C’est une impression diffuse qui est de plus en plus réelle. Les actifs ont l’impression que les impôts explosent sans que les services offerts ou que leur niveau n’augmente. Et cette impression vient d’être confirmée par une récente étude de l’INSEE.
Ainsi le niveau de vie des chômeurs a plus progressé entre 2023 et 2024 que celui des actifs de l’ordre de 2,63%. La palme revient même aux retraités dont le revenu médian est en hausse de 2,51%.
Au contraire le revenu des employés dans leur ensemble n’est en hausse que de 1,84% avec une forte différence entre les indépendants dont le revenu stagne de +0,35% et les salariés avec une hausse de 1,94%.
On voit donc que la politique mise en place par le gouvernement favorise les inactifs dans leur ensemble avec une forte hausse du niveau de vie des retraités et des chômeurs et une hausse à la traine des employés.
Cette politique socialiste a donc des effets très pervers: privilégier ces qui ne travaillent pas au détriment de ceux qui travaillent et contribuent à développer le pays.
Le cas des indépendants est révélateurs : leur niveau de vie stagne alors que les faillites n’ont jamais été aussi nombreuses. Selon les données publiées par la Banque de France en mai 2026 (Stat Info défaillance d’entreprises), il y a eu 69938 défaillances en cumul sur 12 mois à fin mars 2026 en progression de 5%. Les faillites des ETI et des grandes entreprises sont en hausse de 15,3% par rapport à février 2023.
La Banque de France note « une conjoncture dégradée, imputable notamment aux chocs successifs et aux incertitudes accrues qui ont fragilisé la situation financière de certaines entreprises ».
Pour les salariés le taux de chômage dépasse désormais de 2 points la moyenne de la zone euro avec un taux de 8,2% en France et de 6,3% dans la zone euro.
Les causes sont connues : un poids trop important du secteur public et des normes UE délétères.
La France a le 2ème taux de prélèvement obligatoire de l’UE (45,3% du PIB selon Eurostat), est le 3ème pays le plus imposé (47,2 euros de cotisation sur 100 euros versés par un employeur), a le coût normatif démesuré estimé à 100 milliards d’euros par an (code du travail, immobilier …), est le dernier pays de l’OCDE en terme de compétitivité fiscale selon la tax Foundation et les entreprises françaises doivent supporter un différentiel de prix énergétique avec leurs principaux concurrents depuis le découplage du prix du nucléaire voulu par le TFUE de l’UE et le marché européen de l’électricité…
En 2008-2010 lors de la signature du TFUE à Lisbonne les prix de l’électricité étaient parmi les plus bas d’Europe d’environ 60 à 90 euros par MW. Aujourd’hui le tarif est d’environ 140-170 euros le MWH en 2025 selon Eurostat pour une consommation de 500 à 2000 MWh/an. L’augmentation a été comprise entre 80 et 150% depuis 2009 selon les bandes de consommation. Pour comparatif les entreprises américaines ont un coût par MHh de 75 à 95 euros contre 80 à 95 euros pour les entreprises chinoises.
L’économie étant de l’énergie transformée, l’UE a tué la compétitivité énergétique française pour dépasser largement les tarifs des principales économies du monde.
Et l’état providence française ne joue plus son rôle en favorisant désormais les inactifs au détriment des actifs…
