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Ryanair voit ses bénéfices diminuer malgré la hausse des frais ancilliaires du fait d'une forte pression sur les prix en Europe...

Ryanair mise sur les revenus ancilliaires pour compenser la forte concurrence sur le marché européen low-cost. Les frais facturés pour l’embarquement prioritaire et la sélection des sièges par exemple, ont augmenté de 27 pour cent pour atteindre 800 millions d'euros au cours de la période de trois mois se terminant en juin 2019. Le chiffre d’affaires global a progressé de 11 % sur un an pour atteindre 2,3 milliards d’euros (sur le trimestre, tandis que le trafic a augmenté de 11 % pour atteindre 42 millions de passagers.

Toutefois, cela n’a pas suffi à compenser la hausse de la facture carburant et la baisse du prix des billets : les profits de la compagnie low-cost irlandaise ont chuté de 21 % pour s’établir à 243 millions d’euros.

Une forte concurrence en Allemagne et au Royaume-Uni

« Les deux marchés les plus difficiles sont l’Allemagne, où Lufthansa a été autorisée à acheter Air Berlin et vend cette capacité excédentaire à des prix inférieurs aux coûts, et le Royaume-Uni, où les préoccupations relatives au Brexit pèsent négativement sur la confiance et les dépenses des consommateurs » a commenté le PDG, Michael O’Leary.

En février, la compagnie aérienne a déclaré sa première perte trimestrielle depuis mars 2014. Les revenus ancilliaires qui comprennent les frais de bagages et les aliments à bord, sont essentiels pour de nombreux transporteurs, car les prix du carburant augmentent et la concurrence s’intensifie.

Le PDG de Wizz Air en Hongrie a déclaré plus tôt cette année qu’il avait contribué à accroître ses revenus par passager de 7 pour cent.

À l’échelle mondiale, les compagnies aériennes ont réalisé des recettes de services ancillaires estimées à 72,1 milliards de livres l’an dernier, alors qu’un plus grand nombre de compagnies aériennes non low-costs, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, ont commencé à dégrouper leurs tarifs.

En analysant 20 grandes compagnies aériennes classiques, un rapport récent a révélé que seulement la moitié incluaient les bagages enregistrés dans leurs tarifs.

La mise à terre des B737 MAX pèse sur l'activité

Lors de la présentation des résultats, Michael O’Leary a également discuté du retard de livraison des commandes de B737 Max de Ryanair. Il a indiqué qu’il s’attend à recevoir 30 B737 MAX d’ici l’été prochain plutôt que les 58 prévus à l'origine.

Cela devrait faire passer le taux de croissance de la compagnie aérienne de 7 % à 3 %.

Toutefois, MichaelO’Leary a ajouté que cet avion « révolutionnaire » finirait par « transformer nos coûts et notre entreprise », car il offre 4 % de sièges de plus tout en consommant 16 % de carburant de moins.

Les compagnies aériennes qui ontmis à terre leurs B737 Max, comme American Airlines, prévoient un impact financier important.

Par ailleurs, la société Ryanair, basée à Dublin, est actuellement en train de s’orienter vers une structure de groupe de type IAG, avec plusieurs compagnies aériennes opérant sous leur propre identité de marque avec leurs propres PDG.

En janvier, elle a achevé sa prise de contrôle du transporteur autrichien Laudamotion, qui porte maintenant le nom de Lauda et a lancé au moins 21 nouvelles routes d’hiver, dont trois vers le Royaume-Uni. Au premier trimestre de cette année, les coûts d’acquisition ont été entièrement consolidés.

Ryanair va également rebaptiser sa filiale polonaise Buzz et va créer une nouvelle filiale appelée Malta Air.

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