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Une panne de 45 minutes a paralysé la gare de St Lazare le lendemain de Noël…

L’année 2017 aura été une année noire à la SNCF en terme d’incidentes réseaux.
Après un grave incidents en juillet 2017 et la suspension du trafic en gare de Montparnasse le 3 décembre 2017, ce sont les passagers de St Lazare qui ont connu des déboires cette semaine.

La gare a été privée d’électricité pendant une partie de la matinée ce qui a forcé l’entreprise à interrompre le trafic TER, Intercité et Transilien de 9h40 à 12H15 mardi 26 décembre. Par la suite les trains ont enregistré de retards allant de 30 minutes à 2H30.

Cet énième incident a eu lieu alors que dimanche 25 décembre de nombreux passagers se sont plaints de ne pas pouvoir monter dans les trains du fait d’un trop plein de passagers.

La SNCF a du mettre en service 5 trains supplémentaires de toute urgence.

Ces incidents à répétition sont sans doute du en grande partie au manque d’investissements sur la partie réseau ces dernières années. Un problème qui n’est pas imputable à la SNCF mais au choix de différencier le réseau de l’activité transports de passagers.

Réseaux Ferrés de France créé le 13 février 1997 a été supprimé pour créer SNCF Réseau rattaché à la SNCF en 2015.

Les investissements réseaux avait été imités ces dernières années du fait du poids de la dette qui avait atteint 42,3 milliards d’euros depuis fin 2015.

Les remboursements de la dette coutent environ

SNCF Réseau a investi 5,231 milliards d’euros dont 3 milliards pour l’entretien du réseau en 2016. En 2017, 1,3 milliard a été investi dans le réseau d’Ile-de-France contre 500 millions en 2010.

Au final le problème de la SNCF est le même que celui de la France: le poids de la charge de la dette empêche ou minimise les investissements nécessaires pour leur bon fonctionnement.

La mauvaise gestion passée, réduit la croissance et les options de développement tant pour la SNCF que la France.

`Au contraire l’Allemagne qui a travaillé dur ces 20 dernières années pour intégrer l’Allemagne de l’est et a fortement investi dans ses PME profite aujourd’hui d’un excédent de ses comptes publics (+297 milliards en 2016 au niveau des comptes courants, soit +8% du PIB) et d’une augmentation de ses parts de marché à l’exportation. Rappelons qu’en France la part de marché des exportations françaises a chuté de 19,4% de 2005 à 2010 et la France est l’un des six pays de l’UE à importer davantage de biens et services qu’elle n’en exporte à l’étranger.

Le modèle allemand privilégie également la production locale alors que les multinationales françaises préfèrent s’implanter à l’étranger pour produire du fait estiment certains de la baisse de compétitivité de l’économie française.

Au final, la SNCF comme la France doivent redevenir plus compétitives et pour cela mieux réfléchir à leur Business Model. A ce titre le tout TGV est déjà du passé pour la SNCF qui a décidé de diversifier ses sources de revenus via ses marques OUI. En France, les mesures prises cette année devraient également permettre au pays de redevenir plus compétitif au plan international.

Il reste que le déficit de la France devrait encore atteindre 2,9% du PIB en 2017 et encore à 2,6% en 2018. Une tendance positive mais qui reste encore trop faible au regard de la dette française qui atteint des records (97,6% du PIB, 2160,4 milliard) tout comme celle de la SNCF: le remboursement de la dette coûte à la SNCF chaque année environ 40 rames TGV!

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