Les conséquences de la hausse de la taxe sur le transport aérien étaient connues. Cette hausse a été critiqué par l’ensemble du secteur : industriels, compagnies aériennes, aéroports et pourtant le gouvernement a décidé de mener cette politique délétère.
Le résultat est là. L’UAF vient de boulier ses statistiques pour le 1er semestre 2026 et elles sont catastrophiques comme pour le 1er trimestre.
Le trafic aérien des aéroports français a enregistré une baisse de 0,8% sur un an avec seulement 98,3 millions de passagers. Parallèlement le trafic de l’UE+ progresse de 2,6% durant cette même période pour dépasser de 6,9% le niveau d’avant le Covid.
Rien de tel en France où le trafic demeure inférieur de 2,6% au niveau de 2019.
« Selon l’indicateur tendanCiel de la DGAC, la faiblesse touche désormais presque tous les faisceaux : le trafic intérieur baisse de 1,8 %, les liaisons transversales métropolitaines chutent de 7,9 % et les liaisons métropole–outre-mer reculent de 1,2 %. Surtout, le trafic international diminue de 0,6 %, alors qu’il avait été le seul moteur de la croissance française en 2025 » note l’UAF.
Le trafic aérien est non seulement enchainé dans une trajectoire de décroissance du fait des taxes trop importantes de la France sur le transport aérien mais doit faire face en sus à la hausse des cours du pétrole et au relèvement du plafond du tarif de sureté et de sécurité.
« À défaut de correction, le trafic français pourrait terminer 2026 au niveau de 2025, voire légèrement en dessous, confirmant l’aggravation de son décrochage face au reste de l’Europe » estiment les aéroports.
« Le 1er semestre 2026 est sans appel : pendant que l’Europe poursuit sa dynamique et gagne des passagers, la France en perd et accentue son retard. Toutes les conditions sont réunies aujourd’hui pour multiplier les fermetures de lignes aériennes en France, avec toutes les conséquences sociales et économiques qu’elles engendrent pour nos territoires. Nous ne maîtrisons ni les crises géopolitiques ni le prix du carburant, mais nous pouvons cesser d’aggraver notre propre décrochage. La France doit à présent changer de logique et alléger la fiscalité aérienne, sauf à considérer qu’il est préférable de survoler la France plutôt que de s’y poser et de la relier au monde » explique Thomas Juin président de l’UAF.
Hormis le poids des taxes, il y a aussi le coût des aéroports qui est parfois trop important au regard de certaines compagnies. Ainsi Ryanair a quitté Bordeaux suite au poids trop important des taxes aéroportuaires. Bilan : les vols perdus n’ont pas été totalement compensés par d’autres compagnies. Bordeaux est pourtant une ville qui est très peu visitée internationalement au regard de son potentiel. Une mauvaise politique entraine une mauvaise économie. Et quand l’aérien ne va pas c’est tout le tourisme qui souffre!
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