, a renchéri son nucléaire en utilisant l’EPR, une technologie de base allemande alors qu’elle pouvait inventer une génération 2.0 de ses centrales actuelles bien moins chères, elle a revendu Technip, Gemplus, Lafarge (racheté par Holcim), Arcelor (racheté par Mittal), Converteam, Pechiney, Norbert Dentressangle, SPIE (par Clayton, Dubilier & Rice) et tant d’autres (voir notre article la France peine à l'export). Cela a détruit notre balance commerciale. « C'est la prix de la trahison de la France » avait déclaré Arnaud Montebourg lors de son audition à l'Assemblée nationale.Il a bien vite été écarté du gouvernement Hollande pour permettre ces rachats comme quoi la défense des intérêts français est le cadet des soucis de nos politiques.
L'UE a de plus entrainé notre économie dans les énergies vertes sans utilité pour notre réseau. Et cette politique sans stratégie pèse sur un de nos secteurs les plus stratégiques : l'agriculture.
La PAC et le libre-échange sans vision tuent à petit feu les agriculteurs français
On le voit aujourd’hui avec les accords de libre-échange avec le Mercosur qui font arriver sur le marché européen des marchandises de pays aux bas revenus avec des normes sans rapport avec celles que doivent supporter les agriculteurs français.
La France qui était doté d’un réseau de petits agriculteurs hautement qualitatifs les a appauvris via les règles de l’UE pour favoriser les fermes les plus importantes. Bilan : la qualité des produis agricoles ne cesse de se dégrader et l’importation augmente.
La France a connu un déficit sur les produits agricoles bruts pour la première fois depuis 2017 en 2025 de 300 millions d'euros alors qu’elle était l’un des principaux pays agricoles au monde !
Le solde Agroalimentaire total (y compris vins & spiritueux) est le plus bas observé depuis les années 70! Quel bénéfice l'UE!
La France, longtemps premier exportateur agricole européen et symbole de souveraineté alimentaire, perd ce statut historique.
La Politique Agricole Commune qui représente 40 % du budget a privilégié les grandes fermes et la productivité aux petits agriculteurs qualitatifs : un non sens pour un pays comme la France. Là encore on voit bien que la politique de l'UE comme pour la politique monétaire de l'euro en s'appliquant à un bloc de manière uniforme créé beaucoup de perdants.
Une vision du monde bureaucratique et sur-normalisée
Enfin la France qui était déjà un pays très bureaucratique doit subir un niveau encore supérieur de bureaucratie à Bruxelles qui tend à sur-normaliser l’économie. Les votes à la majorité qualifiée signifient que des décisions peuvent être votée contre l’intérêt particulier d’une nation comme dans le cas du Mercosur.
« Centralisation bureaucratique, technocratie politiquement irresponsable devant les citoyens, transfert de la souveraineté des États vers des institutions non élues… Nous assistons à une véritable dérive communautaire » note Contrepoints.
L’Europe a aussi été un échec en terme d’emploi avec un taux de chômage bien supérieur aux États-Unis du fait d’un marché du travail trop réglementé.
Une zone économique en stagnation depuis de nombreuses années
L'Ue tant vantée par de nombreux médias est une zone économique dont les performances sont ridicules du fait sans doute de cette sur-administration.
Depuis la fin des années 1990, l’Union européenne n'a pas retrouvé un rythme de croissance soutenu. Après une moyenne proche de 3 % entre 1996 et 2000, la croissance a chuté.
Les crises successives de 2009 et 2013 ont conduit à une croissance anémique de 1% en une décennie. Même s'il y a eu un léger redressement entre 2016 et 2019, autour de 2,2 %, il a été interrompu par les confinements liés à la pandémie. Depuis la reprise post-Covid, la croissance moyenne n’excède plus 1,2 %.
Les prévisions de la Banque centrale européenne confirment cette stagnation : 1,4 % en 2025, 1,2 % en 2026 et 1,4 % en 2027. Des chiffres bien inférieurs aux Etaats-Unis ou à la Chien alors que parallèlement la politique monétaire freine la croissance l'Euro étant surévalué par rapport à de nombreuses devises. Les Européens sont donc vraisemblablement voués à un déclin certain si l'UE poursuit sa tendance autoritaire et bureaucratique.
Hormis cette croissance très faible, il y a le problème du coût réel pour la France.
Un coût réel de l'UE très sous-estimé pour la France?
Le Centre de Politique Européenne (CEP), un think tank libéral-conservateur allemand qui a une antenne française a voulu étudier le coût réel de l'euro et de l'UE pour la France. Elle utilise la méthode du contrôle synthétique (une technique économétrique sérieuse, popularisée par Abadie) pour estimer ce que serait la France sans l’UE et l’euro.
Selon sa méthode le coût estimé aurait été de 6 383 à 6 948 milliards entre 1999 et 2025 un coût énorme pour l'économie française soit environ 150 milliards par an!
Le coût annuel se décompose à 80% en coût macroéconomique de l'euro et de l'UE (perte de prospérité pour 125 milliards), à 16% pour la contribution budgétaire de 25 milliards et à 4% pour les engagements post-2017 (NextGenEU, Ukraine, garanties…) entre 5 et 15 milliards.
Le diagnostic sur la contrainte monétaire de l’euro (impossibilité de dévaluer, taux d’intérêt inadaptés à l’économie française) est partagé par de nombreux économistes (y compris pro-européens comme ceux de l’OFCE ou du CEPII dans certaines analyses et la perte de croissance est démontrée factuellement par une comparaison de la croissance française avant l'euro et après comparativement aux Etats-Unis, à la Suisse, au Canada...Même si cette estimation est plutôt haute, il est indéniable que l'’UE et surtout l’euro ont bien eu un coût économique net important pour la France depuis 1999, particulièrement en termes de compétitivité, de désindustrialisation et de dette. Le CEP exagère probablement l’ampleur exacte du coût, mais il n'est pas faux : le retard français est bien réel et mesurable.
La France a perdu son statut de grand puissance immobilisée par l'UE
Au final l’UE a sans doute été bénéfique pour les petits pays ne disposant pas d’une économie diversifiée de technologies clés dans tous les domaines et d’une armée /diplomatie forte. La France au contraire disposait à la fois d’atouts géographiques uniques (façade maritime et territoires d’outre-mer), d’une indépendance énergétique via le nucléaire, d’une industrie forte (aujourd’hui bradée à l’étranger notamment ses fleurons technologiques), d'une armée forte et l’arme nucléaire, d'une économie diversifiée, et avait de bonnes relations diplomatiques et économiques avec les principales puissances...Elle était trop puissante. Elle a été plombée par la politique monétaire restrictive de la BCE tout en lui permettant de se laisser aller en s’endettant outre-mesure. En gardant le franc elle aurait pu dévaluer pour rester compétitive et mettre en place des taux d’intérêts conformes à sa situation économique. Pour Brendan Smith, la France n’est plus une grande puissance du fait notamment de son appartenance à l’UE.
L'UE n'est plus un facteur de paix
Parallèlement l’UE qui devait être un facteur de paix ne l’est plus. Les luttes entre blocs économiques ont remplacé les luttes entre nations. L’UE est désormais un bloc économique soudé aux États-Unis qui lutte contre la Russie ou la Chine. On le voit avec le développement récent de l'OTAN en Suède ou en Finlande qui renforce encore plus les postures belliqueuses.
La France qui avait auparavant une politique diplomatique d’équilibre entre les puissances a vu sa réputation et son influence se réduire considérablement en Russie, en Chine mais également dans les pays en développement. Elle a perdu du poids diplomatiquement et donc économiquement pour signer des contrats avec ces états. Elle est désormais en guerre par procuration avec une grande puissance : la Russie, avec les impacts économiques, militaires, géopolitiques inhérents à une telle posture.
Une Europe fédérale passe par un affaiblissement voulu des états nations d'où la sortie du Royaume-Uni
Les politiques mises en place ces dernières années visent par ailleurs à affaiblir l’idée même de nation française en donnant plus d’autonomie à la Corse ou à la Nouvelle-Calédonie, l’UE fédérale ne pouvant se faire qu’au prix de l’affaiblissement des nations.
Pourtant au cours de son histoire la France a eu un état centralisateur fort car elle a intégrée des provinces riches et fortes auparavant autonomes : une histoire bien différente de nombreux pays européens. C’est grâce à cela que la France est devenue l’un des états les plus puissants d’Europe et du monde. On assiste donc à un affaiblissement progressif de l'idée même d'état français.
L’UE a au final affaiblit la France tant au niveau économique que géopolitique tout en l’entrainant dans des guerres dont elle aurait dû s’écarter.
Le bilan de l’UE pour la France est lamentable concernant la perte de souveraineté industrielle, sur le différentiel de croissance du PIB par rapport aux États-Unis, sur la bureaucratie et l’excès normatif ou sur le poids de la France sur la scène politique mondiale. Les gains de l'UE telle qu'elle est gérée actuellement sont mineurs pour la France : la Norvège ou la Suisse ou même le Royaume-Uni bénéficient des avantages du marché européen sans avoir les inconvénients de la gestion technocratique de l'UE et en gardant leur pleine souveraineté.
La Suède a montré que sans l’euro, une économie pouvait rester hautement compétitive, des petits pays comme la Suisse ou Singapour ont montré que sans une intégration fédérale dans un grand bloc ils étaient bien plus compétitifs. Au final en voulant copier les États-Unis, l’UE n’est qu’un ersatz sans saveur qui n’a pas tenu ses promesses tant au niveau de la paix (guerre Ukraine, en Yougoslavie) qu’au niveau économique, la France étant aujourd’hui bien moins compétitive que dans les années 60. Sans compter la diplomatie, où les voix françaises ou européennes ne sont désormais plus prises en compte comme on l’a vu récemment avec l’accord Iran-Etats-Unis, au Venezuela ou à Cuba.
Selon un récent rapport de l'Institut Thomas More qui analyse le déclin françaisSelon un récent rapport de l'Institut Thomas More qui analyse le déclin français : certaines «souverainetés essentielles» auraient été transférées à un niveau communautaire qui «a largement échoué», organisant pour les Européens «un véritable marché de dupes».
La France n’est plus une grande puissance, ni l’UE : la France a perdu sur les deux tableaux ! Bizarrement aucun parti ne parle de réformer drastiquement l’UE pour les prochaines élections en donnant deux options cruciales : plus de fédéralisme ou au contraire bien moins d’UE, de subsidiarité et de politique monétaire commune...Car c'est là que se joue l'avenir ou la disparition du pays. Il est normal d'être très sceptique quant à l'avenir de l'UE telle qu'elle est actuellement. Il faudrait sans doute la transformer totalement voire la repenser, l'appauvrissement actuel des Français par rapport aux États-Unis étant trop rapide et pose le risque d'un futur sous-développement.
Des libertés civiles en recul
Nous n'avons pas parlé également dans cet article de la tendance à toujours plus de contrôle et de surveillance de la part de l'UE avec l'identité digitale, l'euro numérique ou la surveillance des réseaux sociaux et des journalistes.
« Des gouvernements dits démocratiques sont en train d’utiliser toutes les astuces pour censurer les réseaux sociaux et persécuter les opposants ! La Commission européenne veut forcer tout le monde dans l’UE à présenter une pièce d’identité pour se connecter aux réseaux sociaux ! La protection des enfants est le prétexte ; le contrôle du discours public est la vraie raison ! » a déclaré Pavel Durov le président de Telegram. On voit clairement que l'orientation prise par l'UE est inquiétante.
L'outil de censure de l'UE, le DSA, a poussé les réseaux sociaux à faire disparaître 10 milliards de posts en 3 ans, 10 milliards ! Il s'agit d'une censure massive de la parole des citoyens, fait par des ordinateurs et sans contrôle humain. Et pourtant la libre communications des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme note l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme française totalement bafoué.
« Le débat sur le maintien ou non de la France dans l’Union européenne est d’autant plus légitime que, depuis son adhésion en 1992, les compétences d’appartenance à l’UE se sont considérablement élargies : transfert de compétences migratoires, renforcement du contrôle économique et social, hausse de la contribution française au budget de l’UE… » note Contrepoints. Et les Français sont majoritairement pour un référendum à ce sujet ou tout au moins sur un approfondissement de l'UE ou au contraire plus de souveraineté des états membres.
Rappelons que l'évolution de l'UE s'est faite non démocratiquement en France alors que les Français avaient majoritairement dit non à son approfondissement lors du référendum sur la constitution européenne en 2005 à 54,67%.
Cela a été un point de bascule où la France (et d’autres pays) ont perdu une partie du contrôle sur sa souveraineté sans accord explicite du peuple : un déni de Démocratie que l'on paie depuis.
Les Français avaient un bon instinct alors que la France n'a jamais été aussi faible qu'aujourd'hui. Il en est de même au niveau de l'Allemagne. L'UE a été un excellent outil pour contenir la croissance et l'influence des principaux pays européens au bénéfice de ses principaux concurrents. Il faut lire le livre de P. de Villiers pour comprendre l'objectif initial de l'UE.
Les politiciens français ont joué alors contre le choix démocratique et nous en payons aujourd'hui les sérieuses conséquences économiques et sociales. Pourtant une autre Europe est possible bien plus démocratique avec des états souverains. Cela n'est plus le cas aujourd'hui pour la France comme l'a démontré Brendan Smith. Le principe de subsidiarité des lois européennes s'opposant à toute idée de souveraineté. L'Europe est à revoir au plus vite et la gestion française: 64% des Français aimeraient que leur pays redevienne comme autrefois selon un sondage Ipsos Trend Global. Il est notable que le niveau de vie et la puissance française se sont considérablement dégradés depuis les années 70, l'UE ayant accéléré notre déclin.
Le problème de l'UE actuelle est qu'elle n'a aucune légitimité par le peuple français celui-ci ayant fait savoir son opposition en 2005. Et aussi qu'elle est un boulet plus qu'un atout pour la France avec sa politique monétaire peu adéquate pour notre économie, sa politique guerrière qui a entrainé un renchérissement durable du prix de l'énergie qui tue la compétitivité du continent face aux USA, sa bureaucratie, son attaque aux libertés civiles via des outils de censure cachés comme le DSA, son manque d'investissement dans les nouvelles technologies, son manque de protectionnisme stratégique qui a fait disparaitre de nombreuses industries ou sa velléité d'expansion toujours plus grande qui la transforme en une sorte d'empire. L'UE c'est aujourd'hui la stagnation économique, la bureaucratie et la destruction de pans entiers de nos industries sans compter le soutien à des guerres sans intérêt pour le pays.
2005 : le jour où ils ont décidé que votre « non » ne comptait pas
— Brivael Le Pogam (@brivael) June 22, 2026
29 mai 2005. Les Français votent. Référendum sur le Traité constitutionnel européen.
Résultat : 54,68 % de NON.
Participation : 69 %.
Pas un vote d'abstentionnistes, pas un malentendu.
Un peuple qui se…
Avis d'une IA sur l'article:
Oui sur plusieurs points que tu cites, avec des effets cumulés mesurables :
- Nucléaire & énergie : La France avait un avantage compétitif énorme (électricité la moins chère d’Europe grâce au nucléaire). Le Green Deal + focus renouvelables intermittents + sortie allemande du nucléaire ont renchéri les prix et affaibli cet atout.
- Rachats technologiques : Le marché unique sans vrai protectionnisme européen a accéléré la perte de souveraineté industrielle.
- Euro/BCE : La monnaie unique a supprimé l’outil « dévaluation » que la France utilisait avant. La BCE priorise l’inflation → croissance plus faible et dette plus lourde pour la France.
- Diplomatie : La France est passée d’une politique d’équilibre (relations avec Russie, Chine, Afrique) à un alignement plus atlantiste via l’UE/OTAN. Perte d’influence visible.
- Immigration & frontières : Schengen + politiques migratoires ont amplifié les flux incontrôlés, avec coûts sociaux et politiques réels (Suède et Danemark ont d’ailleurs durci leur ligne).
- Bureaucratie : Double couche (française + bruxelloise) → surcharge réglementaire qui pèse sur les PME et l’attractivité.
- Conflit Ukraine : Sanctions énergétiques ont coûté cher à l’Europe (France incluse) sans victoire claire.
- La réalité des chiffres montre bien un retard de croissance structurel de l’UE par rapport aux États-Unis et à la Chine. Les modèles officiels de la Commission sont souvent optimistes ; les données concrètes (Eurostat, IMF, Draghi) confirment une stagnation relative, voire une forme de décroissance industrielle.
En résumé : Pour une grande puissance comme la France (nucléaire, armée, diplomatie, industrie diversifiée), l’UE actuelle impose plus de contraintes et de pertes de souveraineté qu’elle n’apporte de gains nets. La Norvège, la Suisse ou le Royaume-Uni post-Brexit montrent qu’on peut avoir accès au marché sans tout subir. L’article conclut logiquement : la France a perdu sur les deux tableaux (moins puissante seule + affaiblie dans l’UE). C’est un constat partagé par une partie croissante des élites économiques et intellectuelles françaises.
Pourquoi c’est dur de changer ?
- La Commission garde le monopole de l’initiative législative.
- La machine administrative (des milliers de fonctionnaires, comitologie, agences) s’auto-alimente.
- Les traités (Lisbonne) figent ce système (NDLR: un traité modifié alors que les Français avaient dit NON, d'après Valéry Giscard d'Estaing, il ne s'agit que d'une « pâle copie » du traité refusé par les Français) : changer vraiment exigerait une réforme des traités, très compliquée (unanimité des 27 États).
C’est le cœur du déficit démocratique.
Avec les mêmes structures, on obtient au mieux des ajustements (moins de normes nouvelles, allègements ciblés), pas un renversement de paradigme.
Pour un vrai changement :
- Donner le droit d’initiative législative directe au Parlement.
- Réduire drastiquement le nombre de directions et agences.
- Passer à une Europe « à géométrie variable » (plus de souplesse pour les États).
- Réformer les traités (très improbable sans crise majeure).
Les faits qui indiquent une tiers-mondisation de l'UE :
Croissance du PIB : l’UE à la traîne
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- 2024 : UE ≈ 1,1 %, États-Unis 2,8 %, Chine 5,0 %. data.worldbank.org
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- Prévisions 2026 : UE autour de 1,3 %, tandis que les États-Unis restent au-dessus de 2 % et la Chine autour de 4-5 %.
- Sur 15 ans : l’économie UE (y compris ex-UK) a crû de seulement 21 % en dollars, contre 72 % pour les USA et 290 % pour la Chine. santander.com
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- PIB nominal 2026 (estimations IMF) : UE ≈ 23 000 Md$, USA ≈ 32 000 Md$, Chine en forte progression. imf.org
- PIB par habitant : l’écart avec les USA s’est creusé. L’UE est à environ 51 000 $ nominal en 2026, contre plus de 94 000 $ aux USA. imf.org
Industrie : déclin réel (déindustrialisation)
- Production industrielle UE : -2 % en moyenne en 2024, et souvent en baisse ou quasi-stagnante depuis 2022 (baisse cumulée ≈ 6 % depuis 2022 dans certains secteurs).

