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La Cour des comptes estime que ces privatisations sont complexes pour apporter peu de bénéfices au final…

La Cour des comptes a publié son rapport en mai dernier sur le budget de l’Etat en 2018 et cet organisme s’avère plutôt critique vis à vis du choix de privatiser ADP et la Française des Jeux.

La Cour des compte estime qu’il aurait été plus judicieux de prévoir une ligne budgétaire de 250 millions d’euros plutôt que de financer le fonds pour l’innovation via les intérêts des privatisations.

Ce fonds doit accueillir les intérêts de la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux.

Hors la privatisation de ces entreprises doit rapporter 10 milliards d’euros mais seuls les intérêts seront utilisés. Et actuellement vu les faibles taux d’intérêts octroyés par les banques voire des taux négatifs, on comprend mal la justification de l’opération. La Cour des Comptes a qualifié le mécanisme du fonds pour l’innovation et l’industrie de « complexe et injustifié »

On se demande donc pourquoi l’état ne place pas les dividendes dégagés par ADP dans ce fonds ce qui résoudrait le problème plutôt que de privatiser l’aéroport.

L’état a déjà mis les intérêt de Thalès et d’EDF dans ce fonds.

En attendant le référendum d’initiative populaire contre la privatisation d’ ADP a été lancé. Les français qui sont contre la privatisation peuvent participer à ce référendum en votant sur ce lien : www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Pour le moment la procédure n’a recueilli que 690441 soutien sur les 4,717 millions nécessaires.

La Cour des Comptes a par ailleurs noté que les déficits publics restent bien supérieurs en France à la moyenne des pays européens, le déficit flirtant avec les -3% en France ( -2,6% ) soit loin derrière l'Italie pourtant souvent montrée du doigt. L'Allemagne et les Pays-Bas restent les bons élèves de l'Europe avec des surplus avoisinant presque 1% pour l'Allemagne.

Par ailleurs, parmi les pays qui dépassent le seuil de 60 points de PIB de dette, la France est celui dont la dette publique rapportée au PIB a le plus augmenté en 2017.

Il est intéressant de voir qu'en France on préfère brader et vendre les fleurons nationaux plutôt que de réduire les dépenses sociales ou associatives diverses et variées.

L'Etat devrait se concentrer comme dans les années 60 ou 70 sur ses pouvoir régaliens (armées, police) ou sur ses programmes sociaux les plus importants: retraite, santé/hôpitaux tout en menant une politique industrielle forte. Hors l'état a vendu ces dernières années les entreprises les plus florissantes et a augmenté son emprise sur l'économie ce qui a creusé sa dette.

Les retraites, la santé et les fleurons industriels ne doivent pas être des variables d'investissement pour pallier à une mauvaise gestion due au trop grande nombre de fonctionnaires, à une politique sociale visant toujours à privilégier l'assistanat tout en rognant les avantages sociaux cruciaux ( retraite, sécurité social hôpitaux ).

Selon la Cour des Comptes, « l’État, enregistrerait toujours un déficit significatif à l’horizon de la LPFP, et,  les administrations de sécurité sociale et les administrations publiques locales, qui connaîtraient sur la période des excédents importants ».

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