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Une rue de Buenos Aires

La situation sanitaire en Amérique Latine prend une tournure désastreuse depuis maintenant plusieurs mois, le sud du continent a dépassé les 100 000 morts mardi dernier. Il est désormais quasiment impossible pour les Français de s’y rendre et les compagnies aériennes doivent s’adapter…

La situation épidémique en Amérique du Sud est devenue préoccupante pour de nombreux pays ces dernières semaines.

Le Chili est le miroir de cette catastrophe, à ce jour on compte 254 416 cas déclarés et 4 731 décès. Le site Worldometer le place en première victime de l’épidémie de Covid-19 en Amérique Latine, avec 288 morts par million d’habitants et 14229 cas/million.

Il faut cependant noter que le Chili est l’un des pays les plus développés de la région et que ces mauvais chiffres sont peut-être dus à la fiabilité de son système de santé qui mesure plus précisément l’avancée de l’épidémie. Et puis il faut relativiser l’ampleur de l’épidémie, même au Chili pays le plus touché, car l’on reste encore loin des valeurs de la France qui totalise à ce jour des chiffres bien pires soit 458 morts par million d’habitants.

La flambée en Guyane inquiète sur la gravité de l'épidémie au Brésil

La Guyane Française se place en deuxième position de ce classement sinistre, avec 11592 cas par million d’habitant. Le petit territoire de seulement 290 691 habitants, dont déjà 3461 contaminés est victime d’une accélération de la propagation du virus. « On va très rapidement arriver à 10 000 cas », met en garde le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre au Monde. La frontière commune avec le Brésil est-elle la raison de cette flambée des cas?

Le 22 mai dernier un article du Parisien s’inquiétait du fait que la Guyane partageait 700 km de frontières peu gardées avec le Brésil.  Fin mai elle ne recensait qu’un mort de puis le débit de l’épidémie et on en est très loin aujourd’hui.

Car le Brésil voisin inquiète par la hausse exponentielle des cas du fait d’une gestion de l’épidémie plutôt hasardeuse.

Au Brésil, le dernier bilan fait état de 1,345 millions de cas et 57658 morts, soit 6329 cas par million d’habitant et 271 morts par million. Cette dissémination de l’épidémie met en péril les populations les plus démunies et notamment les peuples indigènes qui avaient été décimée il y a quelques siècles par les maladies importées des colonisateurs européens comme la variole.

« Des peuples indigènes ont fui dans la forêt pour échapper au coronavirus, d'autres ont bloqué l'accès de leurs villages. » explique un article de France 24.

En morts par millions d’habitants le Pérou arrive en 3ème position juste devant le Brésil et totalise 279 419 cas sont comptabilisés à ce jour. C’est le troisième pays le plus touché par le Covid-19 avec 8 030 contaminés par million d’habitant. L’Equateur arrive en 4ème position de ce sombre palmarès avec 251 morts/million est 3132 cas/million.

Le pays suivants comme la Bolivie et la Colombie ont respectivement 2701 et 1804 cas/million mais moins de décès soit respectivement 87 et 61 décès par million. En Bolivie, la situation, qui restait relativement constante ces dernières semaines, empire drastiquement, avec 1 098 nouveaux cas et 30 décès supplémentaires dans les dernières 24 heures. C’est actuellement le plus important rebond épidémique en Amérique Latine.

L’Argentine est plutôt une bonne élève dans la gestion de la crise et mène depuis plusieurs mois une politique de confinement obligatoire. Celui-ci a débuté le 20 mars et s’étend jusqu’au 28 juin (au moins). « La quarantaine décidée très tôt dans notre pays a permis de limiter la multiplication de cas » explique l’infectiologue Carlota Russ au Figaro. Une stratégie efficace contre le virus, 1 326 cas par million d’habitants, un chiffre assez faible en comparaison de ses voisins frontaliers. Cependant, ce confinement parmi les plus longs au monde met à rude épreuve la santé mentale des argentins, qui sont 60% à considérer qu’elle a empirée (selon une étude de l’Observatoire de psychologie sociale appliquée de l’Université de Buenos Aires) et l’économie du pays. Comme pour la France le choix d’un confinement strict va peser fortement sur l’économie du pays. .

Au Mexique, toutes les prévisions relatives au Covid-19 ont été fortement dépassées, avec un nombre de cas bien supérieur aux estimations. Déjà 1 927 875 cas, dont 1 098 dans les dernières 24 heures.

La Venezuela, l’Uruguay et le le Paraguay présentent un nombre de cas par million bien inférieur aux pays présentés ci-dessus mais des restrictions sévères sont toujours en vigueur, en particulier concernant la reprise de l’activité touristique internationale.

L'épidémie affecte l'économie et les plus précaires

La pandémie de Covid-19 provoque un véritable retour en arrière en Amérique Latine, faisant ressortir les souvenirs douloureux de la famine et de la crise économique dans l’une des régions les plus hétérogènes du monde.

Plus de la moitié des travailleurs en Amérique Latine et aux Caraïbes proviennent de l’économie informelle, ils sont 53% à n’avoir ni contrat ni protection sociale.

Depuis l’arrivée du virus, 12 000 mexicains ont perdu leur emploi sans aucune compensation financière, relate un documentaire France 24.

Au Pérou, où 70% des habitants gagnent leur salaire grâce à l’économie informelle, il est inenvisageable de rester chez soi.

Cette impossibilité à mettre en place un confinement strict dans certains Etats d’Amérique du Sud favorise la propagation rapide du virus, alors que la pandémie touche de plus en plus de personnes depuis trois mois.

La situation au Brésil soulève des inégalités territoriales, « les grandes mégapoles Rio de Janeiro et Sao Paulo sont entourées par des régions très pauvres (ndlr : les habitants des bidonvilles sont obligés de travailler), il est impossible de mettre en place un confinement à l’échelle nationale comme il a été fait en Europe » explique Marcos Espinal de l’Organisation Panaméricaine de la Santé à France 24.

L’Argentine qui connait déjà sa pire crise économique depuis 2001 et peine à se relever de ses conséquences, en mai dernier, elle se retrouve pour la 9ème fois en défaut de payement.

La précarité est l’un des principaux facteurs de la propagation du virus au Sud de l’Amérique. Le nombre de bidonvilles est important et certains foyers épidémiques ravagent leurs habitants. En Argentine, les contaminations sont nettement plus importantes dans les zones précaires.

Le quartier-bidonville de Villa Azul, dans une banlieue de Buenos Aires a été mis sous cloche pendant près de deux semaines au début du mois du juin.

Les favelas brésiliennes croulent elles aussi sous les contaminations,

« C’est vraiment compliqué d’y faire appliquer les gestes barrières et la distanciation sociale », affirme Tiago Vieira Koch, médecin et directeur de la clinique de Rocinha, à Rio de Janeiro, à Brut.

 Des frontières quasi – infranchissables ?

Du fait de l’étendue de la vague épidémique, la plupart des frontières sont fermées en Amérique Latine et aucune date de retour à la normale peut être estimée pour l’instant. Les différents Etats s’accordent sur une politique de confinement à l’échelle nationale, et gardent leurs frontières closes.

Depuis le 18 mars, il est impossible pour les touristes français de se rendre au Chili. Les frontières terrestres, maritimes et aériennes sont fermées : seuls les ressortissants Chiliens peuvent être rapatriés avec une mise en quatorzaine obligatoire à l’arrivée. Sur place, un couvre-feu est mis en vigueur entre 22 heures et 5 heures.

Les Français de passage au Chili qui se rendent à l’aéroport de Santiago peuvent eux obtenir des autorisations pour se déplacer en montrant leur réservation de vol.  Ils peuvent également obtenir des « Permisos Temporales » en donnant leur numéro de passeport, pour se déplacer à la pharmacie où faire des courses.

Impossible également de rejoindre la Guyane, l’espace aérien y est fermé et les autorités surinamaises ont clos leurs frontières terrestres, fluviales et aériennes. Il est donc impossible de rejoindre la Guyane par le Suriname. Le Ministère des Affaires étrangères conseille de reporter tous les déplacements vers la Guyane en attendant une amélioration de la situation épidémique.

Toutes les frontières terrestres du Brésil sont également closes depuis le 19 mars dernier, y compris celles avec la Guyane Française. Depuis le 23 mars les frontières aériennes sont également fermées pour certains pays : la Chine, l’Union Européenne (dont la France), l’Islande, la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni, l’Australie, la Japon, la Malaisie et la Corée du Sud.

Les Français devront aussi abandonner l’idée de voyager en Argentine cet été, les frontières y sont fermées (sauf pour les ressortissants argentins). Les visas long séjour sont également supprimés jusqu’à nouvel ordre.

Idem pour la Bolivie et l’Uruguay, les vols internationaux y sont suspendus à la suite de la fermeture des frontières.

Etonnamment, le Pérou et ses 8 030 cas par millions d’habitants (qui le placent 3ème du classement de worldometers) a ouvert ses portes avec une quatorzaine à l’arrivée pour les pour les voyageurs ayant séjourné ou transité par la France, l’Espagne, l’Italie et la Chine. Le pays a par ailleurs mis en place un couvre-feu de 18 heures à 4 heures.

Il est ainsi préférable de ne pas s’y rendre avant que le nombre de cas diminue.

Un peu plus au nord au Mexique, les frontières sont ouvertes depuis le 18 juin , exceptées celles avec les Etats-Unis qui rouvriront le 21 juillet. Les touristes doivent cependant bien se renseigner sur leur parcours, car seulement 30% des hôtels sont ouverts et 25% des restaurants, précise le Journal de Montréal. Les plages sont également fermées au public pour l’instant.

Tous les Français qui sont encore dans les pays présentés ci-dessus sont invités à se déclarer sur place auprès de l’ambassade de France.

 Les compagnies d'Amérique latine souffrent comme jamais

Cette situation est très grave pour les compagnies aériennes d’Amérique qui n’étaient déjà pas les plus rentables avant la crise.

Ainsi récemment, LATAM a décidé de fermer sa filiale en Argentine qui opérait des vols domestiques. Il s’agit de la seconde low-cost à sortir du marché argentin après Norwegian fin 2019.

Quelques semaines avant face à cette crise sans équivalent, l’ensemble du groupe LATAM, le premier groupe aérien d’Amérique Latine, fruit de la fusion de la brésilienne TAM et de la chilienne LAN, s’était mis sous la protection de la loi sur les faillites.

«Face à la plus grande crise de l'histoire de l'aviation, le Conseil a approuvé cette direction après avoir analysé toutes les alternatives disponibles pour assurer la pérennité du groupe. Comme nous nous sommes adaptés aux nouvelles réalités du passé, nous sommes confiants que LATAM sera capable de réussir dans le contexte post-COVID-19 et de continuer à servir l'Amérique latine, en reliant la région au monde » avait alors déclaré Ignacio Cueto, président du conseil d'administration de LATAM. En mars, LATAM avait réduit ses opérations de 70%.

Mais il n'y pas que LATAM et toutes les plus grandes compagnies d'Amérique Latine sont touchées. Ainsi Avianca s'est également mise sous la protection du Chapitre 11 tout comme Aeromexico tout récemment.

Cette crise pourrait bien durer alors que les vols internationaux entre les Etats-Unis, l’Europe et l’Amérique latine sont en berne.

L'UE va-t-elle fermer ses frontières à la plupart des pays des voyageurs d'Amérique latine en Juillet ?

L’Union Européenne pourrait d’ailleurs ne pas rouvrir ses frontières avec certains pays d’Amérique Latine. On parle notamment du Brésil et de 54 pays au total dont les Etats-Unis. La plupart des citoyens des pays d’Amérique latine pourraient être interdits d’entrée aux pays de l’Union Européenne. Ainsi l'Union Européenne devrait décider d'ouvrir ses frontières uniquement aux ressortissants de ces  pays : l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l'Uruguay ainsi que des petits pays comme l'Andorre, Monaco, le Vatican et Saint-Marin.

Des exceptions pour l'Uruguay et le Paraguay ?

L’Uruguay serait ainsi le seul pays d’Amérique Latine dont les ressortissants pourraient voyager en Europe. A ce titre le Paraguay très peu touché également pourrait faire logiquement partie des pays autorisés.

Contacté par Business Traveler France, une source diplomatique du Ministère des Affaires Etrangères nous a indiqué : «la France procèdera, conformément aux recommandations de la Commission européenne, à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet prochain. Cette ouverture s'effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers. Les modalités en seront arrêtées au niveau européen. Les discussions entre États membres se poursuivent à cette fin ». On en saura bientôt plus sur la liste des pays autorisés. Il reste qu’il ne faut pas compter sur des voyages en Amérique Latine à court-terme avec que l’hiver austral fait rage dans l’hémisphère sud. Avec un peu de chance la situation sanitaire pourrait s’améliorer comme en Europe avec l’arrivée de l’été pour une reprise des voyages vers octobre/novembre espérons-le!

Pour tous les amoureux de l'Amérique Latine comme la rédaction de Business Traveler France, c'est une situation vraiment triste mais qui malheureusement n'est pas vouée à s'améliorer à court-terme.

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