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L'année 2014 marque les esprits par ses températures clémentes. Parallèlement la fonte des glaces s'accèlère: quels vont être les impacts du réchauffement climatique pour le tourisme et nos sociétés?

Météo France vient d'indiquer ce mois que l'année 2014 de janvier à octobre avait été la plus chaude jamais enregistrée depuis 1900.

De janvier à octobre, la température moyenne a dépassé de 1,1°C la normale.

«En conséquence, l’année 2014 figurera très probablement dans le trio de tête des années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle, avec 2011 (+1,1 °C) et 2003 (+1,0 °C). Il faudrait un mois de décembre 2014 extrêmement froid avec des températures plongeant 3 °C sous la normale pour qu’il en soit autrement» a assuré Météo France.

inondations-magdeburg-allemagne-juin2013«L'automne météorologique a également été très doux, avec des températures 2 à 3°C au-dessus des normales de saison. Il devrait se placer au 2ème rang des automnes les plus chauds derrière celui de 2006» a ajouté Météo France.

Il n'y a pas qu'en France que la situation devient préoccupante: durant la première décennie du XXIème siècle la température moyenne du globe s'est accru de 0,47°C: il faut savoir qu'une hausse de 1 degré provoque une hausse de 7% de la vapeur d'eau.

Les nuages devraient ainsi se former plus rapidement et les pluies seront plus fortes créant plus d'inondations.

Fonte accélérée des glaciers gloablement même si l'Antarctique gagne un peu de glace

Le GIEC estime dans son dernier rapport publié début novembre 2014 que le volume global des glaciers (à l'exception de l'Antarctique) devrait baisser de 15 à 55% et même de 35 à 85% dans le scénario le plus dramatique.

On estime ainsi que l'Arctique perd 300% de plus de glace que n'en gagne l'Antarctique : «depuis la fin des années 1970, l’Arctique a perdu en moyenne 53 900 kilomètres carrés de glace par an; l’Antarctique a gagné en moyenne 18 900 km carrés» explique la NSIDC américaine (http://nsidc.org/news/newsroom/arctic-sea-ice-continues-low-while-antarctic-reaches-new-record-high), soit une perte nette de 35000 kilomètres carrés.

Même en Antarctique certaines zones sont sous pression.

La NASA estime ainsi que «l’effondrement du secteur de l’Antarctique occidental semble être inéluctable. Le fait que la retraite se passe simultanément sur une large zone laisse à penser qu’elle a été déclenchée par une cause commune, comme l’augmentation de la température de l’océan sous les sections flottantes des glaciers. A ce stade, la fin de ce secteur semble être inévitable (voir http://www.nasa.gov/press/2014/may/nasa-uci-study-indicates-loss-of-west-antarctic-glaciers-appears-unstoppable/#.U3EaRPldXa8)».

La seule fonte de l'ensemble des glaces de cette zone entrainerait à elle seule une hausse de 1 mètre du niveau de la mer!

Le GIEC prévoit un scénario moins catastrophique avec une élévation moyenne du niveau de la mer de +20 à +25 cm en 2050 et +60 à +70 cm en 2100 (scénario RCP 4.5).

La menace du Permafrost

Les sols gelés de l'hémisphère nord d'une hauteur d'environ 2M, appelés Permafrost, sont également une menace sous-jacente : leur fonte conduirait à relâcher de grandes quantités de CO2 et de méthane dans l'atmosphère accélérant encore plus le réchauffement climatique.

Selon Michel Allard, chercheur au centre d’études nordiques de l’Université Laval, la fonte du Permafrost aurait même déjà débuté du fait du réchauffement accéléré de la banquise arctique.

Un phénomène trè préoccupant alors que l'on estime que le perligésol contiendrait 1670 gigatonnnes de carbone contre 730 gigatonnes pour l'atmosphère!

Phénomènes météo plus extrêmes en mer et dans les airs

tempete-bretagne-2Face à ces changements le secteur du tourisme devrait être profondément bouleversé dans les prochaines décennies du fait de phénomènes météo plus extrêmes comme des vagues de chaleur ou de froid, des tempêtes records sur la mer avec des vagues maximales potentielles de 40 mètres (contre 20 mètres jusqu'à présent au maximum).

Ces tempêtes plus fréquentes vont également affecter les transports aériens.

Ainsi d'ici 2050, les voyageurs devraient passer plus de fois plus de temps de vol dans les turbulences (voir http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1866.html) : elles seront plus fréquentes mais aussi plus fortes selon le météorologues Tom Williams de l'Université de Reading. Cela aura cependant encore ppeu d'impact pour les voyageurs alors qu'elles ne représentent aujourd'hui qu'1% du temps de vol (2% d'ici 2050).

Bientôt des JO d'hiver au sommet des montagnes ou dans l'Antactique?

 Les Jeux Olympiques d'hiver par exemple vont devoir se tenir toujours plus au nord.

Selon une étude publiée par l'Université de Waterloo au Canada (https://uwaterloo.ca/news/sites/ca.news/files/uploads/files/oly_winter_games_warmer_world_2014.pdf) la température maximale moyenne des villes hôtes des JO d'hiver atteignait 0,4° entre 1920 et 1950 contre 7,8°C entre 2002 et 2010. 

Les stations à moins de 1800 M d'altitude menacées à terme?

De même, les stations de ski vont devoir aller chercher la neige toujours plus haut (les stations de moins de 1800 M seraient menacées)… et devront s'équiper de canons à neige ce qui fera le bonheur de ces industriels. Les pénuries d'eau vont également devenir plus difficile à gérer pour les pays très fréquentés à certaines période.

Erosion du litoral, montée des eaux et raréfaction des coraux

L'érosion du littoral due aux tempêtes devrait menacer certaines stations balnéaires et l'élévation des eaux va mettre la pression sur de nombreuses îles touristiques comme les Maldives (voir http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/fratour08f.PDF).

La fragilisation des récifs coraliens est aussi une menace pour de nombreux pays dont les territoires français d'outre-mer comme Tahiti, Mayotte…

Quid de la pollution de l'air dans les grandes métropoles mondiales?

pudong-shanghai-brouillardEnfin dans certaines la pollution devient critique comme à Paris. Un ballon du CNRS a mesuré la pollution pendant 18 mois et l'on a pus estimer ainsi qu'un parisien inhale 100000 particules à chaque respiration. Cela a relancé l'idée de nouvelles mesures comme la fin du diesel en 2020 et la mise en place de zone à faible émissions. 

Le problème est similaire sinon pire dans d'autres métropoles comme en Chine. Des périodes fréquentes de grave pollution ont été recensées ces dernières années. Reste à savoir si ces atteintes à l'environnement auront un impact sur les flux touristiques : cela va-t-il réduire le nombre de touristes à terme si rien n'est fait?

Un monde moins sûr? Plus de réfugiés en Afrique?

Le monde va aiussi devoir faire face à plus de réfugiés suite aux conflits, problèmes climatiques générés par le réchauffement climatique.

Ainsi on compte deux fois plus de déplacés ces dernières années que dans les années 70 selon le Norwegian Refugee Council (voi http://www.nrc.no/?did=9184143).

L'Afrique sub-saharienne devrait particulièrement souffrir du phénomène des réfugiés et plus généralement l'Afrique dans son ensemble du fait de l'importance de sa population et des bas revenus. 

Du fait de l'augmentation des problèmes climatiques et de la raréfaction de l'eau potable, de la baisse des rendements céréaliers dans les régions tempérées et tropicales, des problèmes liés à la raréfaction des ressources halieutiques, des conflits pourraient apparaitre interdisant certaines zones aux touristes, ce qui nuirait aux agences de voyages et tour-opérateurs.

Ces dernières années de nombreux zones ont été classées rouge par le Ministère des Affaires Etrangères français, même si cela n'est pas lié directement au réchauffement climatique, mais à un monde plus conflictuel.

Prise de conscience aux Etats-Unis et en Chine

Le monde semble cependant prendre conscience des enjeux : l'Europe à la pointe dans ce domaine semble avoir convaincu les Etats-Unis et la Chine.

Ces deux paus ont signés un accord historique en ce mois de novembre 2014 en promettant de modérer leurs émissions de gaz à effet de serre dans les 2 prochaines décennies.

De son côté, l'UE veut réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 (par rapport à 1990) avec un quota d'énergies renouvelables à 27%.

Va-t-il falloir totalement repenser notre manière de vivre et de voyager?

L'avenir le dira mais de nombreuses solutions existent déjà : planter beaucoup plus d'arbres dans les villes polluées, privilégier les motorisations vertes et créer des zones à faible trafic dans les centre-villes, économiser et réduire le gaspillage d'eau potable, réduire le chauffage, la climatisation, privilégier l'agriculture bio pour limiter l'impact des pesticides sur l'eau de source et les rivières, développer de nouvelles motorisations pour les avions de ligne et des fuselages ultra-légers (comme ceux des B787 et A350), multiplier les sources d'éngergie renouvelable et investir massivement dans ce domaine...

L'essentiel est déjà de prendre conscience que ce phénomène de réchauffement existe et qu'il aura des impacts importants si rien n'est fait rapidement dans tous les domaines dont le tourisme.

Le fait de réduire les impacts du changement climatique conduirait sans doute à un monde plus sûr et plus favorable au tourisme dans son ensemble.

Selon le GIEC les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont atteint leur plus haut niveau depuis 800000 ans.

Voir la synthèse du rapport du GIEC (en anglais) : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/syr/SYR_AR5_SPM.pdf

Voir le rapport intégral du GIEC : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/syr/SYR_AR5_LONGERREPORT.pdf

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