Les voitures électriques sont aujourd’hui extrêmement chères par rapport aux voitures thermiques et présentent l’inconvénient d’avoir une autonomie très limitée. Et elles ont surtout un coût caché peu abordé par les médias : celui du réseau de distribution. Un coût énorme qui sera très difficilement rentabilisé sauf à faire subventionner ce réseau par nos impôts.
Bizarrement ce point n’est jamais évoqué dans les articles vantant les véhicules électriques.
La capacité du réseau de stations essence et leur efficacité est sans égal. Ainsi le plein d’un réservoir prend en général moins de 3 minutes avec 1 minute de battement (pour voir large) entre chaque véhicule. Une seule pompe peut ainsi faire le plein de 15 voitures par heure. Avec une autonomie minimum de 500km pour chaque plein voire bien plus pour les diesel cela correpond à une permettre à ces 15 véhicules de parcourir 7500 km.
Au contraire une borne de recharge électrique varie par sa puissance ou part la capacité de la batterie de la voiture électrique. DCDette même batterie a une charge optimum à 80%% et la recharge se ralentit au-delà de ce seuil. Pour un modèle IONIQ d’Hyundai une recharge à 80 % s’effectue en 18 minutes pour atteindre 50kWh dans la batterie soit une autonomie de 200 à 250 km en 18 minutes. On atteint ainsi 600 à 750 km d’autonomie par borne soit 10 fois moins que pour une pompe à essence. Une pompe doit donc être remplacée par 10 bornes électriques pour fournir la même autonomie. Imaginez l’espace nécessaire et les coûts si l’on avoir avoir la même efficacité qu’avec le réseau actuel. Cela signifie bien plus d’empreinte sur l’espace naturel pour fournir l’équivalent au réseau actuel. Le coût est donc multiplié par 10 les bornes électriques étant peu ou prou aussi chères qu’une pompe à essence.
Il faut aussi revoir le réseau de distribution électrique pour pouvoir fournir un pic de trafic en période de pointe comme pendant les vacances : un coût totalement démesuré. La rentabilité de ces stations sera donc bien inférieure à celles utilisée actuellement et ne pourra être compensée que par des taxes et impôts. Par ailleurs, beaucoup de possesseurs d’une voiture électrique rechargent chez eux ce qui diminuera l’utilisation du réseau de recharge électrique par rapport au réseau actuel.
Ainsi une borne en France a aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4000 euros contre 160000 euros pour une pompe à essence. Il y a donc un problème de rentabilité évident: soit il faudra sous -équiper les stations ce qui signifiera des problèmes d’approvisionnement énormes en période de pointe soit il faudra sur-équiper les stations ce qui entrainera une non rentabilité des infrastructures.
Sans compter qu’avec l’évolution des technologies il faudra investir pour mettre à jour la puissance des bornes. Aujourd’hui on estime à 500 millions les aides mises en place par le secteur public pour construire ce réseau. Un montant qui sera forcément décuplé si les voitures électrique se généralisent...On ne parle pas également de l’impact sur les tarifs de l’électricité que va avoir l’augmentation du nombre de véhicules électriques. On voit donc que le chois politique d’abandonner le thermique en 2035 est un absurdité économique. Il faudrait privilégier l’électrique uniquement pour les villes polluées et continuer à promouvoir le thermique sauf pour les grosses cylindrées très consommatrices où l’on pourrait promouvoir l’hybride. La course au tout électrique est absurde économiquement tout comme le focus sur l’éolien ou le solaire avec un réseau électrique composé principalement de nucléaire.
Cette politique visant à privilégier l'électrique a déjà conduit à la quasi faillite de Stellantis ou de Volkswagen qui ont affiché des pertes énormes. Toute l'industrie européenne est aujourd'hui en crise à cause de décisions idéologiques.
L’Union Européenne impose une technologie qui est peu demandée par les clients. Ainsi après 4 ans de croissance la part de marché des voitures électriques ne progresse plus. Elle était de 17% en 2023 et n’est que de 18% sur les 4 premiers mois de 2024 note L’Automobile magazine. Cette stagnation a lieu malgré l’importance du leasing social qui coûte extrêmement cher à l’État français.
On est donc dans une situation folle où l’UE impose les voitures électriques comme elle a tenté d’imposer les éoliennes et les panneaux solaires. Il serait peut-être temps d'arrêter.
VOUS AIMEZ AIME CET ARTICLE ? SOUTENEZ-NOUS : CLIQUEZ ICI POUR FAIRE UN DON
VOS AVIS SONT PRÉCIEUX : CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE ET PUBLIER UN SUJET DANS LE FORUM
