Alors que de nombreux projets d’éoliens en mer ont été remis en cause en Europe du fait de l’explosion des coûts et de leurs faibles rentabilités, la France copie la politique énergétique allemande au moment où celle-ci est fortement remise en question en Allemagne. Pourtant l'UE veut imposer des énergies intermittentes et la France s'exécute au contraire de ses intérêts.
Sommes-nous devenus une simple colonie de l'UE se demande Nicolas Dupont d’Aignan ? Dans les colonies africaines les hommes politiques au pouvoir étaient corrompus par les colonisateurs pour exploiter leurs pays et ne travaillent pas dans l'intérêt national.
Cela semble le cas alors que les politiques français suivent aveuglément les recommandations de l’Union européenne, qui elle même semble travailler pour des intérêts totalement différents de ceux des peuples européens : à ce titre il est intéressant de constater que les politiques de droite comme de gauche endettent massivement les pays ce qui est dans l'intérêt du secteur financier et de ceux qui possèdent la dette.
Mais revenons à cette affaire qui montre que la politique française n'est plus dans l'intérêt des Français.
Le 10ème appel d’offre A010 sur l'éolien a été lancé le 12 juin 2026. Et c’est un immense scandale : encore un !
Il vise à construire 700 à 1200 éoliennes géantes en France pour fournir seulement 10 GW de production. Mais le diable est dans les détails. Analysons les coûts et la rentabilité de ce projet désastreux pour les finances publiques.
Les éoliennes vont coûter 2 à 4 fois plus chers que les 6 EPR pour une production similaire en capacité théorique mais pas réelle
Ce projet est inexplicable par rapport au réseau actuel français. Rappelons qu’EDF doit construire 6 EPR pour 72,8 milliards avec une durée de vie de 80 ans et qui produirons également 10 GW (6x1,67GW).
Le coût des éoliennes en comparaison sur cette durée sera 2 à 4 fois plus cher avec un facteur de charge de 40 à 45 % seulement (énergie intermittente) et une valeur capacitaire (capacité à remplacer la puissance pilotable de 10 à 20 %). Pour obtenir la même production réelle et pilotable que 66 TWh/an de nucléaire il faudra surdimensionner l'éolien et ajouter du stockage (batteries, hydrogène) ou du thermique de back-up (gaz). Cela engendrera des coûts système supplémentaires allant de +50 à +200 % selon le taux de pénétration (études RTE, IEA, etc.).
Comment justifier ce projet alors que le nucléaire fournit de l’électricité à la demande 24/7 pilotable avec une très haute disponibilité?
En résumé c’est une immense arnaque à l’échelle d’un pays qui vise à tuer la compétitivité française.
L’éolien coûtera 2 à 4 fois plus cher que le nucléaire qui produira 67 % de plus que l’éolien en réel tout en étant pilotable.
On parle donc de 300 milliards de dépenses pour l’éolien contre 73 milliards pour le nucléaire : c’est une machine à broyer le pouvoir d’achat et l’économie française. Sans compter les dégâts sur les paysages, les fonds marins ou les oiseaux migrateurs.
Des gains privatisés et des pertes payées par la collectivité
Selon la Cour des comptes, entre 2016 et 2024 26,3 milliards d'euros ont été dépensés par vos impôts pour soutenir l'éolien et le solaire. Et les derniers contrats signés engagent l’État, c'est à dire vous, à hauteur de 87 milliards! Pour comprendre l'arnaque des énergies renouvelables il faut analyser le système.
L’État garantit pendant quinze à vingt ans des revenus à certains producteurs. Lorsque les prix du marché baissent, le contribuable, l'état compense via les subventions. Lorsque les coûts technologiques diminuent, les contrats protègent les rémunérations fixées dans un autre contexte économique. On privatise donc les profits et on mutualise les pertes : pas étonnant que beaucoup à l'UE ou en France appuient ces investissements...
La Cour des comptes dénonce par ailleurs un système où les fraudes sont « quasi impunies », où les contrôles sont insuffisants, où les sommes versées à tort sont difficilement récupérées et où les sanctions restent très rares. Les contribuables Français et les consommateurs sont les grands perdants de ces investissements subventionnés. Dans un pays démocratique comme la Suisse ou la Suède, de tels abus seraient sévèrement sanctionnés avec des rapports comme celui de la Cour des comptes. Pas en France! On parle peu également des coûts cachés de ces énergies intermittentes; plus le réseau accueille de production variable et moins synchrone, plus il faut acheter des services permettant de maintenir la fréquence, la tension, la réserve et l’équilibre instantané entre production et consommation. Un puits sans fond.
Des taux de retour énergétique ridicules par rapport au nucléaire dans leur cycle de vie
Il y a un autre problème si l'on analyse l'ensemble du cycle de vie d'une éolienne, elles sont très peu rentables en terme de production d'énergie. ll est peu probable qu'une éolienne produise en « net » significativement plus d'énergie qu'il n'en a été consommé pour sa fabrication et son installation. Dans l'étude « Energy intensities, EROIs … and energy payback times of electricity generating power plants » D. Weißbach et al. arrive à un « EROI tamponné » de 4, tandis que les centrales nucléaires allemandes traditionnelles atteignent un EROI de 75 à 105. Des EROI entre 3 et 5 sont considérés comme « à peine viables pour une société moderne (sauf en tant que solution de niche) ». le taux de retour énergétique, est le ratio d'énergie utilisable acquise à partir d'une source donnée d'énergie, rapportée à la quantité d'énergie dépensée pour obtenir cette énergie.
La Fédération Environnement durable critique vertement ce projet alors que la France n'a pas besoin d'énergie intermittente supplémentaire
Qui a pu voter pour une telle gabegie? Sans surprise plusieurs organismes ont vertement critiqué cet appel d'offre démesuré.
« Alors que le nucléaire repose sur un savoir-faire français éprouvé depuis plus de quarante ans et constitue l’un des rares secteurs où notre pays conserve une véritable souveraineté industrielle, l’éolien en mer dépend largement d’équipements, de composants stratégiques et de matières premières importés, principalement de Chine. La France prend ainsi le risque d’affaiblir une filière nationale maîtrisée, fondée sur des compétences, des technologies et des entreprises françaises, pour accélérer le développement d’une industrie dont une part importante de la valeur ajoutée, des équipements et des chaînes d’approvisionnement échappe au territoire national. Plus préoccupant encore, avec près de 5 GW d’éolien flottant, l’AO10 ferait de la France le premier pays au monde à déployer à une telle échelle une technologie dont la viabilité industrielle, technique et économique reste encore largement à démontrer » note la FED.
La France produit déjà davantage d’électricité qu’elle n’en consomme, exporte massivement sa production intermittente à des prix déprimés et connaît un nombre croissant d’heures à prix négatifs, signe d’un réseau sous tension structurelle, rappelle la FED. Alors que la consommation nationale stagne, les 36 TWh supplémentaires que produirait l’AO10 viendraient selon elle aggraver cette surproduction, “sans qu’aucune démonstration crédible d’un besoin urgent de nouvelles capacités intermittentes n’ait été apportée”. Elle a demandé la suspension de la procédure auprès du Conseil d’État.Il faut dire que ce projet vise surtout à enrichir les grands groupes étrangers qui produisent des éoliennes. On en revient là encore aux problèmes de lobbying et de corruption propres à l'UE.
Dans un communiqué en 2025, le Réseau Energies Terre&Mer avait demandé l'arrêt de tous les projets éoliens en mer en cours d'étude, de concertation , d'autorisation qui sont inutiles et dangereux pour le système électrique français en raison de la surproduction et des impacts négatifs sur la modulation des réacteurs nucléaires.
« Il est temps de stopper ce gaspillage d'argent public par des décisions responsables dans les prochaines semaines au Sénat et l'Assemblée nationale face à l'aveuglement idéologique du Gouvernement. D'autres solutions d'énergies renouvelables existent pour une décarbonation rapide, massive, économique des usages de la chaleur et de la mobilité en complément du nucléaire et de l'hydraulique , les 2 piliers du système énergétique français qui ont assuré la prospérité de la France depuis des décennies. Le Réseau Energies Terre&Mer a rappelé que les conditions de mise en oeuvre de l'éolien en mer et notamment de l'éolien flottant n'étaient pas remplies et qu'il était urgent, dans la situation de déficit économique de la France de différer toutes les dépenses publiques non urgentes».
Non seulement ce projet va ajouter de la dette au pays mais en plus pour une électricité non rentable 2 à 4 fois plus chère que le nucléaire. On comprend pourquoi la France est l'un des pays les plus endettés d'Europe. La priorité devrait être de cesser au plus vite tous ces projets non rentables. Rappelons que nombreux pays européens ont suspendu leurs projets d'éolien en mer comme le rappelle le Monde. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a d'ailleurs revu à la baisse de 27% ses prévisions de croissance des projets éoliens marins d'ici 2030 dans son rapport annuel.
Plutôt que de parler de canicule, c’est cet appel d'offre aux coûts démesurés qui devrait être débattu dans les grands médias : mais ceux-ci s’intéressent-ils encore au pouvoir d’achat des Français?
Alors que le coût de l’électricité française a explosé du fait des impératifs de l’UE, voilà encore un autre projet issu de l’UE qui va tuer à petit feu la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d’achat des Français avec la hausse à prévoir des tarifs au regard des coûts gigantesques...
Nous vous donnons la conclusion d'une IA bien plus intelligente (ou bien moins corrompue?) que ceux qui nous dirigent :
Synthèse économique
|
Critère |
Avantage clair |
Commentaire |
|---|---|---|
|
Coût par MWh produit sur longue durée |
Nucléaire |
2 à 4 fois moins cher sur 80 ans |
|
Production totale réelle |
Nucléaire |
Nucléaire : ~67 % de plus par an + pilotable |
|
Fiabilité / pilotabilité |
Nucléaire |
Intermittence éolienne coûte cher en back-up |
|
Investissement initial |
Éolien (par génération) |
Mais se renouvelle plusieurs fois |
|
Coût cumulé 80 ans |
Nucléaire |
~73 Md€ pour les EPR vs >300 Md€ pour l’éolien |
|
Dépendance importations |
Nucléaire |
Savoir-faire français vs turbines souvent étrangères |
|
Risques techniques |
Nucléaire (sûreté) vs Éolien (flottant immature à grande échelle) |
— |
Conclusion d’économiste : Sur une analyse de cycle de vie complet et en tenant compte de l’intermittence, les 6 EPR2 sont largement plus compétitifs que l’AO10 éolien en mer pour fournir de l’électricité abordable, abondante et pilotable sur le long terme.
L’éolien offshore a un rôle complémentaire intéressant (diversification, objectifs renouvelables), mais le comparer directement au nucléaire sans ajuster pour la durée de vie, l’intermittence et les coûts système conduit à une sous-estimation massive du coût réel de l’option éolienne.
Le choix entre les deux n’est pas seulement technique ou climatique : c’est avant tout un choix économique de long terme sur la structure du mix électrique français. Le nucléaire historique et futur reste l’option la plus robuste pour la maîtrise des coûts et de la souveraineté énergétique.
Tout est dit : un tel projet est totalement contraire aux intérêts nationaux, il reste à en tirer individuellement les conclusions.
