La nouvelle liaison entre Pointe-à-Pitre et Panama sera lancée le 11 décembre.
Mais la liaison ne sera que temporaire dans un premier temps jusqu’au 5 mars 2027. Air France proposera deux vols par semaine entre les deux villes.
Cela permettra cependant de désenclaver fortement le département d’Outre-mer grâce aux correspondances de Copa Airlines à Panama vers de nombreuses villes d’Amérique du Sud et centrale.
Ceci alors qu’Air Caraïbes a annoncé une programmation de vols plus important entre Paris-Orly et la Guadeloupe, la Martinique, Saint Martin et la Guyane. Air Caraüibes prévoit par ailleurs d’augmenter les vols inter-les avec jusqu’à 7 vols par jour entre Pointe-à-Pitre et Fort-de-France et 6 vols par jour entre Pointe-à-Pitre et Saint-Martin. L’aéroport de Guadeloupe viserait ainsi à se transformer en un hub d’importance même si pour l’instant le nombre de déssertes n’est pas encore à la hauteur.
Le gouvernement veut développer le tourisme dans les Outre-Mer visant notamment à faire mieux connaitre les aides européennes. Il souhaite aussi développer le tourisme au delà du balnéaire notamment via le patrimoine culturel, agricole, artisanal ou naturel. On parle notamment du tourisme autour du rhum aux Antilles comme l’habitation Néron-Papa Rouyo en Guadeloupe. Mais cela ne résout pas le manque d’hôtel de luxe aux Antilles qui est le problème numéro un pour attirer notamment les riches touristes nord-américains. La Guadeloupe et la Martinique ont un énorme potentiel du fait de la richesse de l’aire géographique qui les entoure avec la Canada, les Etats-Unis ou le Mexique à proximité.
Le Sénat a également publié un rapport mettant en exergue l’urgence de développer les Outre-Mer alors qu’ils ne représentent que 2,45% du PIB français avec 4,18% de la population.
« la croissance n’y est plus soutenue par des filières historiques en perte de vitesse ou arrivées à maturité (pêche, banane fruit, canne à sucre, nickel…). Aussi les économies ultramarines doivent-elles impérativement trouver de nouveaux relais de croissance, soit en réinventant les filières historiques, soit en faisant émerger de nouvelles filières » note le Sénat. Concernant le nickel il y a sans doute des problèmes de gestion alors qu’il y aura une demande croissante dans les prochaines années au regard des prévisions pour le marché des voitures électriques.
Le Sénat a notamment présenter 21 proposition dont un fonds d’investissement pour les entreprises innovantes, le développement de la recherche pour les Outre-mer, reconnaître les ports et aéroports ultramarins comme des infrastructures de souveraineté économique avec un programme d’investissement et étudier la création d’un établissement de financement public. L’agriculture et l’agro-alimentaire est un autre axe de développement alors que les populations sont trop dépendantes des importations de même que la pharmacopée locale ou l’artisanat traditionnel. Le Sénat propose également d’ajouter de nouveaux câbles sous-marins, des bases de relais spatiaux ou des centres de données.
Lire le rapport du Sénat : https://www.senat.fr/fileadmin/cru-1789376230/Office_et_delegations/Outre-mer/Fichiers/Liste_des_recommandations_filieres.pdf
