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La IATA vient de publier un nouveau rapport sur la compétitivité de la réglementation du transport aérien en France.

Selon l’association des compagnies aériennes l’amélioration de la réglementa lion pourrait générer 500000 emplois supplémentaires et augmenter d’environ 60 milliards d’euros le PIB de la France.

Aujourd’hui l’avion contribue à hauteur de 100 milliard d’euros au PIB et génère 1,1 million d’emploi.

Le rapport préconise 3 mesures principales.

Tout d’abord il propose de réformer la réglementation économique en renforçant un régulateur indépendant afin que les redevances soient proportionnées aux coûts et efficaces.

Il préconise d’instaurer une stratégie française de gestion du trafic aérien pour optimiser sa capacité et son efficacité et enfin il propose d’adopter les principes de réglementation intelligente, par exemple en favorisant la compensation plutôt que la taxation pour contrer les émissions de CO² de l’aviation.

L’adoption de ces recommandations pourrait faire en sorte que le nombre de passagers en France passe de 90 millions aujourd’hui à 142 millions, selon le scénario le plus optimiste.

« Les Assises du transport aérien n’ont pas abouti à des mesures significatives permettant au transport aérien français de redevenir compétitif face à ses concurrents. Le poids des taxes, des redevances spécifiques au secteur et celui des charges sociales en France est encore bien supérieur à la moyenne européenne et constitue toujours un lourd handicap pour les compagnies aériennes basées en France » a souligné Alain Battisti, Président de la FNAM et de Chalair Aviation.

« L’aviation est l’industrie de la liberté, et elle procure déjà à la France des bienfaits considérables. Mais la position compétitive de la France au sein de l’Europe est faible en ce qui concerne les coûts d’infrastructures, l’efficience de la gestion du trafic aérien, la qualité de la réglementation et les coûts des charges sociales. Il y aurait d’énormes possibilités de création d’emplois et de croissance économique si ces faiblesses étaient corrigées. Les Assises nationales du transport aérien ont exploré ces enjeux, mais il n’y a pas eu de mesure de suivi substantielle pour stimuler la compétitivité. Le lancement de ce rapport sur la compétitivité, en collaboration avec la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM) et BAR France, est l’occasion de renforcer les fondations de la Stratégie nationale du transport aérien 2025 annoncée par la ministre des Transports, Mme Élisabeth Borne, aux Assises », a déclaré Rafael Schvartzman, Vice-Président régional de l’IATA pour l’Europe.

Le rapport pointe aussi le fait que la France est le 5ème pays européen à avoir les taxes d’aéroport les plus élevées après le Royaume-Uni en première position, l’Allemagne, la Suède et l’Autriche.

Il préconise de supprimer la taxe de solidarité qui rend les voyages en France plus couteaux ou demande de l’étendre à d’autres modes de transports.

Le rapport pointe également le haut niveau des charges sur les salaires et le problème récurrent des grèves en France notamment le fait que les contrôleurs aériens ne fournissent pas d’informations à l’avance en cas de grèves ce qui affecte de nombreux vols.

Bizarrement les députés de la République En Marche semble ne pas soucier des conclusions de ce rapport : leur solution serait d'ajouter encore plus de taxes. Il faut dire que les gouvernements français n'ont que ce mot en bouche depuis quelques années : taxer. 

Des députés LREM ont déposé un amendement pour adosser une taxe carbone à la taxe de solidarité Chirac. Ces députés souhaiteraient que la contribution carbone soit fixée à 10 euros pour tout passager embarquant d'un autre pays de l'espace économique européen ou de la Suisse  à destination de la France et de 20 euros par billet pour un embarquement depuis un autre pays. Ce tarif serait même de 25 euros en classe affaires et 50 euros en première.

Une idée qui ne devrait pas améliorer la compétitivité du secteur aérien français alors qu'Air France se plaint de la concurrence du rail sur ses liaisons court-courrier alors que l'avion reste une solution utile particulièrement pour les liaisons province-province.

Si cette mesure est mise en œuvre, elle pourrait couter jusqu'à 250 millions d'euros par an à Air France.

Plutôt que d'améliorer la compétitivité de ce secteur critique pour l'économie française, la voie d'une taxation supplémentaire du secteur semble aller à l'encontre de sa croissance durable.

Voir rapport sur la compétitivité en France de la IATA.

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