Les actionnaires reprennent en main Air India alors que les pertes de la compagnie ont atteint 2,8 milliards de dollars l’an passé, le montant le plus important enregistré depuis la reprise par Tata Group et Singapore Airlines.
Les pertes se sont envolées notamment suite à la fermeture de l’espace aérien dans l’Est de l’Asie et au Pakistan en mars 2025.
La dévaluation du roupie face au dollar et la hausse des cours du carburant n’ont pas aidé de même que le terrible accident d’Ahmedabad qui a causé la mort des 241 passagers et de 19 personnes.
Les actionnaires souhaitent donc reprendre en main la compagnie. Le groupe Tata veut retarder la livraison de nouveaux avions, réduire les vols et mettre en suspend le programme d’expansion de la compagnie indienne. L’objectif est de retarder les paiements aux fabricants d’avion qui sont effectués lors des livraisons. La compagnie revoit également son programme de développement et va suspendre des lancement de routes depuis certains aéroports. Elle a par ailleurs réduit ses vols internationaux de 27 % entre juin et août en supprimant 145 vols quotidiens. Les vols intérieurs ont également été diminué de 22 %.
Des problèmes globaux de gestion opérationnelle et de management
Air India doit redevenir rentable tout en ayant une excellence opérationnelle ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Lors d’inspections en Europe l’Agence Européenne de Sécurité Aérienne avait pointé des problèmes de sécurité. Le taux de problèmes détectés a atteint 1,9% proche du seuil critique. Face à ces problèmes le CEO d’Air India Campbel Wilson a démissionné et un ancien de Singapore Airlines a été nommé pour remettre de l’ordre dans les opérations de la compagnie. Jeremy Yew, qui travaillait au sein de Singapore Airlines engineering Company a été nommé comme directeur de l’ingénierie au sein d’Air India. Depuis longtemps Air India a été une compagnie d’État géré par des fonctionnaires et doit donc apprendre à être géré comme une compagnie compétitive d’où la nécessité de revoir totalement la direction mais aussi les employés. On peut penser que d’autres personnes du groupe Tata ou de Singapore Airlines pourraient venir pour transformer le management de la compagnie afin qu’elle devienne plus compétitive.
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