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Le Ministère des Transports vient de lancer l’ouverture de deux lignes ferroviaires à la concurrence au départ de Nantes, une petite révolution en France…

La procédure a été lancée cette semaine et devrait permettre de désigner un nouvel opérateur concurrent de la SNCF. Mais cela prendra du temps. Selon le Ministère l’appel d’offre devrait se dérouler dans les années 2020 avec pour objectif une mise en exploitation en 2022.

L’Etat publiera dans les prochains jours au Journal officiel de l’Union européenne un avis de préinformation officialisant cette démarche.

« Au cours de cette procédure de mise en concurrence, tous les opérateurs candidats pourront faire valoir leurs atouts et propositions, et le Gouvernement a pleinement confiance dans la qualité des offres qui lui seront présentées » a indiqué le Ministère.

Ces deux lignes seront regroupées sous un seul lot. Cela signifie qu’il n’y aura pas plusieurs opérateurs ferroviaires concurrents sur la même ligne, mais un seul opérateur exploitant ces lignes, choisi par l’Etat au terme d’un appel d’offres. Le matériel roulant sera, comme aujourd’hui, mis à disposition par l’Etat, qui en a assuré le financement en tant qu’autorité organisatrice de ces lignes.

Ces lignes sont actuellement opérées en train Coradia Liner(fabriqués par Alstom) et totalisent environ 1 millions de voyageurs par an: 680000 passagers environ pour Nantes-Bordeaux et 380000 passagers pour Nantes-Lyon.

C'est parce que ces lignes ont été modernisés avec des trains Intercités de nouvelle génération (Coradia) qu'elles sont justement proposées à la concurrence. Ces trains ont remplacé les anciennes voitures Corail Intercités.

L’Etat est l’autorité organisatrice des lignes de trains d’équilibre du territoire (TET), aujourd’hui exploitées par SNCF Mobilités sous le nom de lignes INTERCITES. Cette exploitation est encadrée par une convention liant l’Etat à la SNCF, renouvelée en 2016 et qui arrivera à échéance en 2020.

L’Etat subventionne aujourd’hui ces lignes à hauteur de 25 millions d’euros par an.

La Réforme pour un nouveau pacte ferroviaire visant à mettre en œuvre la concurrence sur le marché français avait été signée le 27 juin 2018.

Il est à noter que pour la première fois les cheminots travaillant sur les lignes concédées seront transférés vers l'entreprise choisie pour opérer ces lignes.

  

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